Emissions des 16 et 17 février 2019 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions « Croisière Romantique » de rendre hommage à Charles Trénet à l’occasion du 18ème anniversaire de sa disparition et de donner un coup de chapeau à Juliette Gréco à l’occasion de son 92ème anniversaire.

Quelques grands succès de Charles Trénet :

– A la porte du garage (1955)
– Boum ! (1938) du film « La route enchantée »
– De la fenêtre d’en haut (1948)
– Douce France (1947)
– En Seine et Oise (1952)
– Fleur bleue (1937)
– Il pleut dans ma chambre (1938) du film « La route enchantée »
– Je chante (1937)
– L’âme des poètes (1951)
– La chance aux chansons (1971)
– La jolie sardane (1952)
– La mer (1946)
– La polka du roi (1938)
– La romance de Paris (1941) chanson extraite du film « La romance de Paris »
– Le jardin extraordinaire (1957)
– Le piano de la plage (1958)
– Le retour des saisons (1947)
– Le soleil et la lune (1939)
– Ménilmontant (1939)
– Mes jeunes années (1950)
– Moi j’aime le music hall (1955)
– Quand un facteur s’envole (1943)
– Que reste t’il de nos amours ? (1943)
– Revoir Paris ou retour à Paris (1947)
– Route nationale 7 (1957)
– Vous oubliez votre cheval (1938)
– Y’a d’la joie (1938)

Hommage à Charles Trénet :

Charles Trenet était né Louis-Charles-Augustin-Claude Trénet le 18 mai 1913 à Narbonne. Il est décédé le 19 février 2001 à Créteil. Charles Trénet était un poète auteur-compositeur-interprète français.

Il était surnommé « le fou chantant ». Il était l’auteur de près de mille chansons dont un grand nombre sont devenues des succès populaires intemporels.

Charles Trénet était né à Narbonne dans la maison de ses parents qui aujourd’hui a été transformée en un musée à sa gloire. En 1920, après le divorce de ses parents, Charles partage son enfance entre Narbonne où vit sa mère et Saint-Chinian où demeure son père.

Durant son enfance, Charles Trénet découvre le théâtre ainsi que la poésie. Il publie des poèmes dès l’âge de 13 ans ou joue dans différentes pièces.

En 1928, Charles Trénet quitte Perpignan pour aller vivre auprès de sa mère et de son nouveau mari à Berlin. Pendant plusieurs mois, il fréquente une école d’art et rencontre des célébrités allemandes comme Kurt Weill ou Fritz Lang.

Au début des années 1930 il revient à Paris pour poursuivre sa carrière dans le journalisme. Pour gagner sa vie, il travaille finalement en tant qu’accessoiriste dans les studios de cinéma Pathé-Nathan.

En 1933, il forme le duo Charles et Johnny avec son ami le pianiste suisse Johnny Hess. Les deux artistes, familiers du cabaret « Le Bœuf sur le toit » y rencontrent le chanteur Jean Sablon auquel ils confient l’interprétation de la chanson « Vous qui passez sans me voir ». Cette chanson devient un succès planétaire. C’est grâce à Joséphine Baker, qu’Henri Varna va les prendre sous contrat au Palace.

C’est en décembre 1937, qu’il débute véritablement sa carrière en solo. Il enregistre cette même année ses deux premiers grands succès « Je chante » et « Fleur bleue ». En 1938, Charles Trénet enregistre deux autres de ses succès « Y’a d’la joie » et « Boum », chanson pour laquelle il reçoit sa première consécration : le Grand Prix du Disque. Charles Trénet, fort de tous ses succès entame une longue tournée internationale qui va le conduire en Angleterre, en Espagne, en Italie, au Maroc, en Grèce ainsi qu’en Turquie et en Egypte.

Pendant la guerre, Charles Trénet se consacre essentiellement au cinéma et joue dans six films dont « Je chante », « Romance de Paris » et « Adieu Léonard ». Il chante à Paris en 1941 des chansons telles qu’ « Espoir ».

En 1945, Charles Trénet part pour une tournée au Québec puis chante à New York.

En 1946, il enregistre l’un de ses plus grand succès « La mer ». Ses chansons deviennent toutes de grands succès comme « Mes jeunes années » (1950), « L’âme des poètes » (1951) ou bien encore « Route nationale 7 » (1957).

En revanche, la période yéyé et les années 1960 le plongent dans un oubli relatif mais il continue à se produire dans des cabarets.

En 1971, il reprend la route des studios et de la scène. Il fait même ses adieux à l’Olympia en 1975.

Charles Trénet revient cependant à la scène en 1983 à l’occasion du Festival « Juste pour rire » de Montréal. En 1987, alors qu’il est âgé de 74 ans, il fait un tabac au Printemps de Bourges.

