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Ce mercredi 3 juin, c’est plus un co-plateau qu’une première partie suivie d’une tête d’affiche que les Nuits de Fourvière proposaient, avec Yaël Naim et Bertrand Belin.
La soirée nous a laissé une impression contrastée.
Si Yael Naim conserve une présence sincère et une voix immédiatement reconnaissable, ses nouvelles chansons nous semble peiner à retrouver la richesse mélodique et la sophistication des arrangements qui faisaient la force de ses précédents albums. L'ensemble paraît plus dépouillé, plus électro, mais aussi moins inspiré, comme si la recherche de la simplicité s'était parfois faite au détriment de la profondeur musicale.
À l'inverse, Bertrand Belin nous a semblé avoir trouvé un nouvel élan. Délaissant en partie les codes de la chanson française qui l'ont fait connaître, il s'aventure vers une pop plus ample, plus rythmée, plus ouverte, plus électrique. Ce changement nous a convaincu : son écriture conserve son étrangeté poétique tandis que la musique gagne en force scénique et en puissance.
Au final, là où Yael Naim regarde davantage vers l'épure, au risque de s'appauvrir, Bertrand Belin démontre qu'il est possible d'élargir son univers sans perdre son identité. C'est lui qui, ce soir-là, nous a laissé l'impression la plus durable.
Site web des Nuits de Fourvière : https://www.nuitsdefourviere.com/
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