Emissions des 2 et 3 juin 2018 :

Je vous propose ce week-end dans le cadre des émissions « Croisière Romantique » de donner un coup de chapeau à Charles Aznavour à l’occasion de son 94ème anniversaire et de rendre hommage à Patachou à l’occasion du 3ème anniversaire de sa disparition.

Quelques grands succès de Charles Aznavour :

– A ma fille (1964)
– Au clair de mon âme (1963)
– Comme ils disent (1972)
– Désormais (1968)
– Emmenez-moi (1968)
– Esperanza (1962)
– Et pourtant (1963)
– Hier encore (1964)
– Il faut savoir (1961)
– J’aime Paris au mois de mai (1950)
– Je m’voyais déjà (1961)
– La bohème (1965) de l’opérette « Monsieur Carnaval »
– Le temps (1965)
– Les comédiens (1962)
– Les plaisirs démodés (1972)
– Mourir d’aimer (1971)
– Non je n’ai rien oublié (1971)
– Nous irons à Vérone (1973)
– Nous nous reverrons un jour ou l’autre (1976)
– On ne sait jamais (1956)
– Paris au mois d’août (1966) du film « Paris au mois d’août »
– Plus bleu que tes yeux (1951)
– Pour faire une jam (1958)
– Que c’est triste Venise (1964)
– Sa jeunesse (1959)
– Sur ma vie (1955)
– Trousse chemise (1962)
– Viens au creux de mon épaule (1954)

Coup de chapeau à Charles Aznavour :

Charles Aznavour est né le 22 mai 1924 à Paris. Il est auteur-compositeur-interprète. Sa carrière connaît un premier éveil en 1946 lorsqu’il est remarqué par la chanteuse Edith Piaf. Formant alors le duo Roche et Aznavour (avec Pierre Roche), ils accompagnent Edith Piaf dans une tournée en France et aux Etats-Unis.

En 1956, pour sa première à l’Olympia, Charles Aznavour écrit « Sur ma vie ». Cette chanson devient son premier succès populaire. Au cours de la décennie des années 1960, il enchaîne les succès avec les chansons : « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma » (1963), « Et pourtant » (1963), « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) et « Désormais » (1969).

En 1972, il crée « Comme ils disent » qui traite de l’homosexualité.

En 1988, après le terrible tremblement de terre qui secoua l’Arménie, Charles Aznavour ne cesse d’apporter son soutien à ce pays grâce à sa fondation « Aznavour pour l’Arménie ». En 1989, sa chanson « Pour toi Arménie », enregistrée avec la collaboration de plus de quatre-vingts artistes, est un énorme succès.

Au printemps 2005, Charles Aznavour débute au Québec une tournée nord-américaine, qu’il conclut à l’automne de l’année suivante aux Etats-Unis et au Canada. Au cours de l’année 2007, Charles Aznavour donne des concerts à travers le Japon, l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Sud. Il n’oublie pas la France avec une série de concerts du 9 octobre au 10 novembre 2007, au Palais des congrès de Paris.

Le 6 mars 2010, Charles Aznavour est président d’honneur de la vingt-cinquième édition des Victoires de la musique, cérémonie au cours de laquelle il reçoit une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

Il annonce une série de concerts prévus à l’Olympia de Paris à l’automne 2011. Il était alors âgé de 87 ans. En avril 2012, il s’est produit à la Maison symphonique de Montréal ainsi qu’au Capitole de Québec.

En avril 2013, il annonce la sortie d’un album consacré à des chansons composées avec Gilbert Bécaud entre 1950 et 1970.

En 2014, une compilation de 4 cd intitulée « Aznavour 90ème anniversaire » est sortie pour célébrer les 90 ans de l’artiste. Charles Aznavour est ensuite parti en tournée mondiale qui l’a conduit en Israël, en Arménie, en Allemagne ainsi qu’au Royaume-Uni, en Pologne, en Espagne, en Italie sans oublier les Etats-Unis, la Suisse, la Belgique et le Canada.

