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Né à Lomé, au Togo, en 1989, Kokou Ferdinand Makouvia est un artiste dont le travail se situe entre sculpture et installation. Chez lui, la matière n'est jamais neutre. Bois, caoutchouc, papier, cuivre, terre : il la confronte, la transforme, mais se laisse aussi guider par ses résistances, comme si chaque matériau pouvait contenir une mémoire, une énergie ou une histoire.
Son parcours est singulier. Avant les écoles d'art, il y a eu ce qu'il appelle son « école de rue » : les ateliers d'artistes qu'il fréquentait à Lomé pour regarder, questionner et apprendre. Puis viendront Abidjan, Valenciennes, les Beaux-Arts de Paris et une résidence à De Ateliers, à Amsterdam.
Son œuvre s'est également construite dans un dialogue avec la culture traditionnelle mina du sud du Togo, une culture vers laquelle il s'est notamment retourné après son arrivée en France. Mais il ne s'agit pas pour lui de reproduire une tradition. Son travail semble plutôt chercher ce qui peut circuler entre les héritages, les expériences personnelles et les formes contemporaines de la sculpture.
Révélation Arts plastiques de l'ADAGP en 2017, Kokou Ferdinand Makouvia est aujourd'hui invité à la 18e Biennale d'art contemporain de Lyon.
Avec lui, nous allons donc parler de matière et de mémoire, du visible et de l'invisible, de son rapport à la culture mina, mais aussi de cette question qui traverse son parcours : comment inventer de nouvelles formes tout en portant avec soi une histoire ?
Pour écouter l’entretien, cliquer sur :
Site web de la Biennale de Lyon : https://www.labiennaledelyon.com/
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