Une nuit du tango donc, avec deux facettes : un concert et un spectacle de danse.

 

C’est un habitué des nuits de Fourvière qui nous était proposé pour la partie concert : Daniel Melingo. Il est vrai que ses prestations ne sont jamais décevantes. Bien au contraire ! C’est poétique et raffiné, même si sa voix rugueuse et son look de baroudeur classieux apporte un petit coté canaille à la chose…

 

Pour la seconde partie, on avait affaire à un chorégraphe qui a des liens forts avec Lyon, Esteban Moreno, et c’était une co-production Nuits de Fourvière / Compagnie Union Tanguera, en première mondiale.

 

Bien qu’il y ait de nombreux couples de danseurs sur la scène, le spectacle, qui s’appelle ‘No Exit’, est fortement centré sur le couple Esteban Moreno / Claudia Codega et sur la musique composée et jouée par le pianiste Gustavo Beytelmann. Ces trois protagonistes explorent un nombre incroyable de combinaisons qui, toutes, ont pour point de départ, l’identité du tango.

 

La référence à Sartre (dont un extrait de l’entretien ci-dessous est diffusé dans la dernière partie de la pièce) nous rapproche finalement de Duchamp, lorsqu’il évoque le rôle du spectateur dans l’art. De la même manière, les limites de l’identité du tango, et donc de la liberté du chorégraphe de tango par rapport à la tradition, ne se situent t’elles pas aux limites de ce que le spectateur accepte de considérer encore comme du tango ? Paco de Lucia avait connu la même problématique avec l’identité du flamenco.

 

Pour écouter une interview d’Esteban Moreno réalisée avant le spectacle, cliquer sur :

 

 

Pour écouter l’entretien avec Jean-Paul Sarte évoqué par Esteban Moreno dans l’interview, cliquer sur :

 

 

Site web des Nuits de Fourvière : http://www.nuitsdefourviere.com/

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