Les années passent, mais « le Fou chantant » reste indémodable et inépuisable. Il fête ses 80 ans sur scène à l’Opéra Bastille en mai 1993 devant de nombreux admirateurs.

En 1999, il est fait membre de l’Académie des Beaux-Arts. Il enregistre sa dernière chanson « Les poètes descendent dans la rue » en mars 1999 avec des musiciens de l’Orchestre philharmonique de Radio France. Il donnera son tout dernier concert en novembre 1999 à la salle Pleyel à Paris.

Très fatigué, Charles Trénet fait deux accidents cardio-vasculaires. Il est transporté à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Il décède le lundi 19 février 2001, à l’âge de 87 ans. Charles Trenet est incinéré et ses cendres sont déposées, au cimetière de Narbonne, dans le caveau familial.

Charles Trénet restera à jamais le « fou chantant », un troubadour de la chanson qui a composé des trésors de tendresse, d’humour et de rêve.

Quelques grands succès de Juliette Greco :

– Accordéon (1962)
– Coin de rue (1954)
– Déshabillez-moi (1968)
– Guinguettes (1956)
– Il n’y a plus d’après (1960)
– Je suis comme je suis (1951)
– Jolie môme (1961)
– La chanson des vieux amants (chanson créée par Jacques Brel en 1967)
– La fête aux copains (chanson créée par Jean Ferrat en 1962)
– La javanaise (1963)
– La valse brune (chanson créée en 1909)
– Paname (1960)
– Paris Canaille (1953)
– Qu’on est bien (chanson créée par Guy Béart en 1957)
– Rue des blancs manteaux (1950)
– Si tu t’imagines (1955)
– Sous le ciel de Paris (chanson créée par Edith Piaf en 1954)
– Trois petites notes de musique (chanson créée par Cora Vaucaire en 1961) du film « Une aussi longue absence »
– Un petit poisson, un petit oiseau (1966)

Coup de chapeau à Juliette Greco :

Juliette Gréco, chanteuse et actrice française, est née le 7 février 1927 à Montpellier.

En 1939, elle est petit rat à l’Opéra de Paris. Sa mère l’entraîne dans la résistance. Capturée, elle échappe à la déportation en raison de son jeune âge. Elle est emprisonnée à Fresnes, alors que sa mère et sa sœur aînée Charlotte sont déportées à Ravensbrück d’où elles ne reviendront qu’en 1945, après la libération du camp par les Américains.

Début 1942, Juliette est libérée de Fresnes. Sans ressources, à seulement 15 ans, elle se rend alors chez la seule personne de sa connaissance résidant dans la capitale, Hélène Duc, qui fut son professeur de français à Bergerac et une amie de sa mère. Hélène Duc la loge dans la pension où elle-même demeure et la prend en charge.

Habitant à deux pas du quartier de Saint-Germain-des-Prés, Juliette Greco découvre le bouillonnement intellectuel de la rive gauche. Hélène Duc l’envoie suivre les cours d’art dramatique dispensés par Solange Sicard.

En 1946, Juliette décroche quelques rôles au théâtre comme « Victor » ou « Les enfants au pouvoir » et travaille aussi sur une émission de radio consacrée à la poésie.

Juliette noue des relations amicales avec de jeunes artistes et intellectuels de Saint-Germain-des-Prés, dont Anne-Marie Cazalis et Boris Vian. C’est dans un des bistrots de la rue Dauphine, « Le Tabou », que Juliette et ses amis font de la musique, dansent et discutent philosophie. Juliette Greco, devenue la célèbre muse de Saint-Germain-des-Prés, décide d’opter pour la chanson. Jean-Paul Sartre lui confie une chanson qu’il a écrite pour sa pièce de théâtre « Huis clos » et lui conseille d’aller voir le compositeur Joseph Kosma pour que celui-ci en écrive la musique. C’est ainsi que Juliette interprète « La rue des Blancs-Manteaux ».

En 1949, disposant d’un riche répertoire (de Jean-Paul Sartre à Boris Vian), Juliette Gréco participe à la réouverture du cabaret « Le bœuf sur le toit ». Elle rencontre cette année-là Miles Davis dont elle tombe amoureuse. En 1951, elle reçoit le prix de la SACEM pour « Je hais les dimanches ». En 1952, elle part en tournée au Brésil et aux Etats-Unis dans la revue « April in Paris ».

En 1954, elle chante à l’Olympia. Elle rencontre son futur époux, le comédien Philippe Lemaire, sur le tournage du film « Quand tu liras cette lettre » de Jean-Pierre Melville. Ils divorcent en 1956 après la naissance de leur fille Laurence-Marie.

