Dans la série ‘les anciens qui se portent bien’, après nous avoir offert deux superbes concerts avec King Crimson et Nick Mason, les Nuits de Fourvière nous proposaient Roger Hodgson. Pour les plus jeunes, ce nom ne dit peut-être pas grand-chose, mais si on leur dit Supertamp, ça doit leur évoquer des disques vus dans la discothèque des parents (ou grands-parents pour les plus jeunes), puisque le groupe a vendu 60 millions d’albums et laissé des tubes que tout le monde connait, même sans le savoir !

 

Supertramp fait partie de ces groupes à la carrière étonnante, comme Barclay James Harvest, Dire Straits ou même U2, pour lesquels, dans les générations suivantes, vous ne trouvez quasiment aucun musicien qui se réclame de leur héritage ou de leur influence. C’est-à-dire que si vous les enlevez, le reste de l’histoire de la musique reste inchangé. Probablement parce qu’ils ne sont pas novateurs, parce qu’ils ne sont pas à l’origine de ruptures dans les esthétiques musicales, parce qu’ils ne sont pas inclus dans un courant qui emporte toute une génération (hard-rock, punk, grunge…).

 

Et pourtant, ils ont vendu des dizaines de millions d’albums. Et ils ont un rapport particulier avec leur public. Les 4000 places pour Hodgson se sont vendues en quelques jours, le label Supertramp et les 40 ans de ‘Breakfast in America’ suffisant à susciter un engouement immédiat. Engouement qui était évident ce lundi soir à Fourvière : Un public fervent, heureux, connaissant les morceaux, se levant en standing ovations, réclamant un rappel, applaudissant à tout rompre.

 

C’est vrai que même si c’était Hodgson avec son groupe et non Supertramp, on s’y ‘serait cru’ : A part la voix un peu moins aigüe et puissante, à part quelques morceaux issus d’un album solo d’Hodgson, tout le reste était identique ! Les mêmes morceaux joués (comme à l’époque de Supertamp) le plus fidèlement possible par rapport aux versions studios, avec les instruments qui ont le même son qu’à l’époque. Des morceaux au croisement de la pop et de la folk, avec un zeste de prog et qui traversent les années.

 

Et au final, un concert, qui, sans être inoubliable pour nous (on aimerait quand même entendre des versions différentes des morceaux avec un peu plus de prise de risque…) a totalement comblé un public qui a vu et entendu ce qu’il voulait voir et entendre !

 

 

Ce mardi soir, c’est la nouvelle génération, avec Jeanne Added et les lyonnais de Saint-Sadrill !

 

Site web des Nuits de Fourvière :  https://www.nuitsdefourviere.com/        

 

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