Emissions des 6 et 7 mai 2017 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions « Croisière Romantique » de rendre hommage à Dalida à l’occasion du 30ème anniversaire de sa disparition.

Quelques grands succès de Dalida :

– A chaque fois j’y crois (1977)
– Aie mon cœur (1958)
– A ma manière (1981)
– Bambino (1956)
– Bonsoir mon amour (1965)
– Ciao amore ciao (1967)
– Comme disait Mistinguett (1979)
– Garde-moi la dernière danse (1960)
– Gigi l’amoroso (1974)
– Il venait d’avoir 18 ans (1973)
– Laissez-moi danser (1979)
– La valse des vacances (1964)
– Le lambeth walk (1978)
– Le temps d’aimer (1985)
– Les enfants du Pirée (1960) du film « Jamais le dimanche »
– Les gitans (1958)
– Love in Portofino (1959)
– Mourir sur scène (1983)
– Pour en arriver là (1984)
– Quand s’arrêtent les violons (1980)
– Que sont devenues les fleurs ? (1962)
– Reviens-moi (1985)
– Salma ya salama (1977)
– Soleil (1984)
– Ton prénom dans mon cœur (1983)

Hommage à Dalida :

Dalida, était née Iolanda Cristina Gigliotti, le 17 janvier 1933 au Caire. Elle est décédée le 3 mai 1987 à Paris.

Ses parents étaient italiens. Son père était premier violon à l’Opéra du Caire. Dalida avait deux frères, Orlando et Bruno (qui va prendre le pseudonyme d’Orlando). Elle a une infection alors qu’elle n’a pas encore un an. Cette infection lui provoque de violents mots de tête et un strabisme convergent. Elle va subir plusieurs interventions pour atténuer son strabisme.

Elle commence à travailler dans une maison de couture avant de devenir mannequin. En 1954, elle remporte le concours de beauté « Miss Egypte » et tourne également dans plusieurs films de série B.

A l’âge de 21 ans, elle part pour Paris, la tête pleine de rêves de carrière dans le cinéma. Elle va se tourner finalement vers la chanson. Elle devient « Dalila » avant de changer ce nom en « Dalida ».

Bruno Coquatrix découvre Dalida dans le restaurant-cabaret « Villa d’Este ». Il arrive à la convaincre de se présenter au concours « Les numéros 1 de demain ». Ce concours est organisé sur la scène de l’Olympia en avril 1956. Dans la salle, sont présents Eddie Barclay, jeune producteur de disques et Lucien Morisse, directeur des programmes d’Europe 1. Lucien Morisse tombe sous le charme de Dalida et décide de prendre sa carrière en main.

Dalida enregistre son tout premier 45 tours « Madona », qui sera suivi d’un second intitulé « Le torrent ». Le succès arrive enfin avec la chanson « Bambino » enregistrée également en 1956. Ce titre est diffusé toutes les heures à l’antenne d’Europe 1 et se vend à un demi million d’exemplaires. Grâce à cette chanson, Dalida reste plus d’un an au hit-parade et obtient ainsi son premier disque d’or.

Dalida devient rapidement une immense vedette populaire et enchaîne les succès : « Gondolier » (1957), « Come prima » (1958), « Les gitans » (1958), « Ciao Ciao Bambina » (1959), « Love in Portofino » (1959), « Romantica » (1960), « Garde-moi la dernière danse » (1960), « Les enfants du Pirée » (1960) du film « Jamais le dimanche ». Dalida épouse Lucien Morisse en 1961.

Pourtant, en dépit de cette réussite professionnelle, la chanteuse n’est guère heureuse dans sa vie personnelle.

Son mariage avec Lucien Morisse ne la rend pas heureuse. Elle a une liaison avec l’acteur et peintre Jean Sobieski, entre 1961 et 1963. Dalida va connaître ensuite une histoire d’amour, qui prend fin en 1966, avec un journaliste Christian de La Mazière.