Elle repart pour New York et ses interprétations des plus grands auteurs français enthousiasment les américains. Hollywood la courtise. Elle rencontre le puissant producteur Darryl Zanuck sur le tournage du film « Le soleil se lève aussi » d’Henry King en 1957. Il devient son compagnon. Elle tourne dans quelques-unes de ses productions jusqu’en 1961, notamment sous la direction de John Huston dans « Les racines du ciel » (1958) et de Richard Fleischer dans « Drame dans un miroir » (1960), tous deux avec Orson Welles.

En 1960, elle revient à la chanson qu’elle ne quittera plus. Elle découvre et fait découvrir de nouveaux talents : Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart et Léo Ferré. Au cours de cette décénie, elle enregistre quelques titres phares de sa carrière « Il n’y a plus d’après » (1960), « Paname » (1960), « Jolie môme » (1961), « Accordéon » (1962), « La fête aux copains » (1962), « Un petit poisson, un petit oiseau » (1966) ou bien encore l’une de ses plus célèbres chansons « Déshabillez-moi » (1968).

En 1965, elle effectue une tournée. Elle offre gratuitement à un public constitué de jeunes étudiants et d’ouvriers qui la découvrent, tous les auteurs et les compositeurs qu’elle se donne comme mission de servir. Toujours en 1965, elle tient un rôle de premier plan dans le feuilleton télévisé « Belphégor ou le Fantôme du Louvre ». En 1966, elle devient l’épouse de Michel Picolli jusqu’à leur séparation en 1977.

A partir de 1975, Gérard Jouannest, son pianiste et accompagnateur depuis 1968, compose la musique de ses chansons. Elle l’épouse en 1988. Elle fait de nombreuses tournées à l’étranger notamment en Italie, en Allemagne, au Canada et au Japon.

En 1984, elle est faite Chevalier de la Légion d’honneur.

Elle retrouve une fois de plus son public de l’Olympia en 1991.

Juliette Gréco enregistre en 1993 un album avec des textes d’Etienne Roda-Gil sur des musiques, entre autres de Julien Clerc et Gérard Jouannest. Ce nouvel album sera suivi de l’Olympia et d’une tournée.

En 1998 elle enregistre un nouvel album qu’elle défend en public au Théâtre de l’Odéon à Paris.

En 2003, elle retourne en studio pour l’enregistrement d’un album composée par la jeune génération de la chanson pour les paroles. Des chansons qui seront mises en musique par Gérard Jouannest et François Rauber.

Elle retrouve l’Olympia en 2004.

En 2006 elle part pour New York enregistrer un album avec des musiciens de jazz qui paraitra en France sous le titre « Le temps d’une chanson ». Elle le crée sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris seulement accompagnée d’un piano et d’un accordéon.

En 2007, les Victoires de la musique la couronnent d’une « Victoire d’honneur » pour toute sa carrière. Cette même année, elle donne un concert à la Salle Pleyel.

En 2008, elle enregistre en duo la chanson « Roméo et Juliette » avec Abd Al Malik ainsi qu’un nouvel album réalisé à partir de textes d’Olivia Ruiz et d’Abd Al Malik.

En 2010, le documentaire « Je suis comme je suis » de Brigitte Huault-Delannoy, est projeté en son honneur et en sa présence à Montréal.

En 2013, Juliette Greco enregistre un album de 12 chansons en hommage à Jacques Brel « Juliette Greco chante Brel ». Elle chantera à l’Olympia les 16 et 17 mai 2014.

Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Début 2015, Juliette Greco annonce une grande tournée d’adieu intitulée « Merci »qui débute en avril 2015 au Printemps de Bourges.

Elle s’est ensuite produite en Israel, au Canada, en Italie, en Belgique, ainsi qu’aux Pays Bas et en Allemagne.

En novembre 2015, sa maison de disques sort un coffret de 12 cd sous le titre « L’Essentielle » comprenant la quasi intégralité de ses chansons ainsi qu’un album de ses plus grans succès intitulé « Merci’ avec une chanson inédite intitulée « Merci ».

En décembre 2015, Juliette Greco a chanté au « Chatelet », au « Théâtre des « Champs-Elysées » et à « La Cigale ».

Au début de l’année 2016, elle repart sur les routes de France mais elle est victime d’un AVC dans un hôtel du centre ville de Lyon. Son producteur annonce le report des concerts pour l’automne 2016 qui seront finalement annulés. Juliette Greco a donné son dernier concert le 12 mars 2016 au Théâtre de l’Etang à St-Estève dans les Pyrénées-Orientales.

Son époux, le pianiste Gérard Jouannest, avec lequel elle était mariée depuis trente ans décède le 16 mai 2018.

Juliette Greco reste l’une des plus grandes interprète de la chanson française qu’elle a défendu tout au long de sa carrière.

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