C’est la 15ème Biennale d’Art Contemporain de Lyon. Elle est intitulée ‘Là où les eaux se mêlent’. Le Commissariat est assuré par une équipe du Palais de Tokyo. Et c’est la première Biennale dont la directrice artistique est Isabelle Bertolotti et dont le lieu principal est dans les anciennes usines Fagor-Brandt.

Il faut bien dire que la première impression, à Fagor-Brandt est déroutante. En effet, après avoir traversé la Halle 0 où se trouvent la billetterie, la librairie, le bar, le vestiaire et trois œuvres, l’entrée dans la Halle 1 nous met face à un espace immense, sans cloisons, sans murs, sans cimaises … créant ainsi un sentiment de grand espace vide avec bien peu d’œuvres… Et en fait, si, bien sûr, il y a beaucoup d’œuvres, et la plupart de grandes dimensions, et agencées de manière à donner un sentiment de paysage cohérent lorsqu’on déambule dans la Halle. Lors de la seconde visite, cette impression de grand espace vide est beaucoup moins forte. On a ‘pris ses marques’ au sein du grand espace et on perçoit bien mieux la cohérence du positionnement des œuvres.

 

 

Les commissaires et les artistes ont beaucoup joué des caractéristiques des lieux : peintures préexistentes sur les murs, au sol et sur les piliers, pièces ou bureaux ou cabines restantes… et on se demande souvent quel est le statut de ce qu’on regarde : Est-ce une œuvre faite par un artiste, un ready-made, un objet fonctionnel à l’époque des usines ? …

Au total, ce sont quatre grandes halles qui sont visibles sur le site de Fagor-Brandt. Il s’agit essentiellement de grandes, voire de très grandes installations. Peu de peinture. Peu de vidéo sur téléviseur. Pas d’installations sonores. On sent une très nette évolution par rapport aux biennales précédentes qui était beaucoup plus technologiques et digitales. On a le sentiment du grand retour de la matière solide, comme si on n’était pas dans l’héritage de l’art conceptuel, de l’art minimal et de l’art vidéo, mais beaucoup dans celui de l’arte povera, du junk art. Il faut d’ailleurs noté que, pour cela, de nombreuses entreprises de la Métropole ont été impliquées.

Au Musée d’Art Contemporain, beaucoup de peinture au 1er étage (les quatre cimaises de Renée Levi), mais de la peinture murale, qui crée un véritable environnement. L’artiste cubaine Jenny Feal a produit une installation très personnelle dans une des cimaises. Daniel Dewar et Gregory Gicquel occupent les deux derniers étages du MAC. (On n’a pas compris pourquoi deux étages puisque les œuvres sont de la même série et très proches…)

 

 

La Jeune Création Internationale est exposée à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne. En plus de la Biennale et de l’IAC, l’ENSBA de Lyon est aussi associée à cette exposition. Dix jeunes artistes y présentent des œuvres qui semblent immédiatement bien plus diversifiées que sur les autres sites ! Installations, vidéos, cabinets de curiosité, environnements …

 

 

 

Il faut aussi, bien sûr, d’ici au 5 janvier parcourir les lieux partenaires (Tourette, Bullukian, CIC, Halle des Bouchers…) et tout le circuit en résonance dans plusieurs dizaines de lieux.

Pour écouter une interview de Yoann Gourmel, membre de l’équipe curatoriale du Palais de Tokyo, cliquer sur :

Pour écouter une interview d’Isabelle Bertolotti, directrice artistique de la Biennale d’Art Contemporain, cliquer sur :

Pour écouter une interview de Jenny Feal, artiste exposée au MAC dans le cadre de la Biennale, cliquer sur :

Site web de la Biennale d’Art Contemporain de Lyon : http://www.labiennaledelyon.com/la-biennale-d-art-contemporain.html

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