Emissions des 5 et 6 août 2017 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions « Croisière Romantique » de rendre hommage à Yvette Giraud à l’occasion du 3ème anniversaire de sa disparition et de rendre hommage à Bourvil à l’occasion du 100ème anniversaire de sa naissance.

Quelques grands succès d’Yvette Giraud :

– Avril au Portugal (1957)
– Cerisier rose et pommier blanc (1957)
– Ciao Ciao Bambina (1959)
– Kalou (1952)
– L’abeille et le papillon (1952)
– La danseuse est créole (1946)
– La fête des fleurs (1952)
– La promenade en traîneau (1957)
– Le grain de beauté (1956)
– Le moulin aux tulipes (1958)
– Le quadrille au village (1957) de l’opérette « Oklahoma »
– Les amours de printemps (1953)
– Les lavandières du Portugal (1955)
– Mademoiselle Hortensia (1946)
– Ma guêpière et mes longs jupons (1949)
– Maïa (1950)
– Maître Pierre (1949)
– Mimosas (1950)
– Petit voyage sentimental (chanson créée en 1944)
– Portofino (1958)
– Sayonara (1958)
– Sous une ombrelle à Chantilly (1950)
– Un petit bout de satin (1951)
– Un p’tit peu d’argent (1954)
– Vendanges à Porto (1957)

Hommage à Yvette Giraud :

Yvette Giraud était née Yvette Houron à Paris le 16 septembre 1922 à deux pas du quartier Latin. Elle est décédée le 3 août 2014 à Strasbourg.

La jeune Yvette a grandi à Montparnasse.

Très vite, une amie chanteuse à l’opéra remarque sa voix grave et lui conseille de prendre des cours de chant classique. En même temps, elle va travailler dans le secrétariat avant de devenir speakrine à la radio.

En 1944, Yvette Giraud débute dans la chanson en se produisant dans un cabaret de Montmartre.

En 1945, après une audition, elle est engagée pour chanter devant les troupes anglaises avant d’être recrutée au Théâtre aux Armées des Forces armées britanniques.

En 1946, sa rencontre avec le parolier Jacques Plante lui permet d’enregistrer ses premières chansons : « Mademoiselle Hortensia » et « Petit voyage sentimental ». Le succès de « Mademoiselle Hortensia » va faire d’elle, et ce en quelques mois, une immense vedette. Elle enchaîne avec « La danseuse est créole » et le tango « Joue contre joue ».

Son répertoire, pour le moins très varié et étendu comprend des titres tels que « Les lavandières du Portugal », « Cerisier rose et pommier blanc », « Ma guêpière et mes longs jupons », « Avoir un homme sous son toit », « Tu te souviendras de moi », « L’âme des poètes » et « Que reste-t-il de nos amours » empruntés au répertoire de Charles Trénet. Les chansons « Un p’tit peu d’argent » et « Avril au Portugal » deviennent également de grands succès. Elle enregistre aussi des titres plus inattendus comme « Le pont Mirabeau », « L’écharpe » ou « Adélaïde ».

A partir de 1952, Yvette Giraud partage la vie de Marc Herrand qui est à l’époque l’arrangeur et le directeur musical des Compagnons de la Chanson. Les deux artistes se marient et vont parcourir le monde. Yvette Giraud se produit sur tous les continents et devient rapidement une merveilleuse ambassadrice de la chanson française.

En 1955, après une tournée de deux mois en Indochine, elle visite le Japon où elle va rapidement devenir une immense vedette. Pour les Japonais, c’est Yvette Giraud qui a le mieux représenté la France. La chanson, « Trente ans », créée par Marc Herrand, témoigne de l’amour qu’Yvette Giraud porte à ses admirateurs japonais. Le 14 février 1995, elle reçoit des mains de l’empereur du Japon l’Ordre de la Couronne précieuse Wistaria.

Yvette Giraud et son mari, l’ancien Compagnon de la Chanson, Marc Herrand, ont publié un ouvrage autobiographique « La route enchantée » dans lequel ils reviennent sur ce qu’ont été leurs succès et leurs pérégrinations à travers le monde.

Yvette Giraud a mis un terme à sa longue carrière en 1999 pour profiter de sa retraite à Strasbourg. Beaucoup de Lyonnais l’ont revue avec plaisir dans leur ville, en 2002, lors de l’inauguration de la Place des Compagnons de la Chanson où elle s’était rendue accompagnée de son mari Marc Herrand.

