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Aux Nuits de Fourvière, les soirées des 23 et 24 juin consacrées à la chorégraphe israélienne Sharon Eyal réunit deux pièces séparées par quinze ans : ‘House’ interprété par le Ballet de l’Opéra de Lyon et ‘Delay the Sadness’ par la Sharon Eyal Dance Company.
On est immédiatement captivé. Dans ‘House’, les danseurs évoluent comme une tribu sous tension permanente, avec précision quasi mécanique et pulsation techno. Les corps se déforment, vacillent, se regroupent puis se dispersent dans une énergie hypnotique qui ne retombe jamais.
Après un entracte, ‘Delay the Sadness’ pousse plus loin encore cette esthétique. Sur une musique de Josef Laimon, la pièce oscille entre euphorie collective et mélancolie sourde. Les interprètes semblent traversés par une même onde émotionnelle, dans un mouvement continu où la fragilité affleure sous la virtuosité.
Au final, Sharon Eyal confirme sa singularité : une danse de la transe, où la répétition devient langage et où l’émotion naît de la rigueur.
Site web des Nuits de Fourvière : https://www.nuitsdefourviere.com/
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