En avril 2015, c’est le public russe qui a applaudi Charles Aznavour à Moscou et St-Pétersbourg. En mai 2015, est sorti son nouvel album « Encores », le cinquante et unième de sa carrière.

Charles Aznavour a chanté à Paris sur la scène du Palais des Sports du 15 au 27 septembre 2015.

En 2017, il s’est produit durant l’été au Liban ainsi qu’en Italie. Il a également chanté à Vienne en décembre.

Charles Aznavour, actuellement en tournée, est malheureusement contraint d’annuler plusieurs dates jusqu’à fin juin, suite à une fracture de l’humérus.

En plus de soixante ans de carrière, il a joué dans plus de soixante films et composé plus de mille chansons, chantant dans six langues et ayant vendu plus de cent millions de disques à travers le monde. Il est considéré comme l’un des derniers monstres sacrés de la chanson.

Quelques grands succès de Patachou :

– A Paris dans chaque faubourg (chanson créée par Lys Gauty en 1933) du film « 14 juillet »
– Allume tes lampions (1957)
– Au bout de la s’maine (1950)
– Bal chez Temporel (chanson créée par Guy Béart en 1957)
– Cherbourg avait raison (1961)
– Entre Pigalle et Blanche (1958)
– L’enfant de la balle (1954)
– La bague à Jules (1957)
– La chansonnette (chanson créée par Yves Montand en 1962)
– La complainte de la butte (chanson créée par Cora Vaucaire en 1954) du film « French Cancan » –
– La fortune (1956)
– Le mal de Paris (chanson créée par Mouloudji en 1951)
– Le piano du pauvre (chanson créée par Léo Ferré en 1954)
– Le train pour Venise (1962)
– Rendez-vous de paname « 14 juillet » (chanson créée par Francis Lemarque en 1958)
– Rue Lepic (chanson créée par Yves Montand en 1951)
– Voyage de noces (1961)
– Y’a tant d’amour (chanson créée en 1950)

Hommage à Patachou :

Patachou, de son vrai nom Henriette Ragon, était née le 10 juin 1918, à Paris dans le 12ème arrondissement. Elle est décédée le 30 avril 2015 à Neuilly-sur-Seine à l’âge de 96 ans.

La jeune Henriette grandit dans le Paris populaire de Ménilmontant. Son père était artisan céramiste et sa maman, mère au foyer. Son enfance est heureuse dans cette famille modeste et très unie.

Elle exerce un premier emploi de dactylo aux éditions musicales Raoul Breton. Lorsque la guerre éclate, elle trouve refuge dans le Loiret où elle est employée dans une usine. C’est à cette époque, qu’elle rencontre Jean Billon qui va devenir son époux. De cette union, va naître leur fils Pierre, qui va connaître le succès en chantant dans les années soixante-dix.

Henriette va exercer divers métiers tels marchande de chaussures, pâtissière, antiquaire. En 1948, avec son époux, elle ouvre un cabaret-restaurant à Montmartre dans l’annexe d’une boulangerie qu’elle nomme « Patachou ». Elle y chante des refrains populaires en fin de soirée. Rapidement, ces soirées deviennent incontournables dans le quartier et les journalistes parisiens la rebaptisent du nom de son cabaret.

Elle rencontre Maurice Chevalier qui, séduit par la gouaille élégante de la jeune artiste, la pousse à se lancer dans la chanson.

Georges Brassens débute dans son cabaret. Ensemble, ils chantent le titre « Maman, papa ». Patachou est la première à interpréter les chansons de Georges Brassens telles « Le bricoleur » ou encore « La chasse aux papillons ».

En 1950, Elle enregistre ses premiers disques. Elle se produit sous le pseudonyme de « Lady Patachou » dans des cabarets de Montmartre. Elle y chante notamment « Bal petit bal », « Un gamin de Paris » ainsi que « Rue Lepic ». Les parisiens et les touristes sont séduits par la voix de Patachou qui va rapidement se produire sur la scène de l’ABC et de Bobino avant d’entamer une tournée en France.

