Emissions des 7 et 8 mars 2020 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions “Croisière Romantique” de rendre hommage à Jacqueline François à l’occasion du 11ème anniversaire de sa disparition et de rendre hommage à Charles Trénet à l’occasion du 19ème anniversaire de sa disparition.

Quelques grands succès de Jacqueline François :

– C’est pour moi qu’aujourd’hui (1952)
– Ce jour-là à Paris (1957)
– Chiens perdus sans collier (1956) du film “Chiens perdus sans collier”
– De Montmartre au Quartier Latin (1946)
– Donne moi (1955)
– Du soleil plein la tête (1953)
– En avril à Paris (1953)
– Escale à Victoria (1951)
– Est-ce ma faute (1949)
– Habanera (1953)
– J’aime Paris au mois de mai (chanson créée par Charles Aznavour en 1950)
– La province et mon cœur (1951)
– La Seine (1948)
– La valse des lilas (chanson créée par Michel Legrand en 1964)
– Le ciel (1956)
– Le long du canal (1950)
– Les lavandières du Portugal (1955)
– Mademoiselle de Paris (1948)
– Mes jeunes années (chanson créée par Charles Trénet en 1950)
– Moi, je dors près de la seine (1952)
– Où vont les fleurs (1962)
– Printemps à Rio (1952)
– Serenata (1956)
– Sous les lauriers roses (1952)
– Tant de femmes (1951)
– Thé pour deux (1952) de l’opérette “No No, Nanette” en duo avec Henri Decker
– Trois fois merci (1951)
– Tu n’peux pas t’figurer (1951)
– Tu voulais (1952)
– Valse des orgueilleux (1953) du film “Les orgueilleux”
– Viens au creux de mon épaule (chanson créée par Charles Aznavour en 1954)

Hommage à Jacqueline François :

Jacqueline François était une chanteuse française. Elle était née Jacqueline Guillemautot le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine. Elle est décédée le 7 mars 2009.

Jacqueline François était l’ainée de cinq enfants. Toute jeune, attirée par la musique, elle reçut des cours de piano. Elle aime écouter les succès de Léo Marjane et Jean Sablon qui sont ses vedettes préférées. Pendant les années de l’occupation, elle fait de la figuration au cinéma mais ce n’est qu’à la fin de la guerre, qu’elle se lance dans la chanson sous le nom de Jacqueline François.

La jeune chanteuse travaille alors avec Claude Bolling ou encore Michel Legrand et enregistre également en français de grands succès américains.

En 1945, après une audition pour passer à la radio, elle est remarquée par Loulou Gasté. Il lui propose d’enregistrer deux titres “Gentleman” et “Ça n’était pas original”. Ces deux chansons remportent un certain succès.

C’est lors d’une tournée que Jacqueline François fait la connaissance du chanteur Henri Decker. Il devient son époux et le père de son fils François.

En 1948, elle remporte, avec la chanson “C’est le printemps” composée par Paul Durand, le grand prix du disque. C’est à Paul Durand que l’on doit également le grand succès “Seule ce soir” interprété par Léo Marjane pour qui Jacqueline a le plus grand respect.

Le public est sous le charme et ses disques connaissent tous un grand succès. Elle bénéficie du soutien de sa maison de disques. Sur scène elle est accompagnée par le grand orchestre de Paul Durand. Toujours en 1948, elle va connaître le succès mondial grâce à la chanson “Mademoiselle de Paris” composée par Henri Contet et Paul Durand.

Ensuite, elle enregistre de nombreux titres comme “La Seine”, “Est-ce ma faute”, “Tu n’peux pas t’figurer” qui avait été créé par Suzy Delair, ainsi que “Trois fois merci” créé par René Lebas. Toutes ces chansons sont d’énormes succès.

En 1950, Jacqueline François chante pour la première fois aux Etats-Unis. Le succès est au rendez-vous et les chansons “Mademoiselle de Paris”, “La Seine” et “Les feuilles mortes” font un tabac auprès du public américain. C’est le début de sa carrière internationale.

En 1953, elle vend un million de disques et chante à la salle Pleyel, accompagnée par 62 musiciens.

En 1955, le grand prix du disque lui est une nouvelle fois décerné pour “Les lavandières du Portugal”. Cette chanson est sur toutes les lèvres.

Jacqueline François était une des grandes interprètes de la chanson française. De plus, elle possédait une voix naturellement posée et agréable et comme Loulou Gasté l’avait souvent dit, son phrasé était remarquable.

Jacqueline François est décédée le 7 mars 2009. Elle restera à jamais “Mademoiselle de Paris”. Le succès l’a accompagné pendant plusieurs décennies dans le monde entier, de la France aux Etats-Unis, en passant par la Russie, le Brésil ou encore le Japon.

