Emissions des 25 et 26 février 2017 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions “Croisière Romantique” de rendre hommage à Charles Trénet à l’occasion du 16ème anniversaire de sa disparition.

Quelques grands succès de Charles Trénet :

– A la porte du garage (1955)
– De la fenêtre d’en haut (1948)
– Douce France (1947)
– En Seine et Oise (1952)
– Fleur bleue (1937)
– Il pleut dans ma chambre (1938) du film “La route enchantée”
– Je chante (1937)
– L’âme des poètes (1951)
– La chance aux chansons (1971)
– La jolie sardane (1952)
– La mer (1946)
– La polka du roi (1938)
– La romance de Paris (1941) du film “La romance de Paris”
– Le cœur de Paris (1952)
– Le jardin extraordinaire (1957)
– Le piano de la plage (1958)
– Le soleil et la lune (1939)
– Ménilmontant (1939)
– Mes jeunes années (1950)
– Moi j’aime le music hall (1955)
– Papa pique et maman coud (1940)
– Quand un facteur s’envole (1943)
– Revoir Paris ou retour à Paris (1947)
– Route nationale 7 (1957)
– Vous oubliez votre cheval (1938)
– Y’a d’la joie (1938)

Hommage à Charles Trénet :

Charles Trenet était né Louis-Charles-Augustin-Claude Trénet le 18 mai 1913 à Narbonne. Il est décédé le 19 février 2001 à Créteil. Charles Trénet était un poète auteur-compositeur-interprète français.

Il était surnommé “le fou chantant”. Il était l’auteur de près de mille chansons dont un grand nombre sont devenues des succès populaires intemporels.

Charles Trénet était né à Narbonne dans la maison de ses parents qui aujourd’hui a été transformée en un musée à sa gloire. En 1920, après le divorce de ses parents, Charles partage son enfance entre Narbonne où vit sa mère et Saint-Chinian où demeure son père.

Durant son enfance, Charles Trénet découvre le théâtre ainsi que la poésie. Il publie des poèmes dès l’âge de 13 ans ou joue dans différentes pièces.

En 1928, Charles Trénet quitte Perpignan pour aller vivre auprès de sa mère et de son nouveau mari à Berlin. Pendant plusieurs mois, il fréquente une école d’art et rencontre des célébrités allemandes comme Kurt Weill ou Fritz Lang.

Au début des années 1930 il revient à Paris pour poursuivre sa carrière dans le journalisme. Pour gagner sa vie, il travaille finalement en tant qu’accessoiriste dans les studios de cinéma Pathé-Nathan.

En 1933, il forme le duo Charles et Johnny avec son ami le pianiste suisse Johnny Hess. Les deux artistes, familiers du cabaret “Le Bœuf sur le toit” y rencontrent le chanteur Jean Sablon auquel ils confient l’interprétation de la chanson “Vous qui passez sans me voir”. Cette chanson devient un succès planétaire. C’est grâce à Joséphine Baker, qu’Henri Varna va les prendre sous contrat au Palace.

C’est en décembre 1937, qu’il débute véritablement sa carrière en solo. Il enregistre cette même année ses deux premiers grands succès “Je chante” et “Fleur bleue”. En 1938, Charles Trénet enregistre deux autres de ses succès “Y’a d’la joie” et “Boum”, chanson pour laquelle il reçoit sa première consécration : le Grand Prix du Disque. Charles Trénet, fort de tous ses succès entame une longue tournée internationale qui va le conduire en Angleterre, en Espagne, en Italie, au Maroc, en Grèce ainsi qu’en Turquie et en Egypte.

Pendant la guerre, Charles Trénet se consacre essentiellement au cinéma et joue dans six films dont “Je chante”, “Romance de Paris” et “Adieu Léonard”. Il chante à Paris en 1941 des chansons telles qu’ “Espoir”.

En 1945, Charles Trénet part pour une tournée au Québec puis chante à New York.

En 1946, il enregistre l’un de ses plus grand succès “La mer”. Ses chansons deviennent toutes de grands succès comme “Mes jeunes années” (1950), “L’âme des poètes” (1951) ou bien encore “Route nationale 7” (1957).

En revanche, la période yéyé et les années 1960 le plongent dans un oubli relatif mais il continue à se produire dans des cabarets.

En 1971, il reprend la route des studios et de la scène. Il fait même ses adieux à l’Olympia en 1975.

Charles Trénet revient cependant à la scène en 1983 à l’occasion du Festival « Juste pour rire » de Montréal. En 1987, alors qu’il est âgé de 74 ans, il fait un tabac au Printemps de Bourges.

Les années passent, mais « le Fou chantant » reste indémodable et inépuisable. Il fête ses 80 ans sur scène à l’Opéra Bastille en mai 1993 devant de nombreux admirateurs.

En 1999, il est fait membre de l’Académie des Beaux-Arts. Il enregistre sa dernière chanson “Les poètes descendent dans la rue” en mars 1999 avec des musiciens de l’Orchestre philharmonique de Radio France. Il donnera son tout dernier concert en novembre 1999 à la salle Pleyel à Paris.

Très fatigué, Charles Trénet fait deux accidents cardio-vasculaires. Il est transporté à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Il décède le lundi 19 février 2001, à l’âge de 87 ans. Charles Trenet est incinéré et ses cendres sont déposées, au cimetière de Narbonne, dans le caveau familial.

Charles Trénet restera à jamais le “fou chantant”, un troubadour de la chanson qui a composé des trésors de tendresse, d’humour et de rêve.

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