Radio Pluriel

‘Le Vilain’ :

Petit film gentil...

mercredi 25 novembre 2009 par Léo

De : Albert Dupontel.

Avec : Albert Dupontel, Catherine Frot, Bouli Lanners, Nicolas Marié, Bernard Farcy, Philippe Duquesne, Husky Kihal, Xavier Robic.

Durée : 1h25

Sortie le mercredi 25 novembre 2009.

Une brave femme (Catherine Frot) vit dans une banlieue paisible… La seule chose importante qui pourrait lui arriver, c’est d’être expropriée, mais elle refuse de vendre sa maison pour faire une super banque.

Elle va même voir des anciens/anciennes voisins malades et déjà à l’hôpital, pour leur demander que quand ils seront morts, de dire à Dieu de faire un effort et de s’occuper d’elle.

Dans le même temps et non loin de là, un braquage tourne mal, un des voleurs part avec la totalité du butin et sème ses condisciples. Il est alors prit en chasse par ces derniers, qui lui tirent dessus et, par miracle, il arrive à s’échapper.

Il reconnaît la maison familiale et sonne au portail. Une vieille dame vient lui ouvrir, elle ne reconnaît pas son fils.

Il demande asile pour la nuit, il n’est pas revenu depuis vingt ans, il ne savait pas que son père était mort, il raconte à sa mère qu’il a un travail à hautes responsabilités, il travaille dans les ‘distributeurs de billets de banque’.

En fait, en guise de travail, il les vole…

Tout le reste ne sera que coups ratés, rebondissements, et quiproquos.

Albert Dupontel, se plante lamentablement dans ce film, lui qui par le passé avait réussi la totalité de ce qu’il entreprenait, là se vautre littéralement.

Il veut trop refaire ce qui a si bien marché dans le précédent, le malentendu, la méprise, la confusion, ici ce désordre le dessert totalement, Dupontel en fait trop, ses gesticulations ne prennent pas, même Catherine Frot s’enlise dans le rôle de la mère.

C’est quelque part dommage, car par moment Albert Dupontel, part sur des idées très bonnes, le seul inconvénient c’est l’aboutissement de cette/ces idée(s) qui tombent à plat.

Je pense au médecin complètement déjanté (Nicolas Marié) il en fait trop pour pouvoir tenir la distance, l’histoire de la tortue aussi au bout d’un moment, l’on s’en moque totalement, le promoteur n’est pas un instant crédible, car là encore il fait trop de mimiques et son interprétation tombe à l’eau. Les voisins en beaufs primaires ne passent pas non plus le cap.

Trop de caricature, tue la caricature, Albert Dupontel lui-même ne jouit pas du même foisonnement habituel, sa poursuite, même dans un film comique ne passe pas ou alors il a bien fait de voler ses comparses qui sont encore plus nuls que lui.

La mise à l’épreuve de sa mère ne dure pas assez longtemps, elle le laisse reprendre la main trop vite (ou Dupontel se la rend vite, comme l’on veut).

La seule chose qui est positive dans le film, c’est sa durée, ce qui rend le film rapide ; mais ce positif se retourne aussi contre Dupontel, car certaines scènes donnent l’impression d’être bâclées.

Albert Dupontel, rebondira avec le talent qui est le sien, car même au début de sa carrière, cela n’était pas spécialement facile et il s’en est toujours sorti.

Du reste rien ne dit que le film ne marchera pas…

Albert Dupontel, est né le 11 janvier 1964, il est comique, dialoguiste, acteur et réalisateur.

C’est dans la fin des années quatre vingt qu’il se sent des ailes pour la comédie, il rentre au Théâtre National de Chaillot.

Il est des suite repéré par Jacques Rivette, qui lui propose un rôle dans ‘La bande des quatre’ dans la foulée Paul Vecchiali le met en scène dans ‘Encore’.

Mais son idée première revient au galop, faire de la scène et il s’écrit un spectacle qui s’intitule ‘One man show sale spectacle’, il rencontre de suite le succès, qui le mènera de l’Olympia au reste de la France.

Il retourne au cinéma avec le très bon film de Jacques Audiard ‘Un héros très discret’ il sera même en sélection pour le César du meilleur second rôle.

La scène l’attire, mais le cinéma aussi, il profite du succès du film d’Audiard pour se lancer dans la réalisation, il écrit et réalise ‘Bernie’, le film est moyennement reçu, ce qui ne l’empêche pas de récidiver avec ‘Le créateur’, Dupontel se penche sur le statut de l’artiste.

Un an plus tard Michel Deville lui propose la tête d’affiche d’un film qui le fera passer dans la catégorie des grands acteurs avec : ‘La maladie se Sachs’ 1999.

Il enchaîne les rôles dans tous les registres, dans le désordre : ‘Odette Toulemonde’ de Eric Emmanuel Schmitt, ‘Monique’ de Valérie Guignabodet, ‘Petites misères’ de Philippe Boon, ‘Un long dimanche de fiançailles’ de Jean-Pierre Jeunet, ‘Deux jours à tuer’ de Jean Becker, ‘Du bleu jusqu’en Amérique’ de Sarah Lévy, ‘Le Convoyeur’ de Nicolas Boukhrief, ‘L’Ennemi intime’ de Florent Emilio Siri et surtout, surtout ‘ Irréversible ’ de Gaspar Noé.

Albert Dupontel, revient à la réalisation avec le très remarqué ‘Enfermés dehors’ où il se donne le rôle d’un SDF, qui par un concours de circonstances se retrouve policier malgré lui…

Le Vilain’ est son quatrième film et comme dans chacun il se donne le premier rôle.

On n’est jamais si bien servi que par soi même…

Nous retrouverons prochainement Albert Dupontel, qui va tourner avec Bertrand Blier.

Sortie le mercredi 25 novembre 2009.

Filmographie d’Albert Dupontel

1992 - Désiré (court-métrage)

1996 - Bernie

1999 - Le Créateur

2006 - Enfermés dehors

2009 - Le Vilain

Source : Filmographie Allo Ciné et dossier de Presse.


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