En janvier 1967, Dalida participe au Festival de San Remo avec un jeune chanteur italien Luigi Tenco qui est également le nouvel homme de sa vie. Luigi Tenco défend la chanson « Ciao amore ciao » mais sa prestation est mauvaise. Il ne supporte pas cet échec. Il se suicide en se tirant une balle dans la tête dans sa chambre d’hôtel. C’est Dalida qui va découvrir le corps. Elle est tellement désespérée qu’un mois plus tard, elle tente également de mettre fin à ses jours en avalant des barbituriques.

A la fin de l’année 1967, un autre drame marque également la chanteuse. Elle tombe enceinte d’un jeune étudiant âgé de 18 ans. Elle décide de ne pas garder l’enfant. L’opération se passe mal et la rend stérile. Elle va souffrir toute sa vie de ce manque d’enfant. Quelques années plus tard, en 1973, elle va chanter une chanson, directement liée à cet épisode de sa vie et qui va devenir l’un de ses plus grands succès « Il venait d’avoir 18 ans ».

Après cette période difficile de sa vie, Dalida va faire évoluer sa carrière et changer de répertoire avec notamment des titres comme « Avec le temps » de Léo Ferré, « Mamina » de Pascal Danel ou encore « Je suis malade » de Serge Lama.

Parallèlement à sa carrière, Dalida entame une thérapie et lit Teilhard de Chardin ainsi que Freud. Entre 1969 et 1971, Dalida vit une histoire d’amour avec le philosophe et écrivain Arnaud Desjardins qui lui fait découvrir la philosophie orientale.

En septembre 1970, son ancien mari Lucien Morisse met fin à ses jours. C’est un nouveau drame dans sa vie.

Elle retrouve l’amour avec Richard Chanfray qui va être son compagnon pendant neuf ans de 1972 à 1981. Lui aussi mettra fin à ses jours en juillet 1983. Dalida est désormais persuadée qu’elle porte malheur aux hommes qui partagent sa vie.

Durant les années 80, Dalida interprète des chansons mélancoliques et qui évoquent très clairement la mort comme « A ma manière » (1981), « Mourir sur scène » (1983), « Pour en arriver là » (1984) ou encore « Les hommes de ma vie » (1986).

Durant la dernière année de sa vie, elle joue dans le film « Le sixième jour » qui est un échec commercial. Le public de Dalida ne l’attend pas dans le rôle d’une femme agée, très loin de son image de femme fatale. A la suite de cet échec, Dalida tombe dans une profonde dépression.

Il est de plus en plus difficile pour elle de cacher son désespoir. Son métier ne lui suffit plus et elle souffre de solitude. Elle décide, dans la nuit du 2 au 3 mai 1987, de mettre fin à ses jours en prenant à nouveau des barbituriques. Elle laissera juste un mot « Pardonnez-moi, la vie m’est insupportable ». Dalida est inhumée le 7 mai 1987 au cimetière de Montmartre. Une place porte aussi son nom à Paris, non loin de la rue d’Orchampt où elle résidait.

A l’occasion du 30ème anniversaire de sa disparition, Orlando a fait rééditer un coffret souvenir comprenant 2 cd de ses plus grands succès ainsi qu’un DVD. De nombreux hommages lui seront également rendus à la télévision.

Dalida était une chanteuse qui a conquis le public de nombreux pays en interprétant ses succès en français, en italien, en arabe, en anglais, en espagnol ainsi qu’en allemand. Plus de 125 millions de ses disques ont été vendus à travers le monde. En parallèle à cette fantastique carrière, Dalida s’était investie aussi dans plusieurs causes comme le SIDA. Elle avait défendu les radios libres et était devenue la marraine de la radio « NRJ ».

Dalida a marqué l’histoire de la chanson populaire et nous garderons d’elle à tout jamais sa beauté, sa voix et ses succès qui resteront pour toujours dans notre mémoire.

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