Emissions des 23 et 24 mars 2019 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions « Croisière Romantique » de rendre hommage à Jean Ferrat à l’occasion du 9ème anniversaire de sa disparition et à Colette Deréal à l’occasion du 31ème anniversaire de sa disparition.

Quelques grands succès de Jean Ferrat :

– Aimer à perdre la raison (1971)
– C’est beau la vie (1963)
– C’est si peu dire que je t’aime (1965)
– C’est toujours la première fois (1965)
– Chante l’amour (1991)
– Deux enfants au soleil (1968)
– Heureux celui qui meurt d’aimer (1966)
– Hourrah ! (1964)
– L’amour est cerise (1980)
– La femme est l’avenir de l’homme (1975)
– La fête aux copains (1962)
– La montagne (1964)
– Le châtaignier (1985)
– Les belles étrangères (1965)
– Les cerisiers (1985)
– Les lilas (1970)
– Les saisons (1972)
– Ma France (1969)
– Ma môme (1968)
– Nous dormirons ensemble (1964)
– Nuit et brouillard (1963)
– Nul ne guérit de son enfance (1991)
– On ne voit pas le temps passer (1980)
– Oural ouralou (Jean Ferrat – 1980)
– Potemkine (1965)
– Que serais-je sans toi ? (1964)
– Tu aurais pu vivre (1991)
– La matinée (1969) en duo avec Christine Sèvres

Hommage à Jean Ferrat :

Jean Ferrat était né Jean Tenenbaum le 26 décembre 1930 à Vaucresson (en Seine-et-Oise). Il est décédé le 13 mars 2010 à Aubenas en Ardèche. Jean Ferrat était un musicien auteur-compositeur-interprète français.

Son père était un artisan joaillier qui avait émigré de Russie en France en 1905. Sa mère était ouvrière dans une entreprise de fleurs artificielles. Jean, ses parents et ses frères et sœur Pierre, André et Raymonde s’installent à Versailles en 1935.

Jean est fortement marqué par l’occupation allemande. Il n’a que onze ans lorsque son père est enlevé avant d’être déporté à Auschwitz. Jean Ferrat évoquera cet enlèvement dans la chanson « Nul ne guérit de son enfance ». Jean et sa famille se réfugient en zone libre, à Font-Romeu.

A la fin de la guerre, Jean quitte le collège pour aider financièrement sa famille. Il est sans diplôme ni expérience. Il est embauché comme aide-chimiste et prend des cours du soir. Tout en continuant ses études, il s’intéresse au théâtre. En 1954, désireux de se consacrer pleinement à la vie artistique, il renonce définitivement au métier de chimiste.

Dès lors, il entre dans une troupe de comédiens et commence à composer quelques chansons. Il devient guitariste dans un orchestre de jazz. Voulant se consacrer exclusivement à la musique, il passe quelques auditions, sans grand succès, sous le nom de Jean Laroche.

En 1956, il met en musique « Les yeux d’Elsa » sur un poème de Louis Aragon. C’est André Claveau qui va interpréter avec succès cette chanson. Jean commence à être connu. Il se produit dans un cabaret parisien « La Colombe » en première partie de Guy Béart.

En 1959, il rencontre Gérard Meys, qui va devenir son ami et éditeur. Il va rapidement prendre le pseudonyme de Jean Ferrat. Il rencontre également Alain Goraguer qui va devenir l’arrangeur de ses chansons ainsi que le photographe Alain Marouani qui le suivra tout au long de sa carrière. La carrière de Jean Ferrat est d’ores et déjà lancée. Une carrière qui va être émaillée de difficultés en raison de la censure exercée par les dirigeants des radios et de la télévision. En effet, Jean Ferrat était un chanteur engagé à l’esprit libre. Il écrivait ses propres textes et mettait en musique ceux de ses amis paroliers ou poètes comme Henri Gougaud, Georges Coulonges ou encore Guy Thomas.

