Woodstower 2017 avait fait le pari de ‘remonter’ à deux soirées payantes au lieu d’une : Il semble que ce pari soit réussi, le public étant au rendez-vous !

 

C’est Radio Kaizman qui attaquait sous le chapiteau dès le vendredi à 20 h sous une météo favorable et qui, globalement, allait le rester tout le week-end. Groovy, funky et hip-hop. Ca pulse.

 

Ca pulsait plus encore avec le reggae de Jahneration bien teinté de hip-hop. Groupe bien en place, basse capiteuse, flows limpides…

 

Sur la scène Saint-Denis (évidemment la scène hip-hop ….), ce sont les rennois de Columbine qui ouvrent le bal. On reste sur sa faim. Bien sûr, les quatre MCs ont l’énergie, des textes pas inintéressants. Mais le DJ qui ne fait que ‘Tchack Poum’ derrière lasse assez vite… On aimerait un peu plus de musique, du sampling, du scratch, du groove chaleureux… Demi-Portion, un peu plus tard sur la même scène sera nettement plus intéressant, (avec des invités  du collectif l’Animalerie, semble t-il …) même si ça n’égalait pas son passage au Marché-Gare.

 

Sur la scène Woodfloor, c’est Agar Agar qui ouvrait, pour une prestation nettement moins convaincante qu’aux Nuits Sonores. Mais Clément Bazin qui suivait était pour nous une des découvertes du festival : de l’électro un peu sombre, un peu mélancolique, qui a vraiment une personnalité. Ensuite sur cette scène, Arnaud Rebotini enchainait pour un set excellent comme toujours avec lui…

 

The Blaze, sous le chapiteau était une vraie découverte, avec une électro mélodique et riche. A suivre de près !

 

Avant ça, sur la Nicolas Stage, après le théâtre de rue décalé de Lève toi & Step, l’estonien qui se fait appeler Tommy Cash avait officié. Quel dommage qu’il rape sur mixtape et non avec un DJ… Car son hip-hop a de l’allure ! On n’est pas si loin que ça d’un Dälek par exemple. Un hip-hop dur, très indus, avec un flow hyper-rapide et un look ‘tatoué / punk à chien’. S’il recrutait un bon DJ qui mixe indus, son truc serait ‘une tuerie’…

 

Entre les concerts, Woodstower propose aussi des stands de nourriture souvent à base de produits locaux, des attractions (comme la tyrolienne cette année), des spectacles de rue dans des tentes ou des caravanes et de grands espaces d’herbes où il est possible de s’asseoir ou de s’allonger pour un moment de pause.

 

On ne verra pas la programmation du vendredi au-delà d’une heure du matin, ayant une émission à assurer en direct le lendemain matin.

 

Retour sur le site le samedi alors que Deen Burbigo est sous le chapiteau. Bons textes, bonne énergie, mais musique quand même un peu sommaire.. Isaac Delusion, sur la même scène, nous proposera un peu plus tard un set de pop plus planante et éthérée et moins Talking Heads que celui du festival Changez d’Air il y a quelques années.

 

Beaucoup plus de finesse sur la Nicolas Stage avec la pop à la fois néo 80’s et disco de Corine, avec un coté kitch totalement assumé….

 

Seth XVI est le premier à jouer sur le Woodsfloor pour un set électro convaincant avant le meilleur moment de ce samedi soir : Romare et son live Band. Le trio a produit une house magnifiquement construite avec des incursions dans l’afro-beat, le jazz… Un artiste à suivre de près !

 

La soirée allait se poursuivre avec The Driver, Throes and the Shine…. Mais la fatigue physique l’emporte pour nous.

 

N’oublions quand même pas, pour ce samedi soir, le spectacle Les The Closh : un ‘mauvais’ trio musical bruyant et bordélique au look glam métal genre Kiss ou Mötley Crüe, qui est un peu une version théâtre de rue du Muppet Show …. Hilarant !

 

Le dimanche après-midi, c’est la partie gratuite du festival. L’atmosphère est bien différente : Il fait jour, il y a beaucoup moins de monde, c’est un public beaucoup plus familial… Mais la programmation était bien loin d’être sans intérêt !!

 

Bon set de James Stewart, qui est une valeur sûre aux platines, avec un set assez caribéen !

 

Sous le chapiteau ensuite, c’est Ata Kak qui est à découvrir. Et à découvrir sur le tard puisque ce musicien qui vient du Ghana, a enfin, à 57 ans, un début de reconnaissance via la réédition en CD d’une de ses cassettes datant de 1994… La base de sa musique, c’est bien sûr le highlife, très joué au Ghana. Mais un highlife, très house et mâtiné de hip-hop, avec un son très ‘international’ et pas du tout roots comme celui d’un Ebo Taylor par exemple.

 

Le festival se termine par une belle surprise sous le chapiteau : The Bongo Hop. C’est un groupe afro-caribéen conduit par le trompettiste Etienne Sevet et qui inclut le producteur lyonnais Patchworks. Pulsatile, groovy, riche… Ce groupe va monter !

 

Au final, cette 19ème édition fût un bon millésime pour Woodstower !

 

Ce sera la 20ème l’an prochain : Prenons le pari que le festival fêtera cet anniversaire décennal avec une belle programmation !

 

Site web du festival Woodstower : http://woodstower.com/

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