Emissions des 19 et 20 octobre 2019 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des Emissions “Croisière Romantique” de rendre à hommage à Bourvil à l’occasion du 49ème anniversaire de sa disparition ainsi qu’à Georges Guétary à l’occasion du 22ème anniversaire de sa disparition.

Quelques grands succès de Bourvil :

– A bicyclette (1947)
– A Joinville-le-Pont (1952)
– Ballade irlandaise (1958)
– Bonjour, monsieur le maître d’école (1964)
– C’était bien “Au petit bal perdu” (1961)
– La causerie anti-alcoolique (1950)
– La rumba du pinceau (1947) du film “Par la fenêtre”
– La tactique du gendarme (1949) du film “Le roi Pandorre”
– La tendresse (1963)
– Le pêcheur (1949)
– Le voleur de pervenches (1962)
– Ma p’tite chanson (1959)
– Pouet Pouet (chanson créée en 1929) de l’opérette “Elles est à vous”
– Prends mon bouquet (1946)
– Salade de fruits (1959)
– Un clair de lune à Maubeuge (1962)
– Un petit coup de chance (1965) en duo avec Annie Cordy
– C’est la vie de bohème (1952) de l’opérette “La route fleurie” en duo avec Georges Guétary

Hommage à Bourvil :

Bourvil était né André Robert Raimbourg le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare (Seine-Maritime). Il est décédé le 23 septembre 1970 à Paris.

Le jeune André Raimbourg n’a jamais connu son père Albert, tué durant la première guerre mondiale. Il passe son enfance avec sa mère, Eugénie et le nouveau mari de celle-ci. Tous les trois vivent dans le village de Bourville. Le jeune André a un demi-frère prénommé Marcel.

Plus tard, André va prendre comme nom de scène “Bourvil” en référence au village de son enfance.

En janvier 1943, Il épouse Jeanne Lefrique qui sera la femme de sa vie et qui lui donnera deux fils, Dominique, né en 1950 et Philippe, né en 1953.

Après un apprentissage de boulanger, André Raimbourg part en région parisienne pour tenter une carrière musicale. Il débute dans des radio-crochets et s’installe avec son épouse à Vincennes, dans un minuscule appartement. Ils vont y vivre jusqu’en 1947.

Le succès tarde à venir et c’est avec la chanson “Les crayons” qu’il interprète au cinéma dans le film “La ferme du pendu” de Jean Dréville que sa carrière débute vraiment en 1945.

La carrière de Bourvil au cinéma est lancée. Il tourne de nombreux films où il joue des rôles de gentil. Il joue aux côtés des plus grands acteurs tels Jean Gabin, Fernandel ou encore Louis de Funes.

Le cinéma lui offre aussi des rôles plus dramatiques notamment dans des films comme “L’arbre de Noël” de Terence Young. On se souvient également de son interprétation dans “Fortunat” aux côtés de Michèle Morgan, de son rôle de l’odieux Thénardier dans l’adaptation cinématographique des “Misérables” aux côtés de Jean Gabin et Bernard Blier sans oublier celui du commissaire de police dans “Le cercle rouge” aux côtés d’Alain Delon et Yves Montand.

Parallèlement à ses rôles au cinéma, Bourvil remporte tous les succès dans la chanson avec des titres tels “A bicyclette” (1947), “La rumba du pinceau” (1947), “La tactique du gendarme” (1949), “Ballade irlandaise” (1958) ainsi que “Ma p’tite chanson” (1959), “Salade de fruits” (1959), “C’était bien au petit bal perdu” (1961).

En 1967, lors du tournage du film “Les cracks”, Bourvil apprend qu’il est atteint de la maladie de Kahler et que ses jours sont comptés. Grâce à son courage et son envie de se battre contre la maladie, il va vivre encore trois ans.

Bourvil s’éteint le 23 septembre 1970 à Paris après avoir terminé “Le cercle rouge” et son dernier film “Le Mur de l’Atlantique”.

Ces deux films sortent en salle quelques semaines après son décès.

Bourvil repose à Montainville dans les Yvelines, village où il avait sa maison de campagne.

Bourvil a connu un immense succès que ce soit au cinéma ou dans la chanson. Sa gentillesse, son talent à faire rire ou pleurer resteront à jamais dans la mémoire collective.