C’est en 1962, qu’il fait la connaissance d’Isabelle Aubret. C’est un véritable coup de foudre amical entre les deux artistes. Jean Ferrat lui propose la première partie de la tournée qu’il commence. Isabelle Aubret interprète « Deux enfants au soleil », une chanson écrite par Claude Delécluse et dont Jean Ferrat a composé la musique. Au début des années 1960, il compose, sur des paroles de Michelle Senlis, une chanson qui sera réécrite partiellement dans les années 1970 et qui va devenir un énorme succès : « Mon vieux ». Cette chanson sera interprétée par Daniel Guichard.

En 1963, il compose la musique de « C’est beau la vie », une chanson écrite par Michelle Senlis pour Isabelle Aubret à la suite de son accident de voiture. La même année, Jean Ferrat enregistre « Nuit et brouillard » en hommage aux victimes des camps de concentration. Cette chanson sera un grand succès auprès du public et recevra le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros.

En 1964, c’est avec « La montagne » et « Que serais-je sans toi » qu’il confirme son succès naissant auprès du public. Dans les années 60, il enregistre de nombreux succès comme « Les belles étrangères » et « Potemkine » en 1965, « Ma môme » en 1968 ainsi que « Ma France » en 1969.

Dès ses débuts, Jean Ferrat compose des chansons engagées et poétiques. Jean Ferrat a notamment mis en musique de nombreux poèmes de Louis Aragon. Il a toujours cherché à donner à ses chansons une signification militante derrière le texte populaire.

Dans les années 1970, Jean Ferrat se fait plus rare et chaque nouvel album est un véritable événement. C’est en 1971 qu’il enregistre « Aimer à perdre la raison ».

En 1972, il fait, au Palais des Sports de Paris, ses adieux à la scène.

En 1973, il s’installe définitivement à Antraigues-sur-Volane, où il possède une maison depuis 1964. A partir de ce moment, ses apparitions télévisées sont très rares. Michel Drucker est l’un des rares à l’inviter dans ses émissions. Il lui consacre un « Stars 90 » en 1991 et le reçoit dans l’émission « Vivement dimanche » en 2003.

Jean Ferrat meurt le 13 mars 2010 à l’hôpital d’Aubenas. Il est inhumé le 16 mars au cimetière communal d’Antraigues-sur-Volane près de son frère André.

Jean Ferrat a connu un grand succès aussi bien critique que populaire tant sur la qualité de ses compositions que sur ses prises de positions sociales et politiques. Il était à la fois un chanteur engagé et un poète. Ses magnifiques chansons à textes et notamment les nombreux poèmes de Louis Aragon et Guillaume Appolinaire qu’il avait mis en musique resteront à jamais dans la mémoire collective.

Quelques grands succès de Colette Deréal :

– A la gare St-Lazare (1963)
– Allons, allons les enfants (1961)
– Amour soleil et cha cha cha (1959)
– C’est toi que j’aime (1962)
– Ce bonheur-là (1968)
– Cheveux fous et lèvres roses (1962)
– Gondoli… gondola (1962)
– Je crois en toi (1956)
– Je suis si heureux (1960) en duo avec Marcel Amont
– Les quatre saisons (1971)
– Ne joue pas (1959)
– On se reverra (1962)
– Pourquoi pas (1965)
– Quand nous étions écolier (1960) en duo avec Marcel Amont
– Sous le vieux pont des soupirs (1959)
– Telstar (1963)
– Tes yeux lilas (1960)
– Tout le bonheur du monde (1961)
– Un clown dans mon cœur (1966)
– Une histoire d’amour (1971) du film « Love Story »

Hommage à Colette Deréal :

Colette Deréal était née Colette Denise de Glarélial le 22 septembre 1927 à Saint-Cyr-l’Ecole dans les Yvelines. Elle est décédée le 12 avril 1988 à Monaco. Colette Deréal était une chanteuse et actrice française.

