Emissions des 15 et 16 juillet 2017

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions “Croisière Romantique” de vous emmener sur les routes de France au rythme des chansons et de rendre hommage à André Dassary à l’occasion du 30ème anniversaire de sa disparition.

Quelques grands succès du tour de France en chanson :

– Alibert : Cane, Cane, Canebière (1935) de l’opérette “Un de la Canebière”
– Annie Cordy : Un clair de lune à Maubeuge (1962)
– Anny Flore : De Cahors à Rocamadour (1960)
– Carline : Châteaux en Tourraine (1959)
– Charles Trénet : Douce France (1947)
– Claude Robin : Cassis (1959)
– Dalida : Rendez-vous au Lavandou (1959)
– Eddie Constantine : Les amoureux du Havre (chanson créée en 1953)
– Enrico Macias : Les gens du nord (1967)
– Francis Linel : La Tourraine (1950) de l’opérette “Il faut marier maman”
– Frédérica : Bergère des Landes (1952)
– Frida Boccara : Cherbourg avait raison (1961)
– Georgette Lemaire : Les amoureux du Nord (1969)
– Georgette Plana : Sur la Riviera (chanson créée en 1913)
– Ginette Garcin : Au soleil de Marseille (chanson créée en 1936)
– Henri Salvador : A Cannes cet été (1959)
– Jacques Hélian et son orchestre : Les fiancés d’Auvergne (1960)
– Jacques Mareuil : Megève (1950)
– Jean Ferrat : Ma France (1969)
– Jean-Paul Mauric : Carillon d’Alsace (1959)
– Lina Margy : Les épouseux du Berry (chanson créée en 1856)
– Line Renaud : Mademoiselle from Armentières (1952)
– Lisette Jambel : En passant par la lorraine
– Luis Mariano : Notre tour de France (1950) du film “Paris chante toujours”
– Marcel Linéa : O ! Toulouse (1948)
– Maurice Chevalier : Ca sent si bon la France (1941)
– Michel Delpech : Le Loir et Cher (1977)
– Michèle Arnaud : Dunkerque (1960)
– Michèle Torr : Le pont de Courthezon (1980)
– Mouloudji : Le Rhône qui ronronne (1956)
– Nana Mouskouri : Sur les bords de la Loire
– Nicole Croisille : La Garonne (1978)
– Reda Caire : Ma Normandie (chanson créée en 1836)
– Rika Zaraï : C’est ça la France (1973)
– Robert Lamoureux : Ciel de Loire (1953)
– Roger Varnay : Bretagne (1951)
– Tino Rossi : De Nice à Monte-Carlo (1939)
– Yves Montand : Dansons la rose (Roses de Picardie – chanson créée en 1916)
– Yvette Giraud : Sous une ombrelle à Chantilly (1950)

et bien d’autres encore…

Quelques grands succès d’André Dassary :

– A la Belle de Mai (1953) du film “Aventure à Tempico”
– Bonsoir Lily (1950)
– Cet anneau d’or (1959)
– Chanson bohème (1946)
– Enchantement d’un beau soir d’été (1946) de l’opérette “Chanson gitane”
– Fleur des champs (1952)
– Hé ! Hé ! fillette (1953)
– Je ne sais que chanter (1941) de l’opérette “L’auberge qui chante”
– L’amour qu’un jour tu m’as donné (1946) de l’opérette “Chanson gitane”
– L’auberge qui chante (1941) de l’opérette “L’auberge qui chante”
– L’étoile bleue (1954) de l’opérette “La toison d’or”
– La dacquoise à l’œil noir (1959)
– La montagne de Suzon (1951)
– La paloma (chanson créée en 1863)
– La route qui chante (1957) de l’opérette “La route qui chante”
– Le facteur du village (1953)
– Ma France (1956)
– Manon, Madeleine, Marie (1954)
– Mon beau pays des Landes (1959)
– Mon fandango (1951)
– Mon pays basque (1943)
– Montagnes d’Italie (1951)
– O ma Rose-Marie (de l’opérette “Rose-Marie”)
– Ramuntcho (1945)
– Tout le long de l’Orégon (1945)
– Au pas du petit poney (1946) de l’opérette “Chanson gitane” en trio avec Marina Hotine et Mag Walter

Coup de cœur et hommage à André Dassary :

André Dassary, né André Deyhérassary, a vu le jour à Biarritz le 10 septembre 1912. Il est décédé le 7 juillet 1987.