Quelques grands succès de Georges Guétary :

– A Honolulu (1945)
– Bergerette (1950) de l’opérette “Pour Don Carlos”
– Boléro (1948)
– C’est la vie de bohème (1952) de l’opérette “La route fleurie” en duo avec Bourvil
– Chic à Chiquito (1945)
– Cœur de neige (1962)
– Dis papa (1962) en duo avec sa fille Hélène
– Domani (1957)
– Farandole (1942)
– Jolie Meunière (1952) de l’opérette “La route fleurie”
– Journée de Paris (1949)
– La chanson de Marty (1955) du film “Marty” en duo avec Mathé Altéry
– La route fleurie (1952) de l’opérette “La route fleurie”
– La valse des regrets (1943)
– Le p’tit bal du samedi soir (1946)
– Les amoureux du dimanche (1951)
– Mimi (1952) de l’opérette “La route fleurie”
– Mon p’tit bouquet de fleurs (1949)
– Monsieur Carnaval (1966) de l’opérette “Monsieur Carnaval”
– Paris est un accordéon (1956)
– Place du Tertre (1952) de l’opérette “La route fleurie”
– Robin des bois (1943)
– Son alsacienne (1948)
– Tout est permis quand on rêve (1956) du film “Le chemin du paradis”
– Une boucle blonde (1951)
– Vacances (1952) de l’opérette “La route fleurie”

Hommage à Georges Guétary :

Georges Guétary (de son vrai nom Lambros Worloou), était né le 8 février 1915 à Alexandrie. Il est décédé le 13 septembre 1997 à Mougins. C’était un chanteur d’opérette et comédien grec naturalisé français au début des années 1950.

Jacques Thibaud un célèbre violoniste lui présente la cantatrice Ninon Vallin, qui est immédiatement séduite, sans doute autant par le jeune homme que par sa voix. Elle accepte de lui donner des leçons. Georges Guétary est studieux, concentré, méthodique.

C’est dans la musique de variétés qu’il fait ses débuts, comme soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon. En 1937 il est remarqué par Henri Varna, directeur du Casino de Paris qui lui confie un rôle de boy dans la revue de Mistinguett.

Il fait la connaissance de l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur et lui permet d’enregistrer son premier disque sous le nom de Georges Guétary, nom emprunté à la charmante bourgade côtière de Guéthary, au Pays basque.

Sa rencontre avec le compositeur basque Francis Lopez, qui débute lui aussi dans la chanson, est décisive. Georges Guétary crée deux chansons “Caballero” et “Robin des Bois” en 1943. Ces deux chansons à fort succès vont placer le chanteur et le compositeur sur le chemin de la gloire. Georges Guétary enregistre “A Honolulu” en 1945. Il tourne alors son premier film, “Le Cavalier noir” en 1945. Grâce aux chansons que lui compose Francis Lopez, Georges Guétary rallie tous les succès avec les titres “Cavalier”, “Avec l’amour”, “La plus belle”, et surtout “Chic à Chiquito”.

En 1950, Georges Guétary part alors à la conquête du public américain. Il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway pour son interprétation dans “Un Arms and the girl”. De retour en France, il tient le premier rôle dans deux opérettes de Francis Lopez “Pour Don Carlos” (créée au Théâtre du Châtelet le 17 décembre 1950) et “La Route fleurie” (à l’ABC, création le 19 décembre 1952) où il a pour partenaires Bourvil et Annie Cordy. Il devient pour de bon et pour toujours un artiste populaire dans le plus noble sens de ce terme.

C’est pour l’avoir vu et entendu sur scène que Gene Kelly, de passage à Paris pour les besoins du film en préparation “Un Américain à Paris”, décide de l’engager. Parmi ses films, on retient également “Les aventures de Casanova” de Jean Boyer, sorti en salles en 1946.

Les succès s’enchaînent et Georges Guétary s’impose comme un des chanteurs de référence des années 40 et 50. Les chansons “Boléro” (1948), “Maître Pierre” (1949), “Bergerette” (1950), “Une boucle blonde” (1951) ainsi que “C’est la vie de bohème” (1952) en duo avec Bourvil, “Jolie meunière” (1952), “La route fleurie” (1952) et bien d’autres restent encore dans les mémoires.

Il interprète par la suite une série d’opérettes comme “Pacifico” (1958), “La polka des lampions” (1962), “Monsieur Carnaval” (1965, sur une musique de Charles Aznavour) dans laquelle il chante “La bohème”.

Dans les années 1980, Francis Lopez rappelle Georges Guétary pour une nouvelle opérette, “Aventure à Monte-Carlo”, qui obtient un succès honorable. Après ces retrouvailles, Georges enchaîne les opérettes comme “L’amour à Tahiti” (1983), “Hourra Papa” (1984), “Carnaval aux Caraïbes” (1985), ainsi que “Le roi du Pacifique” (1986).

Georges Guétary meurt d’une crise cardiaque le 13 septembre 1997, à Mougins dans les Alpes-Maritimes après une belle et longue carrière. Il reste l’une des plus belles voix de l’opérette et de la chanson française.

Pin It on Pinterest

Share This