12:31
12:30
12:22
12:20
12:17
12:15
Ce lundi soir, aux Nuits de Fourvière, la soirée s’ouvre avec Gildaa, véritable OVNI musical et scénique. Difficile de la faire entrer dans une seule case : chanson, jazz, pop de chambre, machines électroniques, théâtre et même esprit du clown se mêlent dans un univers singulier, porté aussi bien par le français que par le portugais.
L’ensemble est à la fois intéressant et quelque peu déroutant. Gildaa semble chercher, et parfois trouver, des chemins de traverse entre les genres, les registres et les formes. Son spectacle possède quelque chose de profondément théâtral, avec une présence scénique qui ne laisse pas indifférent. Une proposition originale, hybride, parfois déconcertante, mais qui a le mérite de ne ressembler à aucune autre.
Puis vient Patrick Watson. Et le charme opère immédiatement. Sa musique déploie une pop éthérée, teintée de folk, souvent lyrique et toujours raffinée. Les arrangements, d’une grande richesse, servent des chansons particulièrement bien écrites, capables de passer de l’intime à l’ampleur orchestrale avec une remarquable fluidité.
Dans le cadre du théâtre antique et par une belle nuit d’été, cette musique trouve un écrin idéal. Patrick Watson construit un univers à la fois délicat et ample, où chaque instrument semble trouver sa place avec précision. Un excellent concert, élégant, sensible et généreux, qui confirme la place singulière de Patrick Watson dans le paysage de la pop contemporaine.
Une belle soirée, commencée par l’étrangeté inventive de Gildaa et prolongée par la poésie musicale, ample et raffinée, de Patrick Watson.
Site web des Nuits de Fourvière : https://www.nuitsdefourviere.com/
0 commentaire
Soyez le premier à réagir !Laissez un commentaire via le formulaire ci-dessous !