En 1951, Patachou chante en première partie d’Henri Salvador à l’ABC. Son interprétation de la chanson « Mon homme », créée par Mistinguett, dévoile ses talents de comédienne, bouleversant chaque soir un public conquis.

En 1952, Georges Brassens assure la première partie de son nouveau spectacle.

Patachou triomphe en 1953 au Palladium de Londres, au Waldorf-Astoria et au Carnegie Hall de New York ainsi que dans toutes les grandes villes des Etats-Unis. Cette grande tournée la conduit également à Montréal, au Moyen-Orient et à Hong Kong.

C’est en avril 1954 que Patachou fait son retour à Paris, au Théâtre des Variétés, avec de nouvelles chansons composées par Léo Ferré et Georges Brassens.

En 1955, Elle fait une première apparition au cinéma dans le film « French Cancan » de Jean Renoir.

Elle poursuit sa carrière avec de nouveaux succès tels « La bague à Jules », « Le voyage de noces », ou encore « Bal chez Temporel » composé par Guy Béart, une autre de ses découvertes.

En 1957, Patachou chante à Paris à l’Olympia et à Bobino.

En 1960, Patachou chante dans la comédie musicale « Impasse de la fidélité » au Théâtre des Ambassadeurs.

Durant les années soixante, Patachou préfère se produire à l’étranger où le public l’acclame comme aux premiers jours. Elle apparaît à de nombreuses reprises dans la célèbre émission américaine le « Ed Sullivan Show ». Elle y chante en français et en anglais.

Après son divorce, Patachou épouse l’imprésario d’origine américaine Arthur Lesser.

A la fin des années soixante, elle se produit dans de petits cabarets ainsi qu’au restaurant de la Tour Eiffel.

Au début des années 1970, Patachou repart en tournée en Suède et au Japon.

En 1972, son public, toujours fidèle, est heureux de la retrouver sur la scène du Théâtre des Variétés.

Malgré ses nombreux succès sur scène, Patachou pense à se tourner désormais vers la comédie. La mort d’Arthur Lesser en 1979 l’éloigne un peu plus du music-hall.

Elle accepte, en 1983, un premier rôle dans le téléfilm « Le disparu du 7 octobre » aux côtés de Danny Carrel et Ginette Garcin.

En 1985, elle joue dans la pièce « Le sexe faible » au Théâtre Hébertot et chante au festival de Ramatuelle.

En 1986, c’est le cinéma qui lui offre son premier grand rôle dans le film « Faubourg Saint-Martin » aux côtés de Françoise Fabian.

Patachou réserve ses rares apparitions de chanteuse à la télévision à Pascal Sevran et sa célèbre émission « La chance aux chansons ».

Patachou joue en 1989 dans le feuilleton « Orages d’été » aux côtés d’Annie Girardot. Elle y interprète une terrifiante « matriarche » en fauteuil roulant.

En 1990, son interprétation dans « Des journées entières dans les arbres » de Marguerite Duras au théâtre est saluée par la presse et le public.

En 1993, la télévision lui offre encore un énorme succès dans le feuilleton « Les grandes marées » aux côtés de Nicole Calfan, Bernard Le Coq et Jean-Marc Thibault.

Durant sa carrière, Patachou a été une chanteuse populaire. Sa voix rauque et originale, a séduit tous les publics que ce soit en France ou à l’étranger. Dans son cabaret-restaurant, Patachou a incarné le renouveau de la chanson française d’après-guerre. Elle a révélé au grand public les chanteurs Georges Brassens et Guy Béart. Les grands artistes de la chanson se sont produits dans son cabaret tels Edith Piaf, Jacques Brel, Charles Aznavour, Hugues Aufray, ainsi que Michel Sardou. Elle restera à jamais l’inoubliable interprète des succès « La bague à Jules » et « Voyage de noces ».

 

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