Marquis de Sade s’est reformé après plus de 30 ans d’absence. Les réformations, comme chacun sait, ça peut être la meilleure ou la pire des choses. Les groupes peuvent sembler intacts… ou on peut se dire qu’ils auraient mieux fait de ne pas toucher au mythe….

 

Alors, celle de Marquis de Sade ?

 

Il y a déjà une chose qui est claire : Contrairement à Téléphone/Les Insus, ça ne parle absolument pas à la nouvelle génération ! Pratiquement pas un spectateur de moins de 20 ans (et même de 25 …) dans l’Odéon. Manifestement, pour eux, c’est la musique des parents, d’une époque où on écoutait de la musique en frottant une pointe en pierre synthétique sur une galette en plastique plate et ronde.

 

Et pourtant ! Marquis de Sade était, à la fin des années 70, le pendant français du post-punk britannique de Joy Division, Bauhaus, Magazine, PIL, et sous dose massive de Velvet. Un groupe à la fois décadent, classieux et lettré, et ce ne sont pas les héritiers du post-punk qui manquent aujourd’hui.

 

C’est vrai que Marquis de Sade a un son actuel, qui n’a pas vieilli. Et que s’ils n’ont sans doute plus la flamboyance de leur jeunesse, leur concert a quand même sacrément de la gueule. C’est sale (on dirait lo-fi aujourd’hui), dans un esprit indé, comme si le Velvet croisait Joy Division.

 

Deux petits bémols quand même …… Cette reprise du Velvet , ‘White Light, White Heat’, bien loin des versions lives disponibles du Velvet lui-même…  Et puis : Pourquoi jouer certains morceaux deux fois en versions différentes ? Ne vaudrait-il pas mieux écrire de nouveaux morceaux ?

 

En tout cas, le groupe a fait un triomphe, obtenant deux rappels dont l’un ne semblait pas prévu ……

 

 

 

 

 

 

 

 

Fabio Viscogliosi était en première partie.

 

Site web des Nuits de Fourvière : http://www.nuitsdefourviere.com/

Photographies dans l’article et en tête de l’article sur la page d’accueil : Copyright Paul Bourdrel.

 

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