Généralement, les soirées au théâtre antique, durant Jazz à Vienne, ont une cohérence esthétique, thématique ou instrumentale. Exceptionnellement, ce n’était pas le cas ce mardi soir, la musique de Paul Jarret et Jim Black n’ayant aucun lien évident avec celle de Diana Krall. Si ce n’est, bien sûr, l’étiquette générique ‘jazz’.

La première partie de cette soirée était le premier concert du groupe de Paul Jarret et Jim Black, dans le cadre de la démarche Talent Adami Jazz. Jim Black nous avait prévenu lors de la conférence en fin d’après-midi au théâtre nous assurant que ce qu’ils allaient jouer était différent de tout ce que les autres artistes programmés à Jazz à Vienne 2019 joueraient… Leur concert tenait autant du post-rock, du rock low-fi et du krautrock que du jazz. Comme un avant-goût du concert du lendemain…

Avec Diana Krall, on n’est jamais étonné, mais on n’est jamais déçu. On sait à quoi s’attendre. Comme dans le rock il y a un style Rolling Stones qu’on retrouve à quelques variantes près d’une tournée à l’autre, dans le jazz, il y a un style Diana Krall dont les fondamentaux restent : jazz vocal, belle voix, compos solides, solis raffinés, rythmes qui swinguent ou atmosphères intimistes. La variante, cette fois, c’était la présence de Joe Lovano. Une variante de poids et de luxe !

Au Club de Minuit, Naïssam Jalal et son trio nous emportaient vers des dimensions mystiques et contemplatives.

Pour écouter la conférence avec Joe Lovano et Jim Black animée par Asley Kahn, cliquer sur :

Site web de Jazz à Vienne : https://www.jazzavienne.com/

Pin It on Pinterest

Share This