Emissions des 25 et 26 janvier 2020 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions “Croisière Romantique” de donner un coup de chapeau à Pétula Clark et de rendre hommage à François Deguelt à l’occasion du 6ème anniversaire de sa disparition.

Quelques grands succès de Pétula Clark :

– A London (1962)
– C’est le refrain de ma vie (1970)
– C’est ma chanson (1967)
– Chariot (1962)
– Cœur blessé (1962)
– Dans le temps (1965)
– Guitares et tambourins (1958)
– Hello Dolly (1965) de la comédie musicale “Hello Dolly”
– Il faut trouver le temps d’aimer (1970)
– Je me sens bien – auprès de toi – (1963)
– L’amour viendra (1968)
– La chanson d’Evita (chanson créée en 1976) du film “Evita”
– La dernière valse (1967)
– Les chants de l’été (1962)
– Marin (1961)
– Ne joue pas (1957)
– O O shériff (1964)
– Petite fleur (1964)
– Que fais-tu là Pétula ? (1965)
– Roméo (1963)
– Tu es ma pluie et mon beau temps (1961)

Coup de chapeau à Pétula Clark :

Petula Sally Olwen Clark est une chanteuse et actrice britannique née le 15 novembre 1932 à Epsom en Angleterre.

Son père, Leslie Norman Clark, était anglais et sa mère, Doris, née Phillips, était galloise.

Pétula commence à chanter très tôt, tout d’abord dans une chorale de quartier, puis avec des orchestres locaux.

Pendant la seconde guerre mondiale, en 1942, âgée de neuf ans, elle se produit à l’antenne de la BBC. Elle est très vite comparée à Shirley Temple et chante dans toute l’Angleterre et notamment pour les troupes britanniques. Ses parents l’accompagnent et encouragent cette carrière artistique. Lorsque la fin de la guerre arrive, Pétula Clark a gagné son statut de vedette.

Peu satisfait des contrats qui sont proposés à sa fille, Lesley Clark s’associe au producteur Alan A. Freeman pour créer une nouvelle maison de disques “Polygon Records”.

Devenue adulte, Petula Clark s’affirme, grâce à sa voix mélodieuse et puissante, comme l’un des principaux espoirs de la chanson britannique des années 1950.

C’est en 1958 que Petula Clark donne son premier concert à Paris dans la salle mythique de “l’Olympia”. Elle ne parle pas encore un mot de français. Le public français qui ne la connaît pas encore, lui réserve toutefois un accueil très chaleureux. Cette première scène parisienne lui permet de faire la connaissance de Claude Wolff, responsable français de Vogue Records, qui devient son imprésario pour la France et, surtout, son compagnon et ensuite son époux.

Pétula Clark s’installe en France et devient, au tournant des années soixante, l’une des chanteuses préférées des français. Son accent britannique séduit le public français. Elle triomphe désormais aussi dans d’autres pays comme l’Allemagne ou encore l’Italie. En Angleterre, son succès est immense.

En 1964, on lui propose la chanson “Downtown”. Elle l’enregistre en quatre langues : anglais, français, allemand et italien. Sortie à la fin de l’année 1964, la chanson récompensée par un Grammy Award, est un immense succès, en Europe tout d’abord mais aussi aux Etats-Unis.

Désormais vedette aux Etats-Unis, Pétula Clark s’y produit régulièrement. Elle apparaît alors dans tous les grands shows américains.

C’est à cette époque que Pétula Clark prend quelques distances avec sa carrière française. Elle privilégie sa carrière anglo-saxonne. Elle n’oublie pas pour autant le public français. Elle revient régulièrement se produire en France pour des concerts ou des émissions de télévision. On se souvient notamment de ses nombreux “Numéro 1” ou “Top à” produits par Maritie et Gilbert Carpentier.

Sa carrière anglo-saxonne lui donne l’occasion de monter sur les planches et d’exercer son métier de comédienne.

En 1993, à Broadway, elle tient l’un des rôles principaux de la comédie musicale “Blood Brothers”.

C’est en 1998, qu’elle est anoblie par la Reine Elizabeth II.

Dans les années 1990-2000, on la voit réaliser de nombreuses tournées en Grande-Bretagne et en Australie. Son fan-club la suit aux quatre coins du monde.

Fin 2014, Pétula Clark était l’invitée d’honneur et la marraine de la tournée “Rendez-vous avec les stars”, spectacle dont elle partageait la vedette avec Hugues Aufray, Dave, Michèle Torr, ainsi que Nicoletta et présenté par Denise Fabre. La tournée s’était arrêtée à Lyon pour deux concerts le 21 mars 2015.

