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Les Nuits Sonores se poursuivaient ce vendredi 15 mai.

samedi 16 mai 2015, par Hervé LAURENT

Les Nuits Sonores se poursuivaient ce vendredi 15 mai.

Quel changement au niveau de la météo ! En 48 heures, on est passé des 30 degrés estivaux et ensoleillés de l’inauguration aux 17 degrés en journée et 13 dans la nuit avec de la pluie et de l’humidité. Aux NS Day de ce vendredi, c’était même assez ‘pénible’ puisqu’on passait, lorsqu’on allait d’une salle à l’autre, de l’atmosphère froide du quai (et humide à cause de la pluie) à l’atmosphère surchauffée des salles (et humide…. à cause de la sueur !!). Et ce soir au Marché de Gros, un vent du Nord maintenait une atmosphère bien frisquette dans les allées du site, même si, couvert, on se sentait bien dans les halls.

Mais bon, on est dans festival electro et indé qui, d’une certaine manière, dans l’héritage de la culture rave. On ne va pas exiger un confort de maison de retraite climatisée ……….!!!!

L’important, c’est la musique. Et ce vendredi, il y avait de bien belles choses !

Aux NS Days, les sets de Joy Orbison et John Talabot étaient de toute beauté, d’un raffinement remarquable sous la pulsation du beat. Andre Bratten, dans la salle 1960, m’a paru moins convaincant : du beat et des boucles, mais ça reste pauvre et minimal ‘autour’…

Au Marché de Gros, ce qu’on remarque d’abord, c’est le superbe agencement du lieu. On y circule bien, facilement, la mise en lumière est superbe, les bars nombreux, l’offre de nourriture riche et variée. Et puis, on voit le centre commercial de la Confluence, le siège de la Région, la Sucrière, le bâtiment Cardinal… La vue est superbe.

Et la musique pas moins !

Intéressant set de DJ Deep dans le hall 1. Dans le hall 3 (le petit dans le fond du site), Jessica 93 propose son show rock en one-man band. C’est malheureusement partiellement gâché par un son bien trop fort qui noie sa voix dans le mix et met des vibrations dans le bâtiment et sa charpente ….. Heureusement, après cela, dans le même hall, Future of The Left, qui joue moins fort, mais pas avec moins d’énergie nous délivre un rock indé, noisy, indus, post-punk… Fondé par des anciens McClusky, c’est bien différent de ce que jouait le groupe pré-cité…. Les anglais de Public Service Broadcasting produiront ensuite un concert au confluent du rock indé, de l’electronica, de la dance lignée Talking Heads / Gang of Four et de la pop. Convaincant !

Mais les découvertes étaient à faire dans le hall 2.

Le londonien Blue Daisy a produit un hip-hop electro mutant bien dans le lignée de ce que Londres produit en ce moment. Kelela rappelle Bjork, mais une Bjork qui aurait intégré des éléments de grime, de house et de hip-hop. Theophilus London va sûrement faire parler de lui prochainement avec sa synthèse du rock, du hip-hop et de l’electro sacrément efficace scéniquement. Brodinski proposait ensuite un set bien pulsatile pour un hall 2 plein à craquer !!

Dans le hall 1, c’était une grosse surprise avec Carl Craig ! Un Carl Craig complètement différent du Carl Craig techno ou techno/jazz qu’on connaissait jusqu’à présent. C’est un Carl Craig soul, funky, funk, house, dancefloor, avec un son chaleureux et des basses capiteuses et groovy qu’on a eu là ! Etonnant !!!

Site web des Nuits Sonores : http://www.nuits-sonores.com/