Emissions des 18 et 19 mai 2018 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions “Croisière Romantique” de rendre hommage à Dalida à l’occasion du 32ème anniversaire de sa disparition et de donner un coup de chapeau à Fred Mella et aux Compagnons de la Chanson.

Quelques grands succès de Dalida :

– A chaque fois j’y crois (1977)
– Aie mon cœur (1958)
– Bambino (1956)
– Chaque instant de chaque jour (1964)
– Ciao amore ciao (1967)
– Ciao Ciao Bambina (1959)
– Come prima (1958)
– Comme disait Mistinguett (1979)
– Garde-moi la dernière danse (1960)
– Gigi l’amoroso (1974)
– Il venait d’avoir 18 ans (1973)
– Le lambeth walk (1978)
– Le temps d’aimer (1985)
– Le temps des fleurs (1968)
– Les enfants du Pirée (1960) du film “Jamais le dimanche”
– Les gitans (1958)
– Les grilles de ma maison (1967)
– Love in Portofino (1959)
– Ma mélo mélodie (1972)
– Mourir sur scène (1983)
– Nuits d’Espagne (1961)
– Pour en arriver là (1984)
– Pour ne pas vivre seul (1972)
– Que sont devenues les fleurs ? (1962)
– Reviens-moi (1985)
– Romantica (1960)
– Salma ya salama (1977)
– Soleil (1984)
– Ton prénom dans mon cœur (1983)

Hommage à Dalida :

Dalida, était née Iolanda Cristina Gigliotti, le 17 janvier 1933 au Caire. Elle est décédée le 3 mai 1987 à Paris.

Ses parents étaient italiens. Son père était premier violon à l’Opéra du Caire. Dalida avait deux frères, Orlando et Bruno (qui va prendre le pseudonyme d’Orlando). Elle a une infection alors qu’elle n’a pas encore un an. Cette infection lui provoque de violents mots de tête et un strabisme convergent. Elle va subir plusieurs interventions pour atténuer son strabisme.

Elle commence à travailler dans une maison de couture avant de devenir mannequin. En 1954, elle remporte le concours de beauté “Miss Egypte” et tourne également dans plusieurs films de série B.

A l’âge de 21 ans, elle part pour Paris, la tête pleine de rêves de carrière dans le cinéma. Elle va se tourner finalement vers la chanson. Elle devient “Dalila” avant de changer ce nom en “Dalida”.

Bruno Coquatrix découvre Dalida dans le restaurant-cabaret “Villa d’Este”. Il arrive à la convaincre de se présenter au concours “Les numéros 1 de demain”. Ce concours est organisé sur la scène de l’Olympia en avril 1956. Dans la salle, sont présents Eddie Barclay, jeune producteur de disques et Lucien Morisse, directeur des programmes d’Europe 1. Lucien Morisse tombe sous le charme de Dalida et décide de prendre sa carrière en main.

Dalida enregistre son tout premier 45 tours “Madona”, qui sera suivi d’un second intitulé “Le torrent”. Le succès arrive enfin avec la chanson “Bambino” enregistrée également en 1956. Ce titre est diffusé toutes les heures à l’antenne d’Europe 1 et se vend à un demi million d’exemplaires. Grâce à cette chanson, Dalida reste plus d’un an au hit-parade et obtient ainsi son premier disque d’or.

Dalida devient rapidement une immense vedette populaire et enchaîne les succès : “Gondolier” (1957), “Come prima” (1958), “Les gitans” (1958), “Ciao Ciao Bambina” (1959), “Love in Portofino” (1959), “Romantica” (1960), “Garde-moi la dernière danse” (1960), “Les enfants du Pirée” (1960) du film “Jamais le dimanche”. Dalida épouse Lucien Morisse en 1961.

Pourtant, en dépit de cette réussite professionnelle, la chanteuse n’est guère heureuse dans sa vie personnelle.

Son mariage avec Lucien Morisse ne la rend pas heureuse. Elle a une liaison avec l’acteur et peintre Jean Sobieski, entre 1961 et 1963. Dalida va connaître ensuite une histoire d’amour, qui prend fin en 1966, avec un journaliste Christian de La Mazière.