En 2016 est sorti son album “From now on”, composé de 11 chansons et en 2017 est sorti “Living for today” composé de 13 nouvelles chansons.

Pétula a donné une série de concerts au Canada en mai 2018. En avril 2018 est sorti au Canada son album “Vu d’ici” composé de 14 nouvelles chansons en français.

En mai 2019, Pétula Clark s’est produite en Australie.

Depuis octobre 2019, Pétula Clark est à l’affiche de la comédie musicale “Mary Poppins” à Londres. Le spectacle se jouera jusqu’au 29 mars 2020.

Pétula Clark est devenue au fil des ans une grande lady de la chanson. Elle a magnifiquement vieilli et continue à plus de quatre-vingt ans de se produire sur scène.

Quelques grands succès de François Deguelt :

– Au bord de la mer (1959)
– Comme au premier jour (1960) – Grand prix Coq d’Or de la chanson française 1960
– Colinette (1953)
– Dans les rues du Havre (1960)
– Dis rien (1962)
– En amour (1959)
– Fumée aux yeux (1959)
– Irrésistiblement (1960)
– Je te tendrai les bras (1959) – Grand prix Coq d’Or de la chanson française 1959
– La mélancolie (1967)
– Le bal de la marine (1968)
– Le ciel, le soleil et la mer (1965)
– Le printemps (1966)
– Le voyageur sans étoiles (1962) Coq d’or de la chanson française
– Les amoureux (1958)
– Les baisers de Paris (1957)
– Les saisons de l’amour (1957)
– Lydia (1970)
– Nature boy (chanson créée en 1947)
– Par ce cri (1959)
– Paris c’est trop loin de la mer (1966)
– Quand Sinatra (1969)
– Que sera sera (1956) du film “L’homme qui en savait trop”
– Symphonie (1963)
– Tels que nous sommes (1958)
– Un monde entier (sur le thème du “Concerto de Varsovie” – 1959)
– Verte campagne (1960)

Hommage à François Deguelt :

François Deguelt était un chanteur, auteur-compositeur-interprète français né à Tarbes le 4 décembre 1932. Il est décédé le 22 janvier 2014.

De son vrai nom Louis Deghelt, il est élevé par sa grand-mère en Charente, où il passe toute sa jeunesse. Après Paris, il a habité dans les années soixante la campagne à Saint-Benoît, commune d’Auffargis, près de Rambouillet, avec son épouse, l’actrice Dora Doll, avec qui il fut marié de 1965 à 1971.

En 1949, il prépare une licence en philosophie qu’il abandonnera en 1951 pour chanter dans un cabaret montmartrois, “Le Tire-Bouchon”. Il écrit ses premières chansons, “Coquette” et “Vie quotidienne”, en 1952. En 1953, il débute à la radio dans l’émission de Francis Claude, puis il part en tournée avec Jean Nohain pour l’émission “La reine d’un jour”.

En 1956, il remporte le prix de l’Académie Charles-Cros et c’est enfin le début de la gloire et ça ne s’arrêtera plus…

Il part en tournée avec Jean Nohain pour son émission “36 chandelles”. Il chante en première partie d’Edith Piaf dans toute la France. François Deguelt se produit dans les plus grandes salles : Bobino, L’Alhambra, L’Olympia ou encore L’ABC. François Deguelt est un chanteur reconnu aussi bien dans la profession que par un public conquis.

En 1958, c’est le service militaire puis le départ pour l’Algérie. C’est durant cette période qu’il écrit le titre qui deviendra son premier disque d’or : “Je te tendrai les bras”. Par ailleurs, Dalida en fera une reprise. En 1959, François Deguelt défend sa chanson au Concours du Coq d’Or de la Chanson Française qu’il remporte.

L’année 1960 marque surtout sa première participation au concours Eurovision de la Chanson. Il défend les couleurs de la principauté de Monaco avec une chanson composée par Hubert Giraud et Pierre Dorsey : “Ce soir-là”. Ce titre lui permet d’obtenir la troisième place du concours.

En 1960, il enregistre “L’arlequin de Tolède” et “Verte campagne”. Ces deux chansons feront un tabac. C’est à cette période que François Deguelt rencontre son futur complice d’écriture : Jean Pierre Mottier.

Les années soixante sont les années yéyé. Pour autant, François Deguelt enchaîne des émissions de radio et de télé comme présentateur ainsi que les galas. Il participe, une seconde fois au concours Eurovision de la Chanson avec un titre de Claude Nougaro “Une petite fille”. Cette fois il se place sur la seconde marche du podium.

