Emissions des 10 et 11 mars 2018 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des Emissions « Croisière Romantique » de rendre hommage à Claude François à l’occasion du 40ème anniversaire de sa disparition et de donner un coup de chapeau à Pétula Clark.

Quelques grands succès de Claude François :

– 17 ans (1975)
– Alexandrie, Alexandra (1977)
– Avec la tête, avec le cœur (1968)
– Belles, belles, belles (1962)
– Celui qui reste (1972)
– Cette année-là (1976)
– Chanson populaire (1973)
– Comme d’habitude (1967)
– Donna Donna (1965)
– Et je t’aime tellement (1978)
– J’y pense et puis j’oublie (1964)
– Je sais (1964)
– Je vais à Rio (1977)
– La solitude c’est après (1976)
– La ferme du bonheur (1964)
– Le chanteur malheureux (1975)
– Le jouet extraordinaire (1965)
– Le lundi au soleil (1972)
– Le mal aimé (1974)
– Le téléphone pleure (1974) avec la petite Frédérique
– Le vagabond (1976)
– Mais quand le matin (1967)
– Pauvre petite fille riche (1963)
– Quelquefois (1977) en duo avec Martine Clémenceau
– Toi et moi contre le monde entier (1975)
– Une fille et des fleurs (1972)
– Une petite larme m’a trahi (1970)
– Y’a le printemps qui chante (1972)

Hommage à Claude François :

Claude François, surnommé « Cloclo », était né Claude Antoine Marie François le 1er février 1939 à Ismaïlia en Egypte. Il est mort accidentellement le 11 mars 1978 à Paris.

L’enfance de Claude se passe dans une des villas de la Compagnie du canal de Suez, à Ismaïlia. Sa famille, qui a des domestiques, mène un train de vie très aisé.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Ismaïlia est bombardée par les Allemands et la villa de la famille François est détruite. Claude et sa sœur sont alors recueillis par leur grand-mère paternelle, qui habite une vieille maison proche des quartiers populaires.

En 1953, ses parents l’inscrivent au lycée français du Caire. La chambre qu’il loue est en face de Radio le Caire, où il passe beaucoup de temps. Il écoute en avant-première les disques français ou américains. A cette époque, il fait une première année de violon.

En 1956, la famille François est expulsée d’Egypte à la suite de la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Nasser. Le bateau arrive au Havre et les François décident de partir, dans un premier temps pour Paris où la vie y est difficile. La famille François finit par quitter la capitale et part pour Monte-Carlo où réside, leur fille Josette. Claude et ses parents s’installent d’abord à Monaco, dans un appartement acquis grâce à la prime de réinstallation donnée par la Compagnie du canal de Suez, puis à Nice dans des conditions précaires.

En 1958, Claude François, à la recherche d’un travail, devient employé de banque. Il est attiré par la musique et, avec quelques copains, crée un petit orchestre. Il finit par trouver un emploi dans le grand orchestre du Sporting Club de Monte Carlo. Claude devient rapidement chanteur. Tous les soirs, il chante les succès de Colette Deréal, Charles Aznavour, Mouloudji ou encore Ray Charles. Il fait un tabac en interprétant en arabe la chanson de Bob Azzam « Mustapha ». Parallèlement, il s’inscrit à l’Académie nationale de musique et prend des leçons particulières pour former sa voix.

En 1959, à tout juste 20 ans, il fait partie, en tant que chanteur, de l’orchestre de Marcel Blanchi à l’hôtel Provençal à Juan-les-Pins. Si sa rémunération lui permet enfin de vivre et de faire vivre sa famille, il est désapprouvé dans son choix par son père qui aurait voulu qu’il devienne comptable. Sa mère le soutient toutefois dans sa passion pour la musique.

En novembre 1960, à Monaco, il épouse une jeune danseuse d’origine anglaise, Janet Woollacott. Durant l’été 1961, Claude François et Janet, montent à Paris sur les conseils de Brigitte Bardot et de Sacha Distel, rencontrés sur la Côte d’Azur.