A noter également qu’elle a préfacé la biographie consacrée aux Compagnons de la Chanson que Christian Fouinat et Louis Pétriac ont publié en avril 2011.

Yvette Giraud est décédée le 3 août 2014 à Strasbourg à presque 98 ans.

Ambassadrice de la chanson française, Yvette Giraud, a su pendant plus de cinquante ans grâce à sa magnifique voix chaude et grave conquérir tous les publics et ses succès « Mademoiselle Hortensia » ou encore « La danseuse est créole » restent encore aujourd’hui sur toutes les lèvres.

Quelques grands succès de Bourvil :

– A bicyclette (1947)
– A Joinville-le-Pont (1952)
– Ballade irlandaise (1958)
– Bonjour, monsieur le maître d’école (1964)
– C’était bien « Au petit bal perdu » (1961)
– En revenant de la revue (1950)
– La causerie anti-alcoolique (1950)
– La rumba du pinceau (1947) du film « Par la fenêtre »
– La tactique du gendarme (1949) du film « Le roi Pandorre »
– La tendresse (1963)
– Le pêcheur (1949)
– Le voleur de pervenches (1962)
– Ma p’tite chanson (1959)
– Pouet Pouet (chanson créée en 1929) de l’opérette « Elles est à vous »
– Salade de fruits (1959)
– Un clair de lune à Maubeuge (1962)
– Un petit coup de chance (1965) en duo avec Annie Cordy
– C’est la vie de bohème (1952) de l’opérette « La route fleurie » en duo avec Georges Guétary

Hommage à Bourvil :

Bourvil était né André Robert Raimbourg le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare (Seine-Maritime). Il est décédé le 23 septembre 1970 à Paris.

Le jeune André Raimbourg n’a jamais connu son père Albert, tué durant la première guerre mondiale. Il passe son enfance avec sa mère, Eugénie et le nouveau mari de celle-ci. Tous les trois vivent dans le village de Bourville. Le jeune André a un demi-frère prénommé Marcel.

Plus tard, André va prendre comme nom de scène « Bourvil » en référence au village de son enfance.

En janvier 1943, Il épouse Jeanne Lefrique qui sera la femme de sa vie et qui lui donnera deux fils, Dominique, né en 1950 et Philippe, né en 1953.

Après un apprentissage de boulanger, André Raimbourg part en région parisienne pour tenter une carrière musicale. Il débute dans des radio-crochets et s’installe avec son épouse à Vincennes, dans un minuscule appartement. Ils vont y vivre jusqu’en 1947.

Le succès tarde à venir et c’est avec la chanson « Les crayons » qu’il interprète au cinéma dans le film « La ferme du pendu » de Jean Dréville que sa carrière débute vraiment en 1945.

La carrière de Bourvil au cinéma est lancée. Il tourne de nombreux films où il joue des rôles de gentil. Il joue aux côtés des plus grands acteurs tels Jean Gabin, Fernandel ou encore Louis de Funes.

Le cinéma lui offre aussi des rôles plus dramatiques notamment dans des films comme « L’arbre de Noël » de Terence Young. On se souvient également de son interprétation dans « Fortunat » aux côtés de Michèle Morgan, de son rôle de l’odieux Thénardier dans l’adaptation cinématographique des « Misérables » aux côtés de Jean Gabin et Bernard Blier sans oublier celui du commissaire de police dans « Le cercle rouge » aux côtés d’Alain Delon et Yves Montand.

Parallèlement à ses rôles au cinéma, Bourvil remporte tous les succès dans la chanson avec des titres tels « A bicyclette » (1947), « La rumba du pinceau » (1947), « La tactique du gendarme » (1949), « Ballade irlandaise » (1958) ainsi que « Ma p’tite chanson » (1959), « Salade de fruits » (1959), « C’était bien au petit bal perdu » (1961).

En 1967, lors du tournage du film « Les cracks », Bourvil apprend qu’il est atteint de la maladie de Kahler et que ses jours sont comptés. Grâce à son courage et son envie de se battre contre la maladie, il va vivre encore trois ans.

Bourvil s’éteint le 23 septembre 1970 à Paris après avoir terminé « Le cercle rouge » et son dernier film « Le Mur de l’Atlantique ».

Ces deux films sortent en salle quelques semaines après son décès.

Bourvil repose à Montainville dans les Yvelines, village où il avait sa maison de campagne.

Bourvil a connu un immense succès que ce soit au cinéma ou dans la chanson. Sa gentillesse, son talent à faire rire ou pleurer resteront à jamais dans la mémoire collective.

 

 

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