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Avouons-le, on y allait avec une petite inquiétude, les réseaux sociaux indiquant que Jack White aurait bâclé un de ses deux concerts à l’Olympia, quelques jours avant.
Celui de Fourvière a remis les pendules à l’heure : Jack White sur scène, ça reste impressionnant.
Il y a chez lui cette volonté qu’ont les grands de ne jamais devenir ‘l’ancien de tel groupe qui vient rejouer ses tubes’. Jack White, comme Neil Young et d’autres, se moque du show-biz : Il est musicien ! Il faudra attendre la dernière partie du concert pour commencer à entendre des tubes. Le light show est dans le même esprit : uniquement des lumières bleues, sobre, jamais tape à l’œil.
Par rapport à ses débuts dans les White Stripes, l’ajout d’une basse et d’un orgue donne un plus gros son, et finalement, on est plus dans un blues-rock néo 70’s qui peut rappeler le blues boom anglais, que dans une atmosphère rock garage. On a en quelque sorte l’impression que le Humble Pie de Steve Marriott ou les Groundogs de Tony Mc Phee auraient recruté Chick Churchill de Ten Years After pour produire un blues-rock brut, électrique et sale.
1 h 30 de concert dense, plein, généreux, sans moment faible, sans gimmick. Le genre de concert qui fait se dire que ‘le rock n’est pas mort’ !
Site web des Nuits de Fourvière : https://www.nuitsdefourviere.com/
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