Emissions des 26 et 27 août 2017 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions « Croisière Romantique » de rendre à hommage à Maria Candido décédée le 11 août 2017 et à Georges Guétary à l’occasion du 20ème anniversaire de sa disparition.

Quelques grands succès de Maria Candido :

– Au vent léger (1953) de l’opérette « A la Jamaïque »
– Bonjour Pierrette (1955)
– Ciao Ciao Bambina (1959)
– Dis, bohémien (1954)
– Dis-moi coccinelle (1954)
– Du moment qu’on s’aime (1957)
– Facteur où vas-tu ? (1953)
– Jamaïca (1954) de l’opérette « A la Jamaïque »
– Jardins d’Andalousie (1953)
– Je te le le (1952)
– L’amour est un bouquet de violettes (1952) du film « Violettes Impériales »
– L’herbe du printemps (1955) du film « Les premiers outrages »
– La canzonetta (1957)
– La dame aux camélias (1953) du film « La dame aux camélias »
– La jolie barcarolle (1954)
– La valse de juillet (1952)
– Le bateau de Tahiti (1956)
– Le torrent (1954)
– Les cloches de Lisbonne (1959)
– Marguerite, ma petite (1954)
– Mazurka provencale (1962)
– Mille sérénades (1957)
– Monsieur le soleil (1961)
– Pillico (1953)
– Un petit nuage (1953) de l’opérette « A la Jamaïque »
– Une simple carte postale (1961)
– Aloha (1983) de l’opérette « L’amour à Tahiti » en duo avec José Villamor
– Mille et une nuit (1984) de l’opérette « Les mille et une nuit » en duo avec José Villamor

Hommage à Maria Candido :

Maria Candido, de son vrai nom Simonne Marius était née le 31 août 1922 à Hyères dans le Var. Elle est décédée le 11 août 2017 à Saint-Raphaël dans le Var.

Toute jeune, elle est attirée par la musique et va participer à des spectacles dans la région.

Lorsque quelques années plus tard, ses parents s’installent à Toulon, la jeune Simonne entre au Conservatoire dans la classe de chant. Elle obtient un premier prix de chant en interprétant “Madame Butterfly” de Puccini. A l’âge de 17 ans, l’opéra de Toulon l’engage pour interpréter le rôle de Marguerite dans “Faust” de Gounod.

Sur les conseils de Rudy Hirigoyen, Maria Candido part tenter sa chance à Paris. En 1947, Henri Varna l’engage pour le rôle de la princesse Hélène dans l’opérette “Rêve de valse” d’Oscar Strauss à Mogador aux côtés de Paulette Merval et Marcel Merkes.

En 1951, elle est la partenaire de Rudy Hirigoyen et d’Alain Vanzo dans l’opérette “Les Caprices de Vichnou” au Théâtre de l’Etoile.

En 1952, c’est dans la chanson et grâce à sa rencontre avec le parolier Pierre Havet que le succès est à nouveau au rendez-vous. Pierre Havet écrit spécialement pour Maria Candido “Je te le le” sur une musique de José Cana. Cette même année, elle enregistre deux autres de ses grands succès “La valse de juillet” et “Ciribiribin”. Maria Candido est alors une artiste très populaire et ses chansons sont largement diffusées sur toutes les radios.

En 1953, elle enregistre “Granada” ainsi que “Pillico”. Cette même année, Francis Lopez lui offre un rôle dans l’opérette “A la Jamaïque” aux côtés de Jane Sourza et de Jacques Morel, qui est créée au théâtre des Célestins à Lyon.

Maria Candido décide de revenir à la chanson. Entre 1953 et 1956, elle enregistre une quarantaine de chansons pour les disques “La voix de son maître”. En 1956, elle signe un contrat avec les disques “Polydor” pour lesquels elle va enregistrer une centaine de chansons entre 1956 et 1962. Ses succès dans la chanson lui permettent de parcourir le monde où elle donne de nombreux galas que ce soit aux Etats-Unis, au Canada sans oublier l’Espagne, le Portugal et l’Allemagne.

En 1956, elle chante à Bobino aux côtés de Philippe Clay. Elle retrouve cette salle en 1957.

En 1962, Maria Candido connaît un grand succès avec la chanson “Magali”.

Dans les années 60, avec l’arrivée des “yéyé”, Maria Candido décide de prendre du recul avec la chanson.

Elle souhaite renouer avec l’opérette et c’est en 1974 que Francis Lopez lui offre un rôle dans l’opérette “Les trois mousquetaires” créée au Châtelet. Ensuite, elle chante dans “Fiesta” à Mogador et enfin dans “Volga” au Châtelet aux côtés de José Todaro.

Durant les années 1980, Maria Candido reprend les opérettes “La belle de Cadix” ainsi que “A la Jamaïque”.

En 1981, elle chante aux côtés de José Villamor dans l’opérette “Soleil d’Espagne”. Avec Georges Guétary, elle crée “L’amour à Tahiti” de Francis Lopez à l’Elysée Montmartre avant de retrouver José Villamor dans “Les mille et une nuits”.

Ses dernières apparitions à Paris se feront en 1988 et 1989 avec les opérettes “Aventure à Tahiti” aux côtés de Georges Guétary et “La Belle Otéro”.