Quelques grands succès de Charles Trénet :

– A la porte du garage (1955)
– Boum ! (1938) du film “La route enchantée”
– De la fenêtre d’en haut (1948)
– Douce France (1947)
– En Seine et Oise (1952)
– Fleur bleue (1937)
– Il pleut dans ma chambre (1938) du film “La route enchantée”
– Je chante (1937)
– L’âme des poètes (1951)
– La chance aux chansons (1971)
– La jolie sardane (1952)
– La mer (1946)
– La polka du roi (1938)
– La romance de Paris (1941) chanson extraite du film “La romance de Paris”
– Le jardin extraordinaire (1957)
– Le piano de la plage (1958)
– Le retour des saisons (1947)
– Le soleil et la lune (1939)
– Ménilmontant (1939)
– Mes jeunes années (1950)
– Moi j’aime le music hall (1955)
– Quand un facteur s’envole (1943)
– Que reste t’il de nos amours ? (1943)
– Revoir Paris ou retour à Paris (1947)
– Route nationale 7 (1957)
– Vous oubliez votre cheval (1938)
– Y’a d’la joie (1938)

Hommage à Charles Trénet :

Charles Trenet était né Louis-Charles-Augustin-Claude Trénet le 18 mai 1913 à Narbonne. Il est décédé le 19 février 2001 à Créteil. Charles Trénet était un poète auteur-compositeur-interprète français.

Il était surnommé “le fou chantant”. Il était l’auteur de près de mille chansons dont un grand nombre sont devenues des succès populaires intemporels.

Charles Trénet était né à Narbonne dans la maison de ses parents qui aujourd’hui a été transformée en un musée à sa gloire. En 1920, après le divorce de ses parents, Charles partage son enfance entre Narbonne où vit sa mère et Saint-Chinian où demeure son père.

Durant son enfance, Charles Trénet découvre le théâtre ainsi que la poésie. Il publie des poèmes dès l’âge de 13 ans ou joue dans différentes pièces.

En 1928, Charles Trénet quitte Perpignan pour aller vivre auprès de sa mère et de son nouveau mari à Berlin. Pendant plusieurs mois, il fréquente une école d’art et rencontre des célébrités allemandes comme Kurt Weill ou Fritz Lang.

Au début des années 1930 il revient à Paris pour poursuivre sa carrière dans le journalisme. Pour gagner sa vie, il travaille finalement en tant qu’accessoiriste dans les studios de cinéma Pathé-Nathan.

En 1933, il forme le duo Charles et Johnny avec son ami le pianiste suisse Johnny Hess. Les deux artistes, familiers du cabaret “Le Bœuf sur le toit” y rencontrent le chanteur Jean Sablon auquel ils confient l’interprétation de la chanson “Vous qui passez sans me voir”. Cette chanson devient un succès planétaire. C’est grâce à Joséphine Baker, qu’Henri Varna va les prendre sous contrat au Palace.

C’est en décembre 1937, qu’il débute véritablement sa carrière en solo. Il enregistre cette même année ses deux premiers grands succès “Je chante” et “Fleur bleue”. En 1938, Charles Trénet enregistre deux autres de ses succès “Y’a d’la joie” et “Boum”, chanson pour laquelle il reçoit sa première consécration : le Grand Prix du Disque. Charles Trénet, fort de tous ses succès entame une longue tournée internationale qui va le conduire en Angleterre, en Espagne, en Italie, au Maroc, en Grèce ainsi qu’en Turquie et en Egypte.

Pendant la guerre, Charles Trénet se consacre essentiellement au cinéma et joue dans six films dont “Je chante”, “Romance de Paris” et “Adieu Léonard”. Il chante à Paris en 1941 des chansons telles qu’ “Espoir”.

En 1945, Charles Trénet part pour une tournée au Québec puis chante à New York.

En 1946, il enregistre l’un de ses plus grand succès “La mer”. Ses chansons deviennent toutes de grands succès comme “Mes jeunes années” (1950), “L’âme des poètes” (1951) ou bien encore “Route nationale 7” (1957).

En revanche, la période yéyé et les années 1960 le plongent dans un oubli relatif mais il continue à se produire dans des cabarets.

En 1971, il reprend la route des studios et de la scène. Il fait même ses adieux à l’Olympia en 1975.

Charles Trénet revient cependant à la scène en 1983 à l’occasion du Festival « Juste pour rire » de Montréal. En 1987, alors qu’il est âgé de 74 ans, il fait un tabac au Printemps de Bourges.

Les années passent, mais « le Fou chantant » reste indémodable et inépuisable. Il fête ses 80 ans sur scène à l’Opéra Bastille en mai 1993 devant de nombreux admirateurs.

En 1999, il est fait membre de l’Académie des Beaux-Arts. Il enregistre sa dernière chanson “Les poètes descendent dans la rue” en mars 1999 avec des musiciens de l’Orchestre philharmonique de Radio France. Il donnera son tout dernier concert en novembre 1999 à la salle Pleyel à Paris.

Très fatigué, Charles Trénet fait deux accidents cardio-vasculaires. Il est transporté à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Il décède le lundi 19 février 2001, à l’âge de 87 ans. Charles Trenet est incinéré et ses cendres sont déposées, au cimetière de Narbonne, dans le caveau familial.

Charles Trénet restera à jamais le “fou chantant”, un troubadour de la chanson qui a composé des trésors de tendresse, d’humour et de rêve.

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