A cette époque, François Deguelt habite sur une péniche amarrée au pont de St-Cloud, en Seine-et-Oise et il commence à se fatiguer de cette vie à cent à l’heure. Il décide d’enregistrer quelques disques, mais cette fois des chansons qu’il a composées comme “Marie mirage”, “Regarde bien” ainsi que “Wim bam”.

En 1965, François fait écouter à une amie une petite chanson qu’il a écrite. Sur les conseils de cette amie, il fait écouter cette chanson à Jacques Danjean qui le pousse à peaufiner quelques petites choses. C’est ainsi que la chanson “Le ciel, le soleil et la mer” est proposée en radio. En quelques semaines, François Deguelt est propulsé en tête des hit-parades.

C’est en décembre 1965, qu’il épouse Dora Doll.

Le succès de la chanson “Le ciel, le soleil et la mer” ne se dément pas et François Deguelt, enchaîne les galas, les émissions de télé.

A la suite de ce succès, sous la pression de sa maison de disque, les enregistrements s’enchaînent. Ses 45 tours se vendent comme des petits pains.

Grâce à tous ses succès, et avec l’amitié et la complicité de Jean-Pierre Mottier, il va écrire dans cette période des chansons qui lui correspondent mieux. En 1968, il enregistre “Les bohémiennes”, “Les beaux dimanches” ainsi que “Che Guevara”. 1968, c’est encore le succès avec la chanson : “Le bal de la marine”. Ce disque sera le troisième et dernier disque d’or de François Deguelt. Il lui assurera la liberté totale de composer, d’écrire, de chanter, toujours avec Jean-Pierre Mottier et Jacques Denjean.

En 1969, François Deguelt revient à des chansons de crooner et c’est encore le succès avec “Minuit le vent la nuit” et “C’était nous”.

Son mariage avec Dora Doll bat de l’aile. Il s’achèvera d’ailleurs en 1969 pour que chacun se consacre à sa carrière. Ce divorce laissera à François une profonde douleur. Propriétaire depuis quelques années d’un voilier, le “Marie marine” du nom de sa fille Marie, il s’évade régulièrement en mer, retrouvant ainsi les joies de son enfance en Charente. François Deguelt n’habite plus Paris mais en mer. Cette vie de marin, à l’opposé de sa vie de crooner, va finir par prendre le dessus.

Durant les années soixante-dix, François Deguelt se fait de plus en plus rare. Il se produit quand même à l’Olympia en 1972. Il y fête ses 40 ans mais aussi ses 20 ans de carrière.

En 1973, François Deguelt achète un cabaret, à Montmartre, “Chez ma cousine”. Il y reçoit ses amis parmi lesquels Nicoletta et Eddy Barclay. Il permet à des jeunes de se lancer tels que Dave, par exemple.

Au début des années 80, François Deguelt décide de quitter Paris. Il s’installe à Sainte Maxime dans le Var. C’en est fini pour un moment de la vie de bohème, des émissions de télé en tant qu’animateur ou invité et des galas aux quatre coins de France.

Son retour sur scène se fera en 1992 à l’occasion de ses quarante ans de carrière. François Deguelt les fête sur la scène du cabaret “La Villa d’Este” sur les Champs Elysées. On le voit également régulièrement dans les émissions de Pascal Sevran.

En 2006, il accepte de se lancer dans l’aventure de la première tournée “Age tendre et tête de bois”. Les producteurs lui proposent d’en être le présentateur. Il y chante deux de ses plus gros succès : “Le bal de la marine” et “Le ciel, le soleil et la mer”.

Il reprend goût au métier, au travail et à la scène. Il reprend même le chemin des studios et enregistre entre autres “La ballade du vieux Montmartre” et “Nostalgie du futur”.

Les gens du métier et le public redécouvrent un François Deguelt poète qui se moque pas mal de l’oubli médiatique car cela lui offre la liberté de chanter comme bon lui plait.

En 2009, François Deguelt entame une tournée en France et en Belgique. Il est rattrapé par des ennuis de santé et est obligé de se reposer. Il s’installe dans une maison dans l’arrière pays varois avec sa femme. Il est père de cinq enfants, et grand père aussi.

François Deguelt est décédé le 22 janvier 2014.

Il reste pour tous un chanteur et crooner de charme, et bien sûr l’inoubliable interprète des succès “Le ciel, le soleil et la mer” ou encore “Le bal de la marine”.

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