Maria Candido s’était retirée de la scène au début des années 1990. Elle était veuve depuis le 29 août 2012 du chanteur et joueur de chistera Jean-Baptiste Hirigoyen qui avait été son partenaire dans l’opérette de Francis Lopez « L’amour à Tahiti ».

Elle est décédée le 11 août 2017 dans l’indifférence totale des médias. Aujourd’hui, il nous reste ses enregistrements où l’on peut apprécier la qualité de sa voix qu’elle avait mis au service de la chanson de qualité et de l’opérette.

Quelques grands succès de Georges Guétary :

– A Honolulu (1945)
– Bergerette (1950) de l’opérette « Pour Don Carlos »
– Boléro (1948)
– C’est la vie de bohème (1952) de l’opérette « La route fleurie » en duo avec Bourvil
– Chic à Chiquito (1945)
– Cœur de neige (1962)
– Domani (1957)
– Farandole (1942)
– Jolie Meunière (1952) de l’opérette « La route fleurie »
– L’auberge du printemps (1947)
– La route fleurie (1952) de l’opérette « La route fleurie »
– La valse des regrets (1943)
– Le p’tit bal du samedi soir (1946)
– Les amoureux du dimanche (1951)
– Mimi (1952) de l’opérette « La route fleurie »
– Monsieur Carnaval (1966) de l’opérette « Monsieur Carnaval »
– Place du Tertre (1952) de l’opérette « La route fleurie »
– Robin des bois (1943)
– Vacances (1952) de l’opérette « La route fleurie »
– La chanson de Marty (1955) du film « Marty » en duo avec Mathé Altéry

Hommage à Georges Guétary :

Georges Guétary (de son vrai nom Lambros Worloou), était né le 8 février 1915 à Alexandrie. Il est décédé le 13 septembre 1997 à Mougins. C’était un chanteur d’opérette et comédien grec naturalisé français au début des années 1950.

Jacques Thibaud, un célèbre violoniste lui présente la cantatrice Ninon Vallin, qui est immédiatement séduite, sans doute autant par le jeune homme que par sa voix. Elle accepte de lui donner des leçons. Georges Guétary est studieux, concentré, méthodique.

C’est dans la musique de variétés qu’il fait ses débuts, comme soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon. En 1937 il est remarqué par Henri Varna, directeur du Casino de Paris qui lui confie un rôle de boy dans la revue de Mistinguett.

Il fait la connaissance de l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur et lui permet d’enregistrer son premier disque sous le nom de Georges Guétary, nom emprunté à la charmante bourgade côtière de Guéthary, au Pays basque.

Sa rencontre avec le compositeur basque Francis Lopez, qui débute lui aussi dans la chanson, est décisive. Georges Guétary crée deux chansons “Caballero” et “Robin des Bois” en 1943. Ces deux chansons à fort succès vont placer le chanteur et le compositeur sur le chemin de la gloire. Georges Guétary enregistre “A Honolulu” en 1945. Il tourne alors son premier film, “Le Cavalier noir” en 1945. Grâce aux chansons que lui compose Francis Lopez, Georges Guétary rallie tous les succès avec les titres “Cavalier”, “Avec l’amour”, “La plus belle”, et surtout “Chic à Chiquito”.

En 1950, Georges Guétary part alors à la conquête du public américain. Il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway pour son interprétation dans “Un Arms and the girl”. De retour en France, il tient le premier rôle dans deux opérettes de Francis Lopez “Pour Don Carlos” (créée au Théâtre du Châtelet le 17 décembre 1950) et “La Route fleurie” (à l’ABC, création le 19 décembre 1952) où il a pour partenaires Bourvil et Annie Cordy. Il devient pour de bon et pour toujours un artiste populaire dans le plus noble sens de ce terme.

C’est pour l’avoir vu et entendu sur scène que Gene Kelly, de passage à Paris pour les besoins du film en préparation “Un Américain à Paris”, décide de l’engager. Parmi ses films, on retient également “Les aventures de Casanova” de Jean Boyer, sorti en salles en 1946.

Les succès s’enchainent et Georges Guétary s’impose comme un des chanteurs de référence des années 40 et 50. Les chansons “Boléro” (1948), “Maître Pierre” (1949), “Bergerette” (1950), “Une boucle blonde” (1951) ainsi que “C’est la vie de bohème” (1952) en duo avec Bourvil, “Jolie meunière” (1952), “La route fleurie” (1952) et bien d’autres restent encore dans les mémoires.

Il interprète par la suite une série d’opérettes comme “Pacifico” (1958), “La polka des lampions” (1962), “Monsieur Carnaval” (1965, sur une musique de Charles Aznavour) dans laquelle il chante “La bohème”.

Dans les années 1980, Francis Lopez rappelle Georges Guétary pour une nouvelle opérette, “Aventure à Monte-Carlo”, qui obtient un succès honorable. Après ces retrouvailles, Georges enchaîne les opérettes comme “L’amour à Tahiti” (1983), “Hourra Papa” (1984), “Carnaval aux Caraïbes” (1985), ainsi que “Le roi du Pacifique” (1986).

Georges Guétary meurt d’une crise cardiaque le 13 septembre 1997, à Mougins dans les Alpes-Maritimes après une belle et longue carrière. Il reste l’une des plus belles voix de l’opérette et de la chanson française.

 

 

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