Emissions des 19 et 20 janvier 2019

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions “Croisière Romantique” de rendre hommage à John William à l’occasion du 8ème anniversaire de sa disparition ainsi qu’à Maya Casabianca décédée le 31 décembre dernier.

Quelques grands succès de John William :

– Celle que je réclame (1954)
– C’est long (1955)
– Du haut du Sacré-Coeur (1952)
– La chanson de Lara (1965) du film “Docteur Jivago”
– La chanson d’Orphée (1959) du film “”Orfeu Negro”
– La fontaine des amours (1954) du film “La fontaine des amours”
– Le bleu de l’été (1960) du film “Alamo”
– Le jour le plus long (1962) du film “Le jour le plus long”
– Le voyageur sans étoiles (1962)
– Les âmes fières (1956) du film “Le Shérif”
– Les grilles de ma maison (1967)
– Les petits ânes de Paris (1959)
– L’orage (1960)
– Mississipi (1958)
– N’oublie pas (1961)
– OK Corral (1958) du film “Ok Corral”
– Oncle Bill (1955)
– Pum pa lum (1957)
– Quand le soleil était là (1962)
– Si toi aussi tu m’abandonnes (1952) du film “Le train sifflera trois fois”
– Thierry la Fronde (1963) du feuilleton TV “Thierry la Fronde”
– Toi, dans ta chapelle (1958)
– Un île au soleil (1956)

Hommage à John William :

John William était né le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire sous le nom d’Ernest Armand Huss. Il est décédé le 8 janvier 2011 à Antibes à l’âge de 88 ans. Il a connu, grâce à sa voix de baryton beaucoup de succès dans les années 1960 et 1970.

Le jeune Ernest Armand était le fils d’Ernest Charles Huss et d’Henriette Amoussan qu’il n’a pas connu. Il est élevé dans un petit village de Seine-et-Marne par une lointaine parente. En 1939, à l’âge de 17 ans, après avoir fait ses études dans un pensionnat français, il travaille comme apprenti ajusteur-outilleur dans l’usine Renault de Boulogne-Billancourt.

Durant la guerre, âgé à peine de 22 ans, Ernest Armand Huss est envoyé au camp de concentration de Neuengamme, près de Hambourg. Il y restera de mars 1944 à mai 1945. C’est durant cette période, qu’il chante pour réconforter ses camarades déportés et prend conscience de la musicalité de sa voix. A la Libération, il prend des cours de chant et prend le pseudonyme de John William.

En 1949, John William chante dans des cabarets. La consécration arrive en 1952 lorsqu’il obtient le Grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson “Je suis un nègre”.

En 1954, il se marie avec Liliane Pelluau, la femme de sa vie qui lui donnera un fils prénommé William et une fille dix ans plus tard prénommée Maya, qui deviendra également chanteuse.

Le succès est au rendez-vous et en 1961, la chanson “Le voyageur sans étoile” obtient le Coq d’or de la chanson française.

En 1966, John William enregistre “La chanson de Lara” thème du film “Le Docteur Jivago” sur des paroles d’Hubert Ithier et une musique de Maurice Jarre. Avec cette chanson, qui sera un succès mondial, John William obtient le Prix de la meilleure vente de disque de l’année 1966 au Midem à Cannes.

Dès lors, John William enregistre de nombreux génériques de films tels “Si toi aussi tu m’abandonnes” du film “Le train sifflera trois fois”, “Le bleu de l’été” du film “Alamo”, sans oublier “Un île au soleil”, ou encore “Le jour le plus long”. A cette époque, le succès de John William est immense et son talent reconnu dans le monde entier.

Dès 1969, il devient le premier chanteur français de gospel et de Negro spiritual en France.

En 1970 c’est sur le paquebot “France” que John William se produit. John William chante “Old man river” dans la comédie musicale “Show Boat” en 1973.

Dans les années 1980, il chante avec sa fille Maya.

En 1990, sort son autobiographie intitulée “Si toi aussi tu m’abandonnes” dans laquelle pour la première fois il raconte en détail sa déportation.

En mai 2005, John William est obligé d’annuler sa tournée d’adieu en Martinique en raison de problèmes de santé. En décembre de cette même année, la Légion d’honneur lui est décernée.

John William décède le 8 janvier 2011 à Antibes à l’âge de 88 ans. Grâce à son immense talent et un répertoire à la fois religieux et profane, John William reste un artiste inoubliable à la voix irremplaçable.

Quelques grands succès de Maya Casabianca :

– Caterina (chanson créée par Perry Como en 1961)
– Ce soir-là (1960)
– Champs Elysées (1961)
– Chéri chéri je reviens (1960)
– Comme au premier jour (1960)
– Comme une symphonie (1961)
– El matador (1960)
– Guitare tango (1960)
– La ronde mexicaine (1959)
– Le bleu de l’été (1960) du film “Alamo”
– Nuits d’Espagne (1961)
– Pulcinella (1960)
– Reviens à Sorrente (1961)
– Romantica (1960)
– San Marino (1960)
– Si, si, si l’amour est là (1963)
– Zou bisou bisou (1961)

Hommage à Maya Casabianca :

Maya Casabianca, était née Margalit Azran, à Casablanca au Maroc en 1941. Elle est décédée le 31 décembre 2018 en Israël. Maya Casabianca était une chanteuse franco-israélienne.

C’est à la fin des années 50 que la jeune Margalit s’installe à Paris avec sa famille.

Toute jeune, elle se passionne pour la musique. Elle n’a que 13 ans lorsqu’elle est découverte par le producteur Jacques Canetti. Très rapidement, en pleine mode des chanteuses à accent, Maya Casabianca est engagée par la maison de disques Philips pour concurrencer Dalida.

Au début des années 60, elle chante à l’Olympia en première partie d’Yves Montand, qui lui a choisi son nom de scène en référence à sa ville de naissance, Casablanca. Elle se produit également en première partie des spectacles de Georges Brassens.

Durant les années soixante, Maya Casabianca va connaître le succès en France et dans les pays arabes, notamment avec les chansons “Oui, devant Dieu” et “Garde-moi la dernière danse”.

Dans les années 1970, elle part s’installer à Haïfa en Israël auprès de sa famille. Maya Casabianca continue sa carrière en se produisant dans de nombreux pays, notamment l’URSS. On la voit peu en France, toutefois, elle revient de temps en temps dans les années 1980 chanter dans l’émission de Pascal Sevran “La chance aux chansons”.

Maya Casabianca est décédée à l’âge de 78 ans en Israël le 31 décembre dernier. Elle a été enterrée dans le village de Kfar Tavor en Israël, à environ 50 km de Haïfa où elle résidait.

Les nostalgiques des chanteuses à accent se souviendront d’elle notamment avec les succès “El matador”, “Oui devant Dieu” ou encore “Zou bisou bisou”.

 

 

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