En janvier 1967, Dalida participe au Festival de San Remo avec un jeune chanteur italien Luigi Tenco qui est également le nouvel homme de sa vie. Luigi Tenco défend la chanson “Ciao amore ciao” mais sa prestation est mauvaise. Il ne supporte pas cet échec. Il se suicide en se tirant une balle dans la tête dans sa chambre d’hôtel. C’est Dalida qui va découvrir le corps. Elle est tellement désespérée qu’un mois plus tard, elle tente également de mettre fin à ses jours en avalant des barbituriques.

A la fin de l’année 1967, un autre drame marque également la chanteuse. Elle tombe enceinte d’un jeune étudiant âgé de 18 ans. Elle décide de ne pas garder l’enfant. L’opération se passe mal et la rend stérile. Elle va souffrir toute sa vie de ce manque d’enfant. Quelques années plus tard, en 1973, elle va chanter une chanson, directement liée à cet épisode de sa vie et qui va devenir l’un de ses plus grands succès “Il venait d’avoir 18 ans”.

Après cette période difficile de sa vie, Dalida va faire évoluer sa carrière et changer de répertoire avec notamment des titres comme “Avec le temps” de Léo Ferré, “Mamina” de Pascal Danel ou encore “Je suis malade” de Serge Lama.

Parallèlement à sa carrière, Dalida entame une thérapie et lit Teilhard de Chardin ainsi que Freud. Entre 1969 et 1971, Dalida vit une histoire d’amour avec le philosophe et écrivain Arnaud Desjardins qui lui fait découvrir la philosophie orientale.

En septembre 1970, son ancien mari Lucien Morisse met fin à ses jours. C’est un nouveau drame dans sa vie.

Elle retrouve l’amour avec Richard Chanfray qui va être son compagnon pendant neuf ans de 1972 à 1981. Lui aussi mettra fin à ses jours en juillet 1983. Dalida est désormais persuadée qu’elle porte malheur aux hommes qui partagent sa vie.

Durant les années 80, Dalida interprète des chansons mélancoliques et qui évoquent très clairement la mort comme “A ma manière” (1981), “Mourir sur scène” (1983), “Pour en arriver là” (1984) ou encore “Les hommes de ma vie” (1986).

Durant la dernière année de sa vie, elle joue dans le film “Le sixième jour” qui est un échec commercial. Le public de Dalida ne l’attend pas dans le rôle d’une femme âgée, très loin de son image de femme fatale. A la suite de cet échec, Dalida tombe dans une profonde dépression.

Il est de plus en plus difficile pour elle de cacher son désespoir. Son métier ne lui suffit plus et elle souffre de solitude. Elle décide, dans la nuit du 2 au 3 mai 1987, de mettre fin à ses jours en prenant à nouveau des barbituriques. Elle laissera juste un mot “Pardonnez-moi, la vie m’est insupportable”. Dalida est inhumée le 7 mai 1987 au cimetière de Montmartre. Une place porte aussi son nom à Paris, non loin de la rue d’Orchampt où elle résidait.

A l’occasion du 30ème anniversaire de sa disparition, Orlando a fait rééditer un coffret souvenir comprenant 2 cd de ses plus grands succès ainsi qu’un DVD. De nombreux hommages lui ont également été rendus à la télévision.

Dalida était une chanteuse qui a conquis le public de nombreux pays en interprétant ses succès en français, en italien, en arabe, en anglais, en espagnol ainsi qu’en allemand. Plus de 125 millions de ses disques ont été vendus à travers le monde. En parallèle à cette fantastique carrière, Dalida s’était investie aussi dans plusieurs causes comme le SIDA. Elle avait défendu les radios libres et était devenue la marraine de la radio “NRJ”.

Dalida a marqué l’histoire de la chanson populaire et nous garderons d’elle à tout jamais sa beauté, sa voix et ses succès qui resteront pour toujours dans notre mémoire.

