Une belle journée sur le plan musical. Sur le plan météo, ce fut plus mitigé avec un temps couvert et par moment pluvieux.

 

Cela importait peu pour le premier grand concert de ce jour puisqu’il se déroulait à l’intérieur de la Salle du Manège : Le concert dessiné de Rokia Traoré et Ruben Pellejero, accompagnés par un joueur de kora et un guitariste acoustique. Ce n’était pas la première fois que Jazz à Vienne proposait un concert dessiné puisqu’en 2015, lors d’un jazzmix, le peintre Vincent Corpet avait peint sur la musique d’Alfredo Rodriguez. Mais cette fois, la salle était bien plus grande et c’était fait dans le cadre d’un partenariat avec le festival de BD d’Angoulême. Ce fut un concert très sobre, avec la belle voix de Rokia Traoré, l’accompagnement très minimal de deux musiciens acoustiques (kora et guitare) et un dessin réalisé en direct par Ruben Pellejero sur chaque morceau et projeté sur un grand écran. Le public aurait bien aimé avoir un rappel……..

 

 

 

 

 

 

 

Au théâtre antique, bien qu’elle n’était pas labellisée, la soirée aurait pu s’appeler soirée contrebasse puisque c’était deux grands contrebassistes qui étaient proposés.

 

C’est le Golden Striker Trio du légendaire Ron Carter qui jouait un premier, un trio avec piano, guitare et contrebasse. Sans batterie, sans percussions donc. Ce concert toute en finesse et en précision, avec des basses toutes en rondeur, avec des solis brillants et inspirés par des musiciens qui n’en faisaient jamais trop, était un vrai délice pour les amateurs de jazz ‘dans la tradition’.

 

 

 

 

 

 

 

Le second contrebassiste de la soirée était Avishaï Cohen, avec un concert largement centré sur son récent album ‘1970’ ainsi qu’avec deux morceaux inédits. Il a déjà joué à plusieurs reprises à Vienne, mais ce concert était très différent des autres. Beaucoup plus vocal et on pourrait même dire beaucoup plus pop. Bien sur, il reste des racines jazz (solis de contrebasse, passages instrumentaux…) et une influence de la musique hébraïque, mais sa musique devient souvent de la très bonne pop, un peu comme si Radiohead avait des racines jazzy. Mais aussi parfois une pop beaucoup plus simple et moins riche …. Comme ce morceau ‘Song of hope’ qui se limite à peu près à répéter le titre plusieurs dizaines de fois et qui est, heureusement, sauvé par un excellent solo de claviers.

 

 

 

 

 

 

 

Au Jazzmix, le groupe parisien Cotonete jouait avec le chanteur brésilien Di Melo. Au confluent des musiques brésiliennes et du funk, avec un zeste de psyché, leur musique est parfaite pour un jazzmix avec un théâtre sans chaise dans l’orchestre. L’affluence était plus forte que les autres soirs.

 

 

 

 

 

 

 

Site web de Jazz à Vienne : http://www.jazzavienne.com/

Pin It on Pinterest

Share This