Radio Pluriel
découvertes plurielles dans "Vivre ensemble" : Modane aujourd’hui

Amadou Hampâté Bâ, le maître de la parole, Le 8 mai 1945 à Sétif

"Le Chant des mariées" de Karin Albou

dimanche 30 août 2009 par Patrice Berger

Poursuite aujourd’hui de notre découverte radiophonique de Modane, ville frontière avec Olivier Minot pour radio Pluriel - réécoutez le reportage sur le site des radios associatives de Rhône-Alpes :

Modane, la ville frontière savoyarde est un lieu de passage crucial pour tout l’immigration qui arrive de l’Est depuis la construction du tunnel ferroviaire en 1870. Un siècle plus tard, ce sont les turcs qui arrivent là et qui restent pour certains et forment donc aujourd’hui une communauté.. On rencontre certains de leurs enfants, Ali, Cavus et les jeunes qui occupent la place !

Théogène KARABAYINGA de Radio France Internationale nous permet de découvrir aujourd’ hui

Amadou Hampâté Bâ, le maître de la parole

« En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ». Vous connaissez sans doute cette phrase, elle a fait le tour du monde et a même fini par être présentée comme un proverbe traditionnel africain. Mais si tout le monde ou presque connaît cette phrase, on connaît moins son auteur, l’écrivain, historien, philosophe, conteur, romancier.

Nous entendons au cours de cette émission la voix de celui qui nous dit "dans le pays mandingue, la parole est devenue Dieu lui-même."

Sa lettre à la jeunesse de 1985 a fait date, célébrant l’importance culutrelle des contes, mythes et légendes "portés par la mémoire prodigieuse des hommes de l’oralité".

Dans la seconde partie de l’émission consacrée à l’écrivain, historien, philosophe, conteur, romancier et poète malien, Amadou Hampâté Bâ, celui qui se présentait comme diplômé de la grande université de la parole enseignée à l’ombre des baobabs, aura passé toute sa vie à recueillir et à transmettre les richesses de la tradition orale africaine qu’il a fini par imposer comme authentique source de connaissance et partie intégrante du patrimoine culturel de l’humanité. Récit de vie et leçons de sagesse où nous apprenons à connaître les figures de Thierno Bokar et de Théodore Monod

C’est l’occasion de signaler à ceux de nos auditeurs qui aiment télécharger des émissions de qualité sur la toile le maintien sur le site de RFI de toute la série d’émissions proposées en août 2008 sur notre radio internationale par Théogène Karabayinga dans sa série "Les grandes voix du sud" :

Malcolm de Chazal, le grand provocateur

Edouard Maunick, une poésie de fureur et de passion

Tchicaya Utam’si, la petite feuille qui parle pour son pays

Jacques Rabemananjara, le seigneur favori du destin

Léon-Gontran Damas : le poète maudit

Léopold Sédar Senghor, le chantre de la nègritude

Aimé Césaire, le nègre fondamental

Vivre ensemble, c’est mieux connaître notre monde, c’est mieux connaître notre histoire aussi : le 8 mai est un jour férié en France, celui de la victoire des alliés contre le régime raciste des nazis, mais cette date évoque aussi, en Algérie, une triste mémoire, que nous rappelle aujourd’hui notre ami Bernard Dautant de RCT

Le 8 mai 1945 à Sétif

Le même jour que la capitulation de l’Allemagne nazie (8 mai 1945), les populations du Constantinois, à Sétif et Guelma, en Algérie, manifestent pour leur droit à l’indépendance.

De ces rassemblements s’en suivra une des répressions les plus sanglantes de l’histoire coloniale française, par la suite « collectivement et délibérément occultée ». La Maison des Passages, à Lyon, a organisé la projection du film de Mariem Hamidat et François Nemeta, « Mémoires du 8 mai 1945 », en présence de l’historien Jean-Pierre Peyroulou. Réactions dans la salle, extraits du film et interview de l’historien et de la réalisatrice.

Pour terminer cette émission de partages, en ce dernier dimanche d’août 2009, nous découvrons avec Vincent POURRAGEAU de Divergence FM à Montpellier

le beau film de Karin Albou "Le Chant des mariées"

La Tunisie comme la France a été occupée par les Allemands durant la Seconde guerre mondiale. C’est dans ce contexte que se déroule le dernier film de Karin Albou, « Le Chant des mariées ». L’histoire de Nour (musulmane) et de Myriam (juive), seize ans, amies depuis toujours. Dans un contexte anti-juif et proche de leur mariage, l’un d’amour, l’autre imposé, les deux jeunes femmes vont éprouver leur amitié. Entretien avec le réalisateur de « La Petite Jérusalem » à propos de son dernier film, « Le Chant des mariées », et des thèmes qu’il développe.

L’illustration musicale de cette émission est plurielle. Nous goûtons successivement :

Débit de l’eau, débit de lait de Charles Trenet

Tizi Ouzou interprêté par Idir, Maxime le Forestier et Brahim Izri

For me ... formidable de Charles Aznavour


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