A l’époque, la variété française connaît un grand bouleversement avec les débuts de l’émission de radio « Salut les copains ». En 1962, Claude François, sous le pseudonyme de « Kôkô », enregistre son premier disque, « Le Nabout twist » en versions française et arabe. La chanson connaît un joli succès en Afrique mais pas en France. Cette même année, Janet est engagée comme danseuse à l’Olympia, où elle rencontre Gilbert Bécaud, pour qui elle va quitter Claude François.

Claude François signe un contrat de cinq ans avec les disques Fontana. A l’automne 1962, il obtient son premier succès, avec « Belles ! Belles ! Belles ! ». La chanson est diffusée régulièrement dans l’émission « Salut les copains ». Sa carrière est lancée : le disque s’écoule à 1,7 million d’exemplaires. Sa participation à plusieurs émissions de télévision lui permet de se faire connaitre auprès d’un large public. En décembre 1962, Il passe à l’Olympia en première partie de Dalida.

C’est à ce moment-là que Paul Lederman, prend la carrière du jeune chanteur en mains. Il enchaîne les tournées et les succès : « Marche tout droit », « Pauvre petite fille riche », « Dis-lui » et « Si tu veux être heureux ». Rapidement, Claude François séduit un public principalement féminin.

En avril 1963, à l’Olympia, il participe à un gala consacré aux « Idoles des jeunes ». En octobre 1963, il enregistre « Si j’avais un marteau ». Ce titre le propulse en tête des hits-parades et va lui permettre de recevoir ses deux premiers disques d’or.

Grâce à sa réussite professionnelle, il fait l’acquisition d’un appartement à Paris, dans le 16ème arrondissement. En 1964, il achète l’ancien moulin communal de Dannemois, dans l’Essonne, pour en faire sa résidence secondaire. Il y installe sa mère et sa sœur qui y retrouvent la sérénité de leur vie en Egypte. Cette même année, Claude François enregistre « La ferme du bonheur ».

En septembre 1964, Claude François fait à nouveau l’Olympia, mais cette fois c’est en vedette qu’il chante chez Bruno Coquatrix. Il enchaîne de nouveaux succès : « Donna, Donna », « J’y pense et puis j’oublie ». Il fait la connaissance de France Gall, jeune chanteuse de 17 ans. C’est le début d’une liaison qui durera jusqu’en 1967.

C’est en 1966, qu’il apparaît pour la première fois avec les « Claudettes ». En décembre 1966, son premier Olympia avec quatre d’entre elles est un événement, qui séduit et déchaîne le public.

En mars 1967, Claude François et Janet Woollacott divorcent. Cette même année, Claude François enregistre « Comme d’habitude ». La chanson deviendra un succès mondial, notamment avec Paul Anka puis Frank Sinatra sous le titre « My Way ». Cette même année, Claude François fonde sa maison de disques, « Flèche ». Il fait la connaissance d’Isabelle Forêt, mannequin, qui devient sa compagne. Elle lui donne un fils Claude junior, né le 8 juillet 1968. Sa naissance ne sera révélée à la presse que quelques mois plus tard.

L’année 1968 est celle de sa première tournée en Afrique, qui le mène, en dix jours, au Tchad, au Sénégal en passant par le Cameroun, le Gabon, la Côte d’Ivoire et le Niger.

L’année 1969 est une année faste sur le plan familial et le plan professionnel. En novembre 1969, sa compagne, Isabelle Forêt, lui donne un second garçon, Marc, mais il décide là encore d’en taire la naissance pour le protéger. Il chante à l’Olympia dans un spectacle à l’américaine, où il est accompagné de quatre danseuses, huit musiciens et l’orchestre de l’Olympia. Jean-Pierre Bourtayre devient son directeur artistique. Claude François installe ses bureaux Boulevard Exelmans à Paris.

En 1972, il enregistre aux Etats-Unis le titre « C’est la même chanson ». Il se sépare de la mère de ses enfants, avant de rencontrer Sofia Kiukkonen, un mannequin finlandais de 19 ans, avec qui il reste quatre ans.