Comme tout basque, il chante dès sa plus jeune enfance, notamment à l’église. Dès l’adolescence, il se forge la voix sur les airs traditionnels du pays basque.

Ses parents, employés des postes, le destinent à une carrière dans l’hôtellerie. Le jeune André devient apprenti tout d’abord dans un grand hôtel de Biarritz avant de partir pour Londres exercer son métier. Fort de ses expériences professionnelles, il devient maître d’hôtel dans une grand palace de Saint Sébastien.

André Dassary effectue son service militaire à Bordeaux. C’est alors qu’il décide de s’inscrire aux cours de chants du conservatoire. Il y remporte ses premiers prix : opérette, opéra comique et opéra. Parallèlement au chant, il pratique le rugby ainsi que l’athlétisme. Il devient champion universitaire d’athlétisme, puis moniteur d’éducation physique.

En décembre 1935, André Dassary épouse Marie-Madeleine Bergès qui lui donnera quatre enfants : un garçon et trois filles dont l’une va devenir comédienne sous le nom d’Evelyne Dandry.

Le jeune André s’inscrit régulièrement à des radios crochets où il interprète la chanson “Ay, Ay, Ay”. Par ailleurs, en souvenir de cette période, il interprétera très souvent ce titre lors de ses galas.

En 1938, Ray Ventura l’engage dans son orchestre ce qui permet au jeune André d’enregistrer les chansons “Une maison aux tuiles roses” ainsi que “Comme tout le monde” et bien d’autres encore. Il devient André Dassary à cette époque. Avec la célèbre formation de Ray Ventura, il tourne deux films : “Feux de joie” en 1938 et “Tourbillon de Paris” en 1939. Le succès est au rendez-vous et André Dassary enregistre ses premiers disques tels “Violetta”, “Ma prière”, “Ay, Ay, Ay” et “La paloma”.

Durant le seconde guerre mondiale, André Dassary est mobilisé entre 1939 et 1941.

En 1941, il est à l’affiche de l’opérette “L’auberge qui chante” qui se joue à la “Gaïté Lyrique”. En 1943, c’est au “Chatelet” qu’il chante dans l’opérette “Valses de France”.

Après la guerre, en 1945, André Dassary enregistre pour les disques “Pathé” son plus grand succès : “Ramuntcho”.

André Dassary est devenu une grande vedette. Il enregistre en 1946 la chanson “Le sport” et joue dans l’opérette “L’ingénue de Londres”. Cette même année, il incarne le personnage de “Ramuntcho” dans le film “Le mariage de Ramuntcho”.

En décembre 1946, André Dassary retrouve la “Gaïté Lyrique” pour l’opérette “Chanson gitane” aux côtés de Marina Hotine et d’Armand Mestral. Il y interprète trois de ses succès “L’amour qu’un jour tu m’as donné”, “Enchantement d’un beau soir d’été” et “Tant que le printemps”.

En 1952, après avoir reçu un disque d’or, André Dassary interprète la chanson “Il n’y a qu’un Paris” dans le film “Paris chante toujours”.

En 1954, on le retrouve sur la scène du “Chatelet” dans l’opérette de Francis Lopez “La toison d’or” aux côtés de Lina Dachary. C’est sur cette même scène, qu’il crée en 1958, l’opérette “Rose de Noël” sur une musique de Franz Léhar.

Durant les années 50, sa chanson “La marche des sports” est devenue l’indicatif d’une célèbre émission radiophonique “Sports et Musique” de Georges Briquet.

En parallèle à ces célèbres opérettes, il enregistre de nombreux disques. On note ses belles interprétations des grands succès de l’opérette tels “La veuve joyeuse”, “Le pays du sourire”, “Rose Marie” ou encore “Rêve de valse”. André Dassary enregistre également des célèbres mélodies classique sans oublier les chansons de Paul Delmet, des airs traditionnels basques ainsi que des chants religieux.

André Dassary donne régulièrement de nombreux galas et est invité sur les plateaux des émissions de télévision de l’époque.

Au début des années 80, André Dassary se retire au Pays Basque à Biarritz où il décède le 7 juillet 1987.

André Dassary a été un artiste très aimé du public. Il restera à tout jamais dans notre mémoire grâce à sa voix puissante au service de la chanson et de l’opérette.

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