Quelques grands succès des Compagnons de la Chanson :

– Allez savoir pourquoi (1960)
– Au temps de Pierrot et Colombine (1976) sur le thème de la symphonie n° 40 de Mozart
– Bras dessus, bras dessous (1960)
– Comment va la vie ? (1968)
– De ville en ville (Indicatif d’Intervilles – 1963)
– Guitares et tambourin (1958)
– Je crois en toi (1953)
– Je reviens chez nous (1968)
– L’arlequin de Tolède (1960)
– La chanson de Lara (1968) du film “Docteur Jivago”
– La licorne (1969)
– Le chant de Mallory (1964)
– Le cœur en fête (1970)
– Le marchand de bonheur (1960)
– Le violon de tante Estelle (1955)
– Les trois cloches (1946) en duo avec Edith Piaf
– Mélodie perdue (1958)
– Mes jeunes années (1950)
– Mon ami, mon ami (1954)
– Qu’il fait bon vivre (1960)
– Ronde mexicaine (1959)
– Si tous les gars du monde (1957)
– Vénus (1959)
– Verte campagne (1960)
– Le petit âne gris (1956) de l’opérette “Minnie Moustache” en duo avec Thérèse Laporte

Coup de chapeau à Fred Mella et aux Compagnons de la Chanson :

Fred Mella est né le 10 mars 1924 à Annonay dans l’Ardèche.

Ses parents sont italiens et Fred est le second de trois garçons dont Jean est l’aîné et René le benjamin.

Fred et sa famille aiment la musique. Le jeune Fred rêve de devenir chanteur. Le rêve va devenir réalité lorsqu’à l’âge de 18 ans, il part pour Lyon rejoindre les Compagnons de la Musique.

C’est à Lyon, en 1941 que Les Compagnons de la Musique débutent leur carrière en interprétant des vieilles mélodies comme “Perrine était servante”. En 1946, ils deviennent Les Compagnons de la Chanson. Ils vont connaître le succès jusqu’au milieu des années 1980.

En 1946, ils rencontrent Edith Piaf et vont enregistrer avec elle la chanson “Les trois cloches” composée par Jean Villard. Ce titre devient rapidement un succès international et le grand public est conquis. Avec Edith Piaf, ils partent en tournée aux Etats-Unis en 1947 et vont ensuite se produire en Angleterre, au Brésil, au Moyen-Orient ou encore au Japon.

A leur retour en France, ils enregistrent de nombreux succès tels que “Si tous les gars du monde” (1957), “Si tu vas à Rio” (1958), “Vénus” (1959), “Le marchand de bonheur” (1960), “Qu’il fait bon vivre” (1960) ainsi que “Bras dessus, bras dessous” (1960) ou encore “La chanson de Lara” (1968).

Le groupe est formé de neuf chanteurs : les ténors Fred Mella, René Mella et Jean-Pierre Calvet, les basses Joe Frachon, Guy Bourguignon et Jean-Louis Jaubert, ainsi que les barytons Jean Broussolle, Hubert Lancelot et Gérard Sabbat.

En 1969, au dècès de Guy Bourguignon, il refusent de le remplacer et chanteront désormais à huit. Jean Broussolle quitte le groupe en décembre 1972 et c’est Michel Cassez qui le remplace.

En 1954, avec Radio-Luxembourg, ils partent plus de six mois en tournée. En 1959, ils suivent le Tour de France. A Paris, l’Olympia ou encore Bobino les accueille très régulièrement. Le public est toujours heureux de les retrouver entre deux tournées mondiales. Ils donnent environ 300 concerts par an. Que ce soit au Canada, en Israël, au Liban, en Syrie, en Russie, en Afrique, en Belgique, en Italie ou bien en Suisse ou en Allemagne, leur succès est immense.

Ils sont très souvent invités dans toutes les grandes émissions télévisées de l’époque comme “Le Palmarès de la chanson”, “Télé Dimanche”, ou bien encore “Tête de bois et tendres années”.

Côté cinéma, ils tournent avec Edith Piaf dans le film “Neuf garçons, un cœur”. Ils participent aussi à l’opérette “Minnie Moustache” aux côtés de Jean Lefebvre.

En 1983, ils triomphent pendant cinq semaines à l’Olympia.

Avant de mettre un terme à leur carrière lors d’un dernier concert en février 1985 à Nogent sur Marne, les Compagnons de la Chanson auront parcouru le monde pendant cinq années avec leur tournée d’adieux.

Depuis 1986, Fred Mella poursuit sa carrière en solo.

A Lyon, en octobre 2002, une place des Compagnons de la Chanson fut inaugurée à Lyon dans le quartier du Point du Jour, à proximité de l’endroit où la belle aventure avait commencée.

Encore aujourd’hui, leurs grands succès sont toujours sur toutes les lèvres et leurs nombreux fans de France et du monde entier continuent à faire vivre ce groupe notamment avec les forums ou blogs sur internet.

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