Emissions des 11 et 12 novembre 2017

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions « Croisière Romantique » de rendre hommage à Maurice Chevalier à l’occasion du 45ème anniversaire de sa disparition et de donner un coup de chapeau à Georgette Plana décédée le 10 mars 2013.

Quelques grands succès de Maurice Chevalier :

– Ah ! si vous connaissiez ma poule (1938)
– C’est la fête au pays (1945)
– C’est Paris (1923)
– Ça c’est Paris (chanson créée par Mistinguett en 1927)
– Ça fait d’excellents français (1939)
– Ça c’est passé un dimanche (1939)
– Ça sent si bon la France (1941)
– Dans la vie faut pas s’en faire (1921)
– Dites-moi ma mère (1941)
– Donnez-moi la main, Mam’zelle (1935)
– Fleur de Paris (1944)
– La chanson des lilas (1953)
– La chanson du maçon (1941)
– La marche de Ménilmontant (1942)
– Le chapeau de Zozo (1936)
– Le gamin de Paris (chanson créée par Mick Micheyl en 1951)
– Le jardinier de Paname (1958)
– Ma pomme (1936)
– Mon Paris ! (Ah ! qu’il est beau mon village – chanson créée par Perchicot en 1925)
– Paris, je t’aime d’amour (1930) – du film « Parade d’amour »
– Paris sera toujours Paris (1939)
– Pour les amants, c’est tous les jours dimanche (1947) du film « Le silence est d’or »
– Prosper, yop la boum (1935)
– Quand un vicomte (1935)
– Sous les ponts de Paris (chanson créée par Georgel en 1925)
– Valentine (1928)
– Y’a d’la joie (chanson créée en 1938)
– L’italiano – La leçon d’italien (1964) en duo avec Gigliola Cinquetti

Hommage à Maurice Chevalier :

Maurice Chevalier, était né Maurice Auguste Chevalier le 12 septembre 1888 à Paris 20ème. Il est décédé le 1er janvier 1972 à Paris 15ème. Maurice Chevalier était un chanteur, acteur, écrivain et parolier français.

Maurice Chevalier naît le 12 septembre 1888, au 27 rue du Retrait, à Paris 20ème. Son père, Victor était peintre en bâtiment. Sa mère, Joséphine était passementière. Le jeune Maurice est le dernier d’une fratrie de trois enfants. Il avait deux frères : Charles et Paul. Peu de temps après sa naissance, ses parents emménagent dans un minuscule logement de deux pièces à Ménilmontant. Alors qu’il est encore très jeune, son père, quitte le domicile familial après une ultime scène, abandonnant sa femme et ses trois enfants. L’aîné de la famille, Charles, décide d’assumer le rôle de chef de famille mais se fait vite tyrannique. Il va jusqu’à frapper son jeune frère Maurice, chose que ce dernier ne lui pardonnera jamais.

Maurice Chevalier fut d’abord chanteur de « caf’conc » dans le quartier de Ménilmontant. Il devient, dans les années folles, un des artistes les plus populaires du music hall français avant d’entamer une fructueuse carrière d’acteur à Hollywood dans les années 1930. Il fut deux fois nommé à l’Oscar du meilleur acteur.

En 1935, Maurice Chevalier enregistre « Prosper, yop la boum » et « Quand un vicomte ». En 1938, Maurice Chevalier chante « Ah ! si vous connaissiez ma poule ».

De retour en France, il enchaîne les succès et, pendant l’Occupation, continue à travailler jusqu’au début de l’année 1943. C’est à cette époque que sont gravées les chansons : « Le chapeau de Zozo » (1936), « Ça fait d’excellents français » (1939), « Ça c’est passé un dimanche » (1939), sans oublier « Paris sera toujours Paris » (1939), « Ça sent si bon la France » (1941), « La chanson du maçon » (1941), « La marche de Ménilmontant » (1942) et bien d’autres encore.

En 1944, le succès est à nouveau au rendez-vous avec « Fleur de Paris » qui célèbre la libération de Paris.

Après le guerre, n’ayant rien perdu de son succès, Maurice Chevalier alterne tours de chant et cinéma. Il tourne « Le silence est d’or » en 1947, « Ma pomme » en 1950 aux côtés de Sophie Desmarets. Maurice Chevalier entame une seconde carrière à Hollywood avec le film « Ariane » en 1957 aux côtés d’Audrey Hepburn et de Gary Cooper sans oublier « Gigi » en 1958 aux côtés de Leslie Caron et Michel Jourdan.

Dans les années 1960, il va même jusqu’à s’illustrer dans un genre inattendu, le twist, avec la chanson « Le twist du canotier », enregistrée avec le groupe rock français Les Chaussettes Noires. A cette époque, Maurice Chevalier parraine également dès 1966 la jeune carrière de Mireille Mathieu qui deviendra très vite une vedette internationale.

En 1967, après 66 ans de carrière, il annonce une tournée d’adieux. Il donne son ultime récital à Paris sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968.

