Ce week-end des 27, 28 et 29 avril, c’était la seconde édition du Petit Bulletin Festival. Une belle édition, qui aurait largement justifié un public plus dense, en particulier les vendredis et samedis. Mais d’une part, le festival n’en est qu’à sa seconde édition, et il faut sans doute encore finir de l’installer dans le calendrier annuel de la vie culturelle lyonnaise. Et d’autre part, les Subsistances ne sont probablement pas (encore….) identifiées comme un lieu de musiques actuelles.

 

Et pourtant, le lieu est magnifique et convient bien pour un festival comme celui-là. On est à la fois dehors et à l’abri de la pluie (ce qu’on a bien apprécié dimanche soir !). Le parquet installé au sol sur les habituels pavés de la cour carrée améliore le son en réduisant la réverbération. Les lumières rendent magnifiquement sur l’architecture italienne des bâtiments …

 

Et surtout, quelle belle programmation !

 

On commençait le vendredi soir avec Sage, un ex-membre du groupe Revolver. C’était le premier concert de sa nouvelle tournée. C’est de la très bonne pop, magnifiquement écrite et sobrement arrangée.

 

 

 

 

 

 

 

Le Sud-Africain Nakhane nous a ensuite proposé une musique à la fois soul, pop et electro, elle aussi arrangée avec une grande sobriété. Sa voix rappelle vraiment celle de Mark Hollis de Talk Talk et durant le concert, on se dit à de nombreuses reprises qu’on est exactement au croisement de Talk Talk et Terence Trent d’Arby.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant que la tête d’affiche joue… surprise ! On est conviés, pendant le changement de plateau, à entrer dans la Boulangerie (du moins tant qu’il peut rentrer du monde, sa jauge étant inférieure à celle de la verrière). Et là, on assiste à vingt minutes de concert de Sage, seul au piano, ou à la guitare acoustique, au milieu du public assis. Il a commencé d’ailleurs par une reprise de A-Ha.

 

 

 

 

 

 

 

La tête d’affiche de ce vendredi était donc Cascadeur. L’homme ne change pas. Il a toujours son casque, toujours son humour pince sans rire … et joue toujours sa pop à la fois aérienne, electro et dansante. Il réussit d’ailleurs très vite à faire venir le public juste devant la scène.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, samedi 28, on changeait d’esthétique musicale. Avec tout d’abord l’israélienne Liov Shoor, seule avec de nombreux instruments acoustiques et objets faisant office d’instruments. Il y a une dimension théâtrale, voire circassienne dans ce spectacle. Néanmoins, on a du mal à ne pas sentir un certain ennui sur la distance car on est souvent proche de la comptine ou de la berceuse…

 

 

 

 

 

 

 

Ce samedi soir aussi, concert surprise à la Boulangerie ! Avec Heather Woods Broderick, une américaine qui fait partie du groupe d’Alela Diane sur cette tournée, mais qui produit aussi ses propres albums. Elle a joué 20 minutes seule au piano et au chant, révélant de belles compositions. Alela Diane, qui sans doute, ne voulait pas lui voler la vedette, regardait, depuis un angle de la salle, cachée derrière un rideau….

 

 

 

 

 

 

 

Car Alela Diane était la tête d’affiche de cette soirée. Superbe concert, de la première à la dernière seconde, avec des compositions parfaites, des arrangements tout aussi parfaits, une voix ample et juste, et avec une musique folk indé qui ne fait aucune concession ‘commerciale’. On sent une intégrité artistique totale dans la démarche. La clameur qui est montée de la salle à la fin du concert était totalement justifiée.

 

 

 

 

 

 

 

Pour écouter une interview d’Alela Diane réalisée avant le concert, cliquer sur :

 

 

La soirée du dimanche 29, qui commençait dès 19 heures, était la soirée finale.

 

On a fini en beauté, même si elle n’avait pas la même cohérence d’esthétiques musicales que les deux premières.

 

On a tout d’abord eu Isaac Gracie. Ce londonien au look de Kurt Cobain ou de Mark Lanegan habillés au Marché de la Mode Vintage produit une très belle pop, qui sonne plus américaine qu’anglaise, bien qu’il soit londonien. En effet, il joue sur une Rickenbecker, ce qui lui donne un son qui rappelle Roger McGuinn, The Eagles, voire Tom Petty. Et son écriture rivalise avec celle des compositeurs précités….

 

 

 

 

 

 

 

Lors du changement de plateau, nouveau concert surprise à la Boulangerie, avec Liov Shoor qui était sur la grande scène la veille. Et autre surprise, dans ce contexte intimiste et sur un format plus court, son spectacle passe parfaitement bien !

 

 

 

 

 

 

 

On change totalement de style pour le concert final, avec l’Orchestra Baobab. Plus d’une heure trente de rythmes, de chants, de percussions, de cuivres, de solis de kora…. qui combinent musique sénégalaises (chants en wolof, rythmes issus de la musique de la Casamance) et afro-cubaine. Une déferlante d’énergie et de swing qui fait lever le public, bouger les gambettes et taper du pied ! Avec presque 50 ans d’existence, cette véritable institution de la musique de Dakar n’a pas encore dit son dernier mot ! Ils sont finalement le Buena Vista Social Club de l’Afrique de l’Ouest !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour écouter une interview de l’Orchestra Baobab réalisée avant le concert, cliquer sur :

 

 

Le Festival était co-organisé par Rain Dog Productions et le Petit Bulletin et accueilli par les Subsistances.

 

Site web de Rain Dog Productions : http://www.raindogprod.com/

 

Site web du Petit Bulletin : http://www.petit-bulletin.fr/

 

Site web des Subsistances : https://www.les-subs.com/

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