La jeune Colette et sa famille s’installent à Marseille. Elle passe son adolescence à Juan-les-Pins.

A dix-sept ans, Colette Deréal décide de faire carrière au théâtre. Elle part étudier au Cours Simon à Paris.

En 1949, elle tourne son premier film « Au royaume des cieux » aux côtés de Serge Reggiani.

C’est le début d’une carrière cinématographique. Elle tourne pas moins de 24 films. Elle joue aux côtés d’Eddie Constantine dans le film « Cet homme est dangereux » (1953). Colette Deréal part pour Hollywood où elle tourne notamment « Le petit garçon perdu » (1953) avec Bing Crosby ou encore « La route joyeuse » (1957) avec Gene Kelly. La France lui manque et elle décide de quitter les Etats-Unis.

En 1959, Colette Deréal joue dans le film « Les motards » aux côtés de Roger Pierre, Jean-Marc Thibault, Jacqueline Maillan et Francis Blanche.

Colette Deréal commence une carrière de meneuse de revues. Elle retrouve sur scène Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Elle triomphe aux côtés de Jean Poiret et Michel Serrault dans la revue « Vive de… ».

Parallèlement, elle tourne pour la télévision quatre épisodes des « Cinq dernières minutes ». Dans l’épisode « Sans en avoir l’air », tourné en 1959, Colette Deréal interprète « Ne joue pas ». La chanson devient rapidement un succès se vendant à 100 000 exemplaires et ce, en un mois seulement. La France vient de découvrir la très belle voix de Colette Deréal.

En 1960, elle chante à Bobino en vedette américaine de Jacques Brel avant de partir en tournée dans toute la France aux côtés de Gilbert Bécaud.

En 1961, Colette Deréal représente la Principauté de Monaco au Concours Eurovision de la chanson avec le titre « Allons, allons les enfants » composé pour les paroles par Pierre Delanoë sur une musique d’Hubert Giraud.

Colette Deréal retrouve la scène de Bobino, cette fois-ci en vedette en 1961. Elle y chantera également en 1963 et 1965.

En 1963, c’est en vedette et sur la scène de l’Olympia qu’elle triomphe aux côtés d’Alice Dona en lever de rideau et de Leny Escudero en vedette américaine.

A partir de ce moment là, Colette Deréal enchaine les tournées. Elle est invitée dans toutes les émissions de variétés telles « Toute la chanson », « La grande farandole », sans oublier « Le palmarès de la chanson ». Elle remplace Jacqueline Joubert en tant qu’animatrice pour l’émission « Carte blanche ».

En 1969, elle tourne son dernier film « Sous le signe du taureau » aux côtés de Jean Gabin et Suzanne Flon.

En 1972, Colette joue dans le feuilleton télévisé « Le manège de Port-Barcares » dont elle a écrit le scénario et les dialogues.

Elle se retire petit à petit du show-business et part vivre dans le midi avec son mari.

Colette devient alors journaliste à la « Tribune de Monaco ». Colette Deréal est très amie avec Grace Kelly. Elle accepte de se produire à plusieurs reprises au Sporting Club de Monte-Carlo.

En juillet 1985, elle se produit au « Kim Club » à Cagnes-sur-Mer. Ce sera sa dernière apparition sur scène.

Durant sa carrière, Colette a côtoyé les plus grands de ce monde. Elle a interprété pas moins de 260 chansons.

Elle passe les dernières années de sa vie à Cap d’Ail, près de Monte-Carlo dans une maison sur les hauteurs de Monaco, dont elle a dessiné les plans.

Colette Deréal meurt le 12 avril 1988, terrassée par une crise cardiaque.

Elle nous a laissé le souvenir d’une artiste complète. Elle a captivé son public avec sa voix, son charisme et sa beauté. Elle reste pour tous l’inoubliable interprète des succès « A la gare Saint-Lazare », « Ne joue pas » et « On se reverra ».

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