Maurice Chevalier est décédé le 1er janvier 1972. Durant sa carrière, il avait souvent arboré un canotier et un nœud papillon. Maurice Chevalier et son accent français volontairement forcé représentèrent au long de sa carrière une certaine image de la France et du français à l’étranger. Maurice Chevalier a eu énormément de succès aux Etats-Unis grâce à son timbre gouailleur et son côté désinvolte sans oublier son sourire. De son vivant, Maurice Chevalier était une star internationale. Encore aujourd’hui, il est toujours considéré comme l’un des chanteurs français les plus connus dans le monde. Plusieurs de ses chansons furent de grands succès populaires, telles que « Prosper, yop la boum », « Dans la vie faut pas s’en faire », « La chanson du maçon », « Valentine », « Ma pomme », « Ça sent si bon la France », « Ça fait d’excellents français » ou encore son dernier enregistrement, le générique du film « Les Aristochats ».

Quelques grands succès de Georgette Plana :

– A la bonne franquette (1951)
– C’est fou, ce que je l’aime
– C’est toujours le dimanche (1961)
– Ça se fait simplement (1951)
– E viva Espana (1972)
– La chanson du routier (1962)
– Le dimanche à Paris (1953)
– Le facteur du village (1953)
– Les dernières paroles du Christ (1967)
– Marie s’promène (1952)
– Mon Val de Loire (1962)
– Parfois l’samedi (1962)
– Quand on est petite main (1951)
– Riquita (chanson créée en 1926)
– Ton accordéon (1959)
– Un simple soldat (1960)

Coup de chapeau à Georgette Plana :

Georgette Emilienne Plana, était née le 4 juillet 1917 à Agen. Elle est décédée le 10 mars 2013 à L’Isle-Adam dans le Val d’Oise à l’âge de 95 ans. Georgette Plana était chanteuse et actrice française.

Georgette Plana était fille d’ouvriers devenus commerçants. Lorsqu’elle est née en juillet 1917, ses parents tenaient un café à la Porte du Pin un quartier d’Agen.

La petite Georgette est toute jeune lorsque ses parents quittent Agen pour Bordeaux. Sa mère ouvre un restaurant Place de la Victoire. Sa cuisine de qualité attire la clientèle des magasins de la rue commerçante Sainte-Catherine ainsi que les marins en escale à Bordeaux.
Georgette est très attirée par la musique. Elle suit des cours de piano et prend également des leçons de danse classique. Elle devient danseuse étoile au Grand Théâtre et étudie en même temps la comédie au Conservatoire de Bordeaux.

Elle débute ensuite comme danseuse de music-hall à Bordeaux, puis rejoint Paris en 1941 comme chanteuse. Ses nombreuses reprises des chansons des années 1920 ont du succès : elle chante à l’Alhambra en 1942 avec Bourvil dans « La revue du rire », puis aux Folies-Belleville en 1944, et obtient un grand succès populaire avec son entrain et son timbre gouailleur.

Georgette enregistre un disque des succès de Fréhel, et chante également « Le bar de l’escadrille », « Feu follet » ainsi que « Le petit rat de l’opéra » qui va connaître un grand succès populaire en 1947.

A la fin des années 1940, Georgette Plana se marie avec Jean Deguillaume et va quitter la scène peu de temps après pour s’occuper de son fils Jean-Charles. La famille s’installe à L’Isle-Adam dans le Val d’Oise.

Après s’être éloignée de la scène pendant 20 ans, elle enregistre en 1968 la chanson « Riquita », grand succès des années 1920. A la surprise générale, c’est un immense succès : 450 000 disques sont vendus et le titre est premier au hit-parade. Dans la foulée, Georgette Plana enregistre d’autres anciens succès des années 1920 et 1930 tels « Le dénicheur », « Zaza », « La femme aux bijoux » sans oublier « L’hirondelle du faubourg ». Ces chansons sont enregistrées avec l’accordéoniste Aimable et son orchestre.

En 1969, Georgette Plana chante à l’Olympia aux côtés de Robert Charlebois et d’Antoine.

En 1972, Georgette Plana enregistre « E viva Espana » un autre de ses grands succès qui va lui permettre de caracoler en tête des hit-parades de l’époque.

En 1974, elle fait partie de la tournée « Podium » d’Europe 1 avec les Martin Circus.

Entre 1952 et 1975, elle joue dans plusieurs films et téléfilms. On peut citer « La femme à l’orchidée » (1952), « Les surprises d’une nuit de noces » (1952) aux côtés d’André Claveau, « Elle court, elle court la banlieue » (1973) aux côtés de Marthe Keller, Jean-Pierre Darras et Victor Lanoux ainsi que « Divine » (1975) aux côtés de Danielle Darrieux et Jean Le Poulain.

Dans les années 1980 et 1990, son ami Pascal Sevran l’invite régulièrement dans ses émissions « La Chance aux chansons ». En 1988, dans France Soir, elle déclarait « J’ai réussi ma vie. Je suis heureuse. J’ai triomphé là où les autres se donnaient tellement de peine ».

En 2004, elle reçoit la Légion d’honneur.

L’ancienne élève du Conservatoire de danse de Bordeaux s’éteint à son domicile de L’Isle-Adam (Val d’Oise) le 10 mars 2013. Georgette Plana était âgée de 95 ans. Fait assez rare, Georgette Plana a connu, en tant que chanteuse, deux carrières distinctes, à vingt ans d’intervalle l’une de l’autre. On gardera à jamais d’elle son sourire, sa joie de vivre et ses grands succès tels « Riquita » et « E viva Espana ».

 

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