Emissions des 30 et 31 janvier 2021 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions “Croisière Romantique” de rendre hommage à Rika Zaraï qui nous a quitté le 23 décembre 2020.

Quelques grands succès de Rika Zaraï :

– 21 rue des amours (1969)
– Alleluia (1979)
– Alors je chante (1969)
– Balapapa (1973)
– Casatchok (1969)
– Hava naguila (1960)
– Je reviendrai my love (1963)
– Jérusalem en or (1967)
– Jupon vole (1961)
– La bonne santé (1989)
– Le café du dimanche matin (1973)
– Les jolies cartes postales ( et Daniel Vangarde – 1973)
– Le temps (chanson créée par Charles Aznavour en 1965)
– L’olivier (1961)
– Michaël (1964)
– Mille violons (1970)
– Moi le dimanche (1971)
– Prague (1966)
– Qu’elle est belle (1971)
– Sans chemise sans pantalon (1975)
– Sans rancune et sans regrets (1985)
– Tante Agathe (1970)
– Tournez manèges (1963)
– Trois perles de pluie (1969)
– Une femme objet (1985)
– Une pâquerette (1962)
– Un mur à Jérusalem (1969)
– Viens danser (1975)

Hommage à Rika Zaraï :

Rika Zaraï était née Rika Gozman le 19 février 1938 à Jérusalem. Elle est décédée le 23 décembre 2020 à Paris (15ème arrondissement). Rika Zaraï était une chanteuse franco-israélienne. Elle avait publié plusieurs ouvrages sur la médecine non conventionnelle. Elle était très engagée en faveur de cette médecine et notamment l’usage médicinal des plantes. En 1986, son livre « Ma médecine naturelle » était devenu un best-seller.

Son père était né dans la communauté juive d’Odessa et sa maman était née en Pologne.

La jeune Rika passe son bac à 17 ans avant de faire son service militaire. Durant ses études au conservatoire de musique de Jérusalem, elle obtient un premier prix de piano. Lorsque elle est dans l’armée, elle est désignée productrice de musique et chante dans la comédie musicale « Cinq sur cinq » composée par Yohanan Zaraï qui deviendra son mari.

Après son service militaire, elle arrive en France pour devenir chanteuse. A cette époque, la jeune Rika ne parle que l’anglais et l’hébreu. Bruno Coquatrix, alors directeur artistique de l’Olympia refuse de l’engager tant qu’elle ne parle pas le français. Rika chante alors dans les cabarets « Le Caroll’s » et la « Villa d’Este » durant deux ans et demi. Ces premiers pas dans la chanson vont lui permettre de rencontrer Eddie Barclay, à l’époque en quête de chanteuses « à accent ». Eddie Barclay décide de l’engager et lui fait signer un contrat. Elle enregistre ses premières chansons « L’olivier » et « Hava naguila ». Ses chansons sont diffusées à la radio. En 1960, Rika est la révélation du programme de Bobino dont Marcel Amont est la vedette. En 1961, Bruno Coquatrix l’engage en première partie de Jacques Brel. C’est à ce moment-là qu’elle rencontre Jean-Pierre Magnier, un des musiciens de Jacques Brel qui va rapidement devenir son producteur et également son second mari.

En 1963, elle chante à l’Olympia avec les Chaussettes Noires et en 1964, elle chante à Bobino pendant trois semaines avec Henri Tisot. En 1963, Rika enregistre la chanson « Tournez manèges » ainsi que deux chansons de Charles Aznavour « Et pourtant » et « Le temps ».

En 1965, elle part en tournée avec Gilbert Bécaud et compose la musique de la chanson « Prague ».

Le premier tube de Rika arrive en 1969 avec la chanson « Casatschok ». Sa carrière est lancée et les tubes vont s’enchaîner tels « Alors je chante », « Michaël », « Balapapa », « Tante Agathe » ou encore « Sans chemise, sans pantalon » pour ne citer qu’eux.

En novembre 1969, elle est victime d’un accident de voiture. Elle restera dans le coma durant six jours et sera immobilisée pendant huit mois. Elle récupérera totalement au bout de trois ans.

Rika se produit en vedette à l’Olympia en mars 1970, en mars 1971 et septembre 1972.

En parallèle à sa carrière musicale, Rika publie en 1985 le livre « Ma médecine naturelle » qui va se vendre à deux millions d’exemplaires ». Ses prises de position dans ce domaine vont rencontrer de vives oppositions du monde médical et vont faire l’objet de railleries des humoristes et chansonniers de l’époque. Cette même année, Rika publie un nouvel album « Sans rancune et sans regret ».

Elle retrouve son public à l’Olympia en mai 1986. De 1986 à 1990, elle est régulièrement invitée dans l’émission « Les grosses têtes » sur RTL.

En 2006, Rika publie ses mémoires sous le titre « L’espérance a toujours raison ».

En 2007, elle chante dans toute la France avec la tournée « Age tendre et têtes de bois ».

En 2008, elle fête ses cinquante ans de carrière avec la sortie d’un nouvel album « Quand les hommes » composé de reprises de chansons de Georges Brassens ou encore d’Yves Duteil ainsi que des inédits.

En juin 2008, Rika est victime d’un AVC et va entamer une longue phase de rééducation.

En 2013, elle sort un double CD Anthologie 1960-1982 chez Marianne Mélodie.

En septembre 2019, elle sort une nouvelle compilation de 100 chansons chez Marianne Mélodie.

En février 2020, elle retrouve son public lors de la soirée « La nuit de la déprime » organisée par Raphaël Mezrahi aux Folies Bergère de Paris. Elle y apparaît en fauteuil roulant et chante son grand succès de l’année 1966 « Prague ».

Rika Zaraï décède à Paris 15ème le 23 décembre 2020 à l’âge de 82 ans. Elle est inhumée dans la plus stricte intimité à Oisy dans la Nièvre. Elle laissera le souvenir d’une artiste engagée. Elle était l’image de la bonne humeur et ses grands succès tels « Michael », « Sans chemise, sans pantalon » ou encore « Casatchok » sont encore sur toutes les lèvres.

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