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La petite chronique de Mo

Festival Karavel : les banlieues d’Europe ont la pêche !

Vue de Bron cette semaine, la danse redynamise le vieux monde.

mercredi 14 décembre 2011, par Mo

Le festival Karavel #5 bat son plein. Après une prometteuse première livraison à Pôle Pik en octobre, le navire chargé à ras bord fait une nouvelle escale à l’’Espace Albert Camus.

Les fenêtres de Mourad Merzouki s’ouvrent sur un horizon toujours plus large, de Copenhague à Alger ou de Créteil à Cape Town, ouvrant à plusieurs générations de spectateurs une vision de la création artistique généreuse et dynamique. "Danser global, bondir local" comme dit le slameur Cocteau Mot Lotov, présent durant le festival avec Lee Harvey Asphalte.

La Carte blanche à Banlieues d’Europe proposée mardi 13 décembre en est une illustration parfaite : six spectacles chorégraphiques très différents ont soulevé l’enthousiasme d’une salle pleine à craquer. Test réussi pour les 500 nouveaux fauteuils de la salle brondillante : ils ont tenu le choc !

Remarquable début de soirée offert par les jeunes danseurs d’Illicite Crew. Venus de Villefranche, leur victoire au concours HOP-HOP KONTEST 2011 n’a pas été usurpée. Sur scène, 10 jeunes de 15 à 20 ans, racontent avec talent des fragments de l’histoire humaine, du primate au robot, dans la jungle métropolitaine. Précision, cohésion... leur travail est évident mais on n’en ressent qu’une formidable vague d’énergie, le plaisir de danser : un pur moment de joie rafraîchissante. Prometteuse.

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photo Michel Cavalca
Battle de la soirée Banlieues d’Europe.

Les petites anglaises d’UNITY carburent au TNT, au moins ! Remontées à bloc, elles ont enchaîné les performances, l’air de rien, avec une bonne humeur pétillante : "finger in the nose !".

A noter encore, l’étonnant hip-hop ethnique des Belges de Crazy Alliance : un délicieux cocktail de sauvagerie et de clins d’œil.

L’ultime séquence chaude, très chaude, venue des Pays-Bas, a provoqué à juste titre le délire de la salle entière (surtout les filles). Sur le groove de James Brown, en tenue vintage, hip-hop, funk et R&B, les danseurs donnent libre cours à une danse sensuelle. Sans prise de tête et sans grosse tête, une technique parfaite et un humour contagieux : leur prestation avait comme un goût de revenez-y !

Et d’ailleurs on y est revenu pour la Battle finale !
Et c’était bien beau à regarder, cette jeunesse des banlieues du vieux continent. Une source créatrice inépuisable, renouvelable, durable, engagée ... de quoi redonner du souffle à l’Europe encore pendant mille ans. Au moins...

Plein de beaux spectacles, et de manifestations jusqu’à samedi à ne pas manquer...

Espace Albert Camus

Pôle PIK