Parallèlement à ses activités de chanteur, Claude François reprend en 1972 le magazine « Podium », qui va avoir rapidement un gros succès auprès des jeunes, supplantant même « Salut les copains ».

En janvier 1973, Maritie et Gilbert Carpentier consacrent à Claude François leur émission télévisée « Top à… ». Il y retrouve Dalida, avec qui il chante en duo. Durant toute l’année, il est omniprésent à la télévision, participant quatre fois à l’émission « Cadet Rousselle ».

En 1974, Claude François enregistre la chanson « Le téléphone pleure » avec la petite Frédérique, titre qui à l’origine était prévu pour Joe Dassin et qui va s’écouler à plus de 2,5 millions d’exemplaires.

En décembre 1975, il se produit au palais de l’Elysée pour le Noël des enfants et chante en duo avec le président Valéry Giscard d’Estaing.

En 1976, il enregistre les chansons « Cette année là » et « La solitude c’est après ». En septembre 1976, à l’occasion d’un cocktail organisé pour le lancement du parfum « Eau noire » qu’il a créé, devant un parterre de quelque quatre cents invités, il arrive avec au bras Kathalyn Jones, sa nouvelle compagne. Cette même année, il enregistre avec Martine Clémenceau le duo « Quelquefois » qu’il interprètera chez les Carpentier en duo avec Mireille Mathieu.

Durant l’année 1977, Claude François écoule de nombreux succès : « Je vais à Rio », « Toi et le soleil », « C’est comme ça que l’on s’est aimé » enregistré en duo avec Kathalyn Jones. Les chansons « Magnolias for Ever » et « Alexandrie Alexandra », qui sortira après son décès, seront d’énormes succès.

Sa carrière internationale commence en 1976 avec l’adaptation anglaise de son succès « Le téléphone pleure ». En octobre 1977, il est la co-vedette d’une émission franco-britannique, présentée par Cliff Richard. Il y interprète une adaptation en anglais de « Chanson populaire ».

En janvier 1978, Claude François donne un concert au Royal Albert Hall à Londres devant 6000 spectateurs. En février 1978, il donne une série de concerts en Belgique avant de participer à l’émission « La Grande Parade » sur RTL, présentée par Michel Drucker en direct de Lyon. Claude François donne son tout dernier concert à Lyon le 24 Février 1978.

Les 9 et 10 mars 1978, il enregistre une émission pour la BBC intitulée « Showtimes ».

Claude François meurt accidentellement dans l’après-midi du 11 mars 1978 à son domicile parisien. C’est à 16 heures que la radio et la télévision annoncent son décès dans un bulletin spécial. Sa disparition tragique cause une grande émotion dans toute la France. Ses obsèques seront célébrés le 15 mars 1978, le jour même où son nouveau 45 tours « Alexandrie Alexandra » sort chez les disquaires. Claude François est enterré dans le caveau familial de Dannemois.

Claude François a enregistré un peu plus de 450 chansons en français, anglais, italien, espagnol et japonais. Durant seize ans, il a été l’un des artistes français les plus populaires et apprécié du public et l’idole de toute une génération. Ses chansons « Belles ! Belles ! Belles ! », « Cette année-là », « Le Lundi au soleil », « Le téléphone pleure », ou encore « Magnolias for ever », « Alexandrie Alexandra » sans oublier « Comme d’habitude » ont été d’immenses succès.

Quelques grands succès de Pétula Clark :

– A London (1962)
– C’est le refrain de ma vie (1970)
– C’est ma chanson (1967)
– Chariot (1962)
– Cœur blessé (1962)
– Dans le temps (1965)
– Guitares et tambourins (1958)
– Hello Dolly (1965) de la comédie musicale « Hello Dolly »
– Il faut trouver le temps d’aimer (1970)
– Je me sens bien – auprès de toi – (1963)
– L’amour viendra (1968)
– La chanson d’Evita (chanson créée en 1976) du film « Evita »
– La dernière valse (1967)
– Marin (1961)
– Ne joue pas (1957)
– O O shériff (1964)
– Petite fleur (1964)
– Que fais-tu là Pétula ? (1965)
– Roméo (1963)
– Tu es ma pluie et mon beau temps (1961)

Coup de chapeau à Pétula Clark :

Petula Sally Olwen Clark est une chanteuse et actrice britannique née le 15 novembre 1932 à Epsom en Angleterre.

