Une superbe édition en effet !

Nous avons déjà rendu compte du mercredi et du jeudi dans un précédent article.

Les trois jours qui ont suivi ont été aussi intenses. La météo a clairement été de la partie, et même si ce qui est le plus important, c’est bien sûr la musique, une belle météo, ça aide à passer un bon festival.

Globalement, il nous a semblé que le festival opérait un ‘recentrage sur ses fondamentaux’. Contrairement à d’autres éditions : pas de rock du tout, pas de musiques sud-américaines ou orientales live, peu de musiques afro, pas de hip-hop, très peu de bass music, un zeste de jazz. C’était très electro et techno et un peu house et electronica.

Ainsi, au NS Day3 du vendredi, on a découvert avec intérêt la synth pop sombre de C.A.R.  et la techno du duo Ectomorph, au Sucre. Danny Daze et Maceo Plex dans la grande salle étaient de grands moments, ainsi que Joy Orbison et Midland sur l’esplanade. Déjà quatre gros Dj Set avec quatre grosses pointures !

Pour la Nuit 3 du vendredi à Fagor-Brandt, on a été séduit par la fanfare electro La Meute qui a vraiment emporté la grande halle. On a pris une bonne dose d’EBM bien sombre avec Curses et Nitzer Ebb réformé, dans la halle 2. Sur la scène Boiler Room dans la halle 3, Camion Bazar et Zaltan ont rappelé qu’il ne faut pas oublier la nouvelle scène française.

Mais le grand moment de cette Nuit 3, c’était les passages de Richie Hawtin dans la Halle 1 et de Marcel Dettmann dans la Halle 2. Deux énormes moments de techno. Pour notre part, on préfère celle de Dettmann, plus raffinée, plus recherchée, moins minimale et rentre-dedans que celle de Hawtin.

Au NS Day 4 du samedi, on a bien accroché sur les gros DJ set de Batu dans la grande salle et de I-F sur l’esplanade.

Le samedi soir à Fagor-Brandt, on commençait dans la grande halle avec deux noms plus mainstream : Flavien Berger et Charlotte Gainsbourg qui ont probablement ramené un public qui n’a pas l’habitude de venir aux Nuits. Mais dans la grande halle, la surprise venait de Jayda G, qu’on ne connaissait pas encore, qui a produit un superbe DJ set groovy et deep-house qui a transformé ce grand hangar en dance floor.

Dans la Halle 2, Mambo Chick a aussi produit un beau DJ set, mais plus tropical, dans une lignée proche du lyonnais James Stewart. Ensuite, on a eu un magnifique concert de Jeff Mills et Tony Allen (avec un troisième musicien aux synthés…) à la fois techno, jazzy et percussif. On pouvait penser par exemple aux disques de Carl Craig au début des 90’s. Les ougandais de Nihiloxica ont ensuite mis le feu avec leurs percussions !

La scène Boiler Room proposait aussi de beaux moments avec Front de Cadeaux, Nova Materia et Marvin & Guy.

The Black Madonna mixait à partir de 3 h du matin. On n’y était plus, mais c’était vraisemblablement un grand moment. On se souvient de A Day with the Black Madonna à Nuits Sonores 2017…

Le grand moment du Closing Day, ce dimanche 2 à la Sucrière, était bien sûr le All Day Long de Daniel Avery, sur l’esplanade, qui a placé la barre très haut….

Une belle édition très réussie !

Site web de Nuits Sonores : https://www.nuits-sonores.com/

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