Son père, Leslie Norman Clark, était anglais et sa mère, Doris, née Phillips, était galloise.

Pétula commence à chanter très tôt, tout d’abord dans une chorale de quartier, puis avec des orchestres locaux.

Pendant la seconde guerre mondiale, en 1942, âgée de neuf ans, elle se produit à l’antenne de la BBC. Elle est très vite comparée à Shirley Temple et chante dans toute l’Angleterre et notamment pour les troupes britanniques. Ses parents l’accompagnent et encouragent cette carrière artistique. Lorsque la fin de la guerre arrive, Pétula Clark a gagné son statut de vedette.

Peu satisfait des contrats qui sont proposés à sa fille, Lesley Clark s’associe au producteur Alan A. Freeman pour créer une nouvelle maison de disques « Polygon Records ».

Devenue adulte, Petula Clark s’affirme, grâce à sa voix mélodieuse et puissante, comme l’un des principaux espoirs de la chanson britannique des années 1950.

C’est en 1958 que Pétula Clark donne son premier concert à Paris dans la salle mythique de « l’Olympia ». Elle ne parle pas encore un mot de français. Le public français qui ne la connaît pas encore, lui réserve toutefois un accueil très chaleureux. Cette première scène parisienne lui permet de faire la connaissance de Claude Wolff, responsable français de Vogue Records, qui devient son imprésario pour la France et, surtout, son compagnon et ensuite son époux.

Pétula Clark s’installe en France et devient, au tournant des années soixante, l’une des chanteuses préférées des français. Son accent britannique séduit le public français. Elle triomphe désormais aussi dans d’autres pays comme l’Allemagne ou encore l’Italie. En Angleterre, son succès est immense.

En 1964, on lui propose la chanson « Downtown ». Elle l’enregistre en quatre langues : anglais, français, allemand et italien. Sortie à la fin de l’année 1964, la chanson récompensée par un Grammy Award, est un immense succès, en Europe tout d’abord mais aussi aux Etats-Unis.

Désormais vedette aux Etats-Unis, Pétula Clark s’y produit régulièrement. Elle apparaît alors dans tous les grands shows américains.

C’est à cette époque que Pétula Clark prend quelques distances avec sa carrière française. Elle privilégie sa carrière anglo-saxonne. Elle n’oublie pas pour autant le public français. Elle revient régulièrement se produire en France pour des concerts ou des émissions de télévision. On se souvient notamment de ses nombreux « Numéro 1 » ou « Top à » produits par Maritie et Gilbert Carpentier.

Sa carrière anglo-saxonne lui donne l’occasion de monter sur les planches et d’exercer son métier de comédienne.

En 1993, à Broadway, elle tient l’un des rôles principaux de la comédie musicale « Blood Brothers ».

C’est en 1998, qu’elle est anoblie par la Reine Elizabeth II.

Dans les années 1990-2000, on la voit réaliser de nombreuses tournées en Grande-Bretagne et en Australie. Son fan-club la suit aux quatre coins du monde.

Fin 2014, Pétula Clark était l’invitée d’honneur et la marraine de la tournée « Rendez-vous avec les stars », spectacle dont elle partageait la vedette avec Hugues Aufray, Dave, Michèle Torr, ainsi que Nicoletta et présenté par Denise Fabre. La tournée s’était arrêtée à Lyon pour deux concerts le 21 mars 2015.

En 2016 est sorti son album « From now on », composé de 11 chansons et en 2017 est sorti « Living for today » composé de 13 nouvelles chansons.

Pétula donnera un série de concerts au Canada en mai prochain.

Pétula Clark est devenue au fil des ans une grande lady de la chanson. Elle a magnifiquement vieilli et continue à plus de quatre-vingt